Stanislas Petrosky - L'amante d'Étretat

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L'amante d'Étretat: краткое содержание, описание и аннотация

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Isabelle et Frédéric vivent une des plus belles histoires d amour qui soit, passionnée et fusionnelle.
Mais un jour où Frédéric part s'adonner à sa passion, la planche à voile, il disparaît corps et bien en mer. Isabelle va doucement mais sûrement sombrer dans la folie sans l'homme qu'elle aime.
Stanislas Petrosky nous entraîne dans les méandres de la dépression. Jusqu'où le manque de l'être aimé peut-il mener ?
Mais l'auteur venant du monde du polar, il se pourrait que L'Amante d Étretat ne soit pas qu'une simple histoire d amour tragique.
Après avoir vainement essayé de faire croire à ses lecteurs qu'il était un réfugié arménien, Stanislas Petrosky a décidé de tomber le masque mortuaire. Si Petrosky n'est toujours pas son vrai nom, on sait désormais que l'individu qui se cache derrière ce pseudonyme est bien français et vit en Normandie.

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— Voilà, Isabelle, c’est très bien. Mais sachez que cela va être une nouvelle épreuve, vous allez replonger dans des souvenirs, des images vont revenir, des odeurs… Il se peut que vous pleuriez, que vous ayez du mal. Je suis à mon cabinet jusque 19 heures, n’hésitez pas à m’appeler.

Isabelle paya la consultation, vérifia la messagerie de son téléphone, aucun appel en absence. Sa décision était prise, elle allait faire du vide, il fallait le faire aujourd’hui, le docteur Finck l’avait motivée, c’était le moment où jamais.

15

Isabelle avait récupéré de grands cartons, tous les vêtements finiraient chez Emmaüs à Cauville-sur-Mer, elle irait les déposer là-bas, le reste au club comme convenu. Plantée devant l’armoire de Frédéric, elle hésita quelques secondes, puis repensa à ce que lui avait dit sa thérapeute. Le docteur Finck avait raison, il fallait amputer, retirer ce qui n’était pas utile, alors elle attrapa les jeans, tee-shirts, pulls et autres fringues, et les empila dans les cartons.

Les tenues de véliplanchiste et tout le matériel dont elle n’avait plus besoin étaient quant à eux dans des cantines militaires. Isabelle s’interrogea quelques secondes : et si elle donnait directement les caisses métalliques, nul besoin de fouiller et de raviver de vieux souvenirs ? Après tout, on ne savait jamais, il y avait peut-être autre chose là-dedans, et les cantines pouvaient encore servir. Alors elle commença à transvaser. Sereinement. Elle savait que cela serait pas facile, mais l’épisode de la veille, la peur de revivre le cauchemar d’il y a quelques mois, tout cela la motivait à vider et faire au plus vite. Sans trop réfléchir, sans aucune nostalgie.

Se débarrasser des affaires, oublier encore un peu, retrouver la tranquillité, revivre.

Elle lâcha la tenue de néoprène comme si le tissu venait de la brûler. Elle ne comprenait pas, elle était persuadée que ce fatidique dimanche, Frédéric portait la tenue noire et orange. Ce qui n’était pas possible vu qu’elle était là, étalée par terre. Comment sa mémoire avait-elle pu lui jouer ce tour ? Elle le revoyait encore le samedi soir, elle lisait juste avant de dîner, et lui préparait ses affaires. Il faisait cela souvent la veille, afin de ne pas avoir à faire de bruit le matin et de ne pas la réveiller. S’il ne portait pas la tenue noire et orange, laquelle était-ce ? Non pas que cela changerait quoi que ce soit aujourd’hui, mais Isabelle voulait savoir, comprendre.

Elle prit les combinaisons, les étala sur le lit. Frédéric en avait cinq pour l’hiver, plus épaisses, plus chaudes. Elles étaient toutes là sur le lit face à Isabelle. Elle avait beau réfléchir, chercher, jamais Frédéric n’avait eu une sixième tenue, avec les cinq qu’ils possédaient, c’était grandement suffisant et elle coûtait une petite fortune chacune. Le gilet de secours était là aussi.

Frédéric ne pouvait pas être parti en saison froide sans une combinaison thermique, c’était impensable. Le sol s’effondra sous Isabelle, elle le sentit se dérober sous ses pieds, elle comprenait la vérité…Jamais ce dimanche d’octobre Frédéric n’était parti faire de la planche à voile, jamais. Il était purement et simplement parti, elle s’était juste fait plaquer. Il avait voulu changer de femme, changer de vie.

La planche échouée sur les galets ? Il a dû la jeter lui-même histoire de faire croire à sa disparition. Il l’a abandonnée, certainement pour une autre, plus belle, plus jeune, plus charnelle.

D’abord les larmes vinrent, Isabelle était secouée de sanglots. Depuis plus de trois ans, elle pleurait un homme porté disparu, un homme qu’elle avait aimé plus que tout. Trois ans de deuil pour un type qui n’était pas mort, mais qui s’était simplement barré, qui l’avait désertée.

Le chagrin ne dura pas longtemps, la colère montait de plus en plus, Isabelle d’un coup était folle de rage. Tout lui revenait en tête, la dépression, les tentatives de suicide, les insomnies…

Et si le type qui lui était rentré dedans, et si c’était lui ? Il avait dû bien rire, et comme une conne, elle avait jeté la carte de visite.

Isabelle balança les affaires à travers la pièce, une crise de démence s’empara d’elle.

— Salaud, ordure ! Comment tu as pu ? Je t’aimais plus que tout, j’étais capable de tout pour toi, tu as été le seul homme de ma vie, je t’avais tout donné ! Je n’avais connu personne avant toi… Et toi, tu me quittes de cette façon !

Elle dévala les escaliers, sortit de la maison et se planta face au métaké.

— Comment ai-je pu être assez conne depuis tous ces mois pour parler à ce putain de bambou ? Folle, j’étais folle de chagrin pour un mec qui m’a juste abandonnée ! Saloperie de plante !

La fureur prenait possession d’Isabelle, depuis trois années, le bambou était devenu Frédéric, elle avait transposé celui qu’elle croyait mort à travers la graminacée, s’il était devenu celui qui l’avait fait souffrir, il allait souffrir à son tour. Elle courut jusqu’à la remise où étaient rangés tous les outils. Elle ressortit avec une pioche et commença à frapper le sol, le tranchant s’enfonça dans le sol, trancha les rhizomes, Isabelle appuya de tout son poids sur le manche, elle faisait levier pour faire chuter les chaumes à terre.

Isabelle assenait les coups de pioche depuis plus d’une heure, elle était en sueur, ses mains lui faisaient mal, des ampoules naissaient, éclataient lui laissant les paumes à vif. Mais cela ne l’arrêta pas, elle se défoulait, expulsait toute cette haine, cette rancœur contenue depuis tout ce temps. Elle se maudissait de ne pas avoir compris avant. Le charmant bosquet n’avait plus rien de sa splendeur, une tornade nommée Isabelle était passée par là, des chaumes abattus en tous sens, la terre retournée.

Le pic de la pioche se planta une fois de plus dans le sol sec de juillet, elle appuya sur le manche, ce n’était pas un morceau de racine qui remonta à la surface… mais un crâne humain. Isabelle recula d’abord, terrorisée par l’apparition. Elle lâcha la pioche, puis vint s’agenouiller près de sa découverte. C’était bien un crâne humain, quelques morceaux de cuir chevelu subsistaient encore çà et là. Isabelle tentait de reprendre son souffle, de comprendre ce qu’elle voyait, ce que ce morceau de squelette faisait là.

Une douleur lancinante s’empara de sa tête, la céphalée était de plus en plus forte, Isabelle plaqua ses mains sur ses oreilles en hurlant. Son corps s’agita de soubresauts, tout revenait. Elle repartait en arrière… elle revivait la veille du jour maudit, du jour où il l’avait quittée.

16

Isabelle prépare le repas, dresse la table. Elle sort deux verres à pied et une bouteille de Pouilly du réfrigérateur, le petit apéritif du samedi soir. Frédéric arrive dans la pièce.

— Isa, c’est quoi ça ?

Isabelle se retourne et regarde son compagnon, son visage se décompose quand elle voit les feuillets dans ses mains. Ces pages, elle les a elle-même arrachées de son journal intime, celui qu’elle avait quand elle était adolescente. Elle n’a jamais pu se résoudre à les jeter, les brûler, elle les a conservées. Elle pensait les avoir bien cachées, ce qui a priori n’est pas le cas.

— Donne-moi ça tout de suite, Fred, s’il te plaît !

— Isa, mon amour, comment tu as pu garder un tel secret pour toi ? Pourquoi tu ne m’as rien dit ? Pourquoi ?

Isabelle ne bouge pas, elle sent la colère monter en elle, ce secret comme il dit, elle ne veut le partager avec personne, c’est juste entre elle et lui. Cela ne le regarde pas.

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