Stanislas Petrosky - L'amante d'Étretat

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L'amante d'Étretat: краткое содержание, описание и аннотация

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Isabelle et Frédéric vivent une des plus belles histoires d amour qui soit, passionnée et fusionnelle.
Mais un jour où Frédéric part s'adonner à sa passion, la planche à voile, il disparaît corps et bien en mer. Isabelle va doucement mais sûrement sombrer dans la folie sans l'homme qu'elle aime.
Stanislas Petrosky nous entraîne dans les méandres de la dépression. Jusqu'où le manque de l'être aimé peut-il mener ?
Mais l'auteur venant du monde du polar, il se pourrait que L'Amante d Étretat ne soit pas qu'une simple histoire d amour tragique.
Après avoir vainement essayé de faire croire à ses lecteurs qu'il était un réfugié arménien, Stanislas Petrosky a décidé de tomber le masque mortuaire. Si Petrosky n'est toujours pas son vrai nom, on sait désormais que l'individu qui se cache derrière ce pseudonyme est bien français et vit en Normandie.

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13

À la mi-juillet, le bambou finit sa croissance annuelle. Une cinquantaine de cannes étaient sorties, leurs rameaux avaient feuillé et les ramuscules s’étaient ouverts, laissant tomber leurs gaines de chaume sur le sable si bien qu’on ne voyait plus celui-ci, il était entièrement recouvert de capes et de feuilles. Ce n’était pas plus mal, pensa Isabelle. De toute façon, depuis le mois de janvier, elle ne l’avait plus ratissé. Et comme ça, elle n’aurait plus à chasser le chat de la voisine qui le prenait pour une litière géante.

Elle en profita pour retirer le banc, ce n’était pas la peine de laisser un tel objet de tentation. Elle n’avait plus envie de venir passer des heures prostrée ici. Elle y laissa juste la lampe sans bougie, pour l’esthétique. Isabelle aimait beaucoup ce petit bosquet de bambous. Elle ne pouvait pas oublier tous les moments passés à ses pieds, ensuite elle adorait le vent qui bruissait dans les cannes en produisant une musique relaxante et enfin ce mur de verdure lui cachait les passages incessants et dérangeants des touristes trop curieux des week-ends et des jours fériés.

Bientôt, elle s’attela à la tâche de ranger peu à peu toutes les photos de Frédéric qu’elle avait disposées partout dans la maison après sa disparition. Seule celle de leur mariage resta dans le salon. Et aussi un portrait de lui sur sa table de nuit. D’ailleurs, ce fut sous ce cadre qu’elle rangea le livre de Frédéric Dard qu’elle lui avait tant lu, elle ne pouvait se décider à le jeter malgré l’état de sa couverture, pliée en tous sens à force d’être ouverte.

Isabelle ressentait encore souvent le besoin de se recueillir, de trouver un endroit pour méditer, elle avait donc décidé, quand ce sentiment devenait trop présent, qu’il l’envahissait et la rendait malheureuse, d’aller se réfugier dans une église, la première qu’elle croisait sur son chemin. Elle se garait et entrait s’asseoir dans le silence, fixant les cierges qui se consumaient pendant de longues minutes. Elle n’y allait pas pour prier Dieu. Pour elle, c’était un lieu de culte qui se prêtait au recueillement, au silence, au calme. Elle venait réfléchir, méditer, en aucun cas chercher refuge dans la maison du Père. Sa foi avait disparu, elle se moquait de Dieu. Ce n’est pas lui qu’elle invoquait, mais Frédéric et tous les autres défunts qu’elle avait côtoyés. Elle ne croyait plus en Dieu, car, s’il était cette force soi-disant bonne et toute-puissante, jamais il n’aurait fait disparaître Frédéric, jamais il n’aurait autorisé ces millions de morts, ces guerres et ces tortures dans le monde entier. La peine et la douleur engendrées par la perte de son mari avaient modifié totalement son regard sur la religion. De pratiquante, elle était devenue athée.

Absorbée par ses pensées, Isabelle ne vit pas le véhicule arriver. La voiture heurta de plein fouet le côté droit de sa Clio. Elle jura. Comment avait-elle pu oublier cette priorité à droite ? Elle se dirigeait vers le funérarium du Havre, elle était pratiquement arrivée, elle savait pourtant que ce coin était pourri de priorités à droite, d’habitude elle faisait attention. Le conducteur de la voiture qu’elle avait percutée sortit de son véhicule et vint lui parler à sa vitre.

— Vous êtes blessée ? Je suis désolé…

— Non ça va, ma voiture a l’air plus mal en point que la vôtre. Et vous n’avez pas à être désolé, c’est entièrement ma faute.

— J’aurais dû rouler moins vite… On va faire un constat.

Isabelle avait le soleil dans les yeux, elle ne vit pas le visage de son interlocuteur. Mais quand elle sortit de sa voiture, elle n’en crut pas ses yeux : l’homme qu’elle venait d’emboutir ressemblait étrangement à Frédéric. Il n’était pas à proprement parler son sosie, mais ils avaient un air de ressemblance indéniable qui la troubla.

— Je ne vais pas avoir le temps pour le constat tout de suite, je dois aller travailler…

— Je ne pense pas que vous puissiez aller bien loin, la direction de votre voiture est morte. Je peux vous déposer si vous voulez.

— C’est gentil, mais non merci, je vais là-bas.

Isabelle pointa du doigt le funérarium qui apparaissait à l’entrée de la forêt de Montgeon.

Le visage du jeune homme se figea. La jeune femme s’en aperçut et ne put réprimer un petit sourire ironique : il devait sûrement se demander ce qu’une jolie femme comme elle pouvait faire en ces lieux.

— Vous travaillez à la morgue ?

— Pas celle-ci en particulier, mais je travaille dans les morgues comme vous dites, et je vais devoir y aller. Je n’ai plus de carte de visite, je suis désolée. En auriez-vous une ? Je vous rappelle pour les papiers.

— Bien sûr, pas de souci.

L’homme prit son portefeuille, en sortit une carte de visite qu’il tendit à Isabelle.

— Appelez-moi quand vous sortirez de votre travail, nous irons prendre un verre et remplir ce constat. Je suis vraiment navré pour votre voiture. Moi, c’est Antoine et vous ?

— Isabelle. Je vous appellerai, Antoine, pas de souci.

Isabelle était plus que troublée par les traits du visage de cet Antoine, si au départ elle n’avait pris cela que pour un vague faux air, en l’observant plus attentivement, elle se rendit compte que l’homme était quasiment le jumeau que Frédéric aurait pu avoir.

Le dos courbé par le poids de ses valises, essoufflée par cette marche forcée, elle pénétra dans la salle de soins. Plusieurs défunts à préparer ce jour, mais Isabelle avait beau se concentrer sur son travail, sur le visage de cette jeune fille fauchée en pleine fleur de l’âge par un chauffard, le visage de Frédéric et celui de cet inconnu se superposaient. Elle n’appellerait pas ce type et n’irait pas signer le constat, tant pis, elle verrait avec son assureur. Mais revoir cet homme, elle sentait qu’il ne fallait surtout pas faire cela. Depuis quelques mois elle allait mieux, elle avait pris le dessus, la dépression, les psychoses étaient loin derrière elle, il ne valait mieux pas tenter le diable.

Elle passa un coup de fil au cabinet d’assurance, avec un aplomb qui l’étonna elle-même elle déclara avoir eu un accident, elle était à tort, refus de priorité. L’autre conducteur était parti, il n’avait pas eu le temps de remplir le constat, il lui avait laissé juste un numéro de téléphone qui ne répondait pas. Était-ce un faux ? L’avait-elle mal noté ? Elle ne savait pas, et elle n’avait pas pensé à noter la plaque d’immatriculation du véhicule. Le courtier l’avait rassurée, si elle était totalement responsable, ce n’était pas grave, cela ne changeait rien pour elle. C’était juste stupide de sa part à lui qui aurait pu faire prendre les réparations de sa voiture en charge.

Isabelle se sentit un peu mieux, rassurée d’un côté de ne pas avoir à être confrontée à l’individu de nouveau, mais au fond d’elle-même, elle se rendit compte de la fragilité de sa raison, de son bien-être. Combien de temps lui faudrait-il non pas pour oublier, mais pour être sûre d’être totalement guérie ? Si pour cela il fallait attendre que le tribunal rende son jugement, déclare enfin Frédéric mort, elle n’était pas sortie de l’auberge.

En fin de journée, ses pensées continuaient à la troubler, jamais depuis des mois elle n’avait autant pensé à Frédéric, allant jusqu’à pleurer en s’occupant du cadavre d’un homme d’une trentaine d’années. Elle stoppa son soin, retira les gants de nitrile et attrapa son portable, il lui fallait agir, une seule solution s’offrait à elle.

— Bonjour, docteur Finck, Isabelle Dargelin. J’ai besoin de vous voir, c’est urgent, quand est-ce que vous pouvez me recevoir ?

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