Mourlevat - Le combat d'hiver
Здесь есть возможность читать онлайн «Mourlevat - Le combat d'hiver» весь текст электронной книги совершенно бесплатно (целиком полную версию без сокращений). В некоторых случаях можно слушать аудио, скачать через торрент в формате fb2 и присутствует краткое содержание. Год выпуска: 2012, Жанр: Старинная литература, на французском языке. Описание произведения, (предисловие) а так же отзывы посетителей доступны на портале библиотеки ЛибКат.
- Название:Le combat d'hiver
- Автор:
- Жанр:
- Год:2012
- ISBN:нет данных
- Рейтинг книги:3 / 5. Голосов: 1
-
Избранное:Добавить в избранное
- Отзывы:
-
Ваша оценка:
- 60
- 1
- 2
- 3
- 4
- 5
Le combat d'hiver: краткое содержание, описание и аннотация
Предлагаем к чтению аннотацию, описание, краткое содержание или предисловие (зависит от того, что написал сам автор книги «Le combat d'hiver»). Если вы не нашли необходимую информацию о книге — напишите в комментариях, мы постараемся отыскать её.
Le combat d'hiver — читать онлайн бесплатно полную книгу (весь текст) целиком
Ниже представлен текст книги, разбитый по страницам. Система сохранения места последней прочитанной страницы, позволяет с удобством читать онлайн бесплатно книгу «Le combat d'hiver», без необходимости каждый раз заново искать на чём Вы остановились. Поставьте закладку, и сможете в любой момент перейти на страницу, на которой закончили чтение.
Интервал:
Закладка:
Lorsque la barricade s’ouvrit à nouveau, Milos était essoufflé, mais il lui restait assez de forces pour échapper encore longtemps à son deuxième adversaire. Il ressentit cependant un choc en découvrant que le renfort était Caïus. À peine sur le sable, celui-ci, la poitrine encore pansée de sa récente blessure, fonça sur Milos en une diagonale parfaite. L’épreuve changea alors brusquement de nature. Myricus avait toujours recommandé de ne pas gaspiller son énergie en cris et grognements inutiles. « Laissez ça à vos adversaires, disait-il. Soyez silencieux, concentrés et implacables. » Mais Caïus ne pouvait s’empêcher d’émettre des râles sourds. La bouche tordue par la rage, il porta deux coups, les mêmes à chaque fois, vers le bas du corps, et Milos comprit la perversité de ce qu’il cherchait : atteindre la jambe déjà blessée. Il se jeta en arrière pour éviter la lame, roula au sol et, se relevant dans le même mouvement, il brandit ses dix doigts écartés comme des griffes. Puis, par défi, il vissa ses yeux dans ceux de Caïus et cracha entre ses dents à la manière des chats : « Kch-kch ! » L’autre poussa un hurlement de colère et se lança à la poursuite de Milos qui détalait à toutes jambes.
Dans la galerie, tout le monde s’était levé, sauf Myricus, impassible et déterminé à laisser l’épreuve aller à son terme. Dans son élan, Milos percuta la palissade et vit Caïus se jeter sur lui. Il n’eut pas le temps d’esquiver suffisamment le coup. Le sang rougit son avant-bras. Il attendit le « laissez-le ! » de Myricus, mais ce dernier se tut. La terreur l’envahit. Il eut envie d’appeler au secours, mais cela n’aurait servi à rien. Il bondit sur le côté, évitant un second coup, et s’enfuit dans une course effrénée. Si seulement j’avais mon glaive , pensa-t-il à cet instant, je le frapperais à mort, oui, à mort, puisqu’il veut me tuer, lui…
Il atteignait l’autre bout de l’arène, à peine gêné par Flavius réduit au rôle de spectateur. Le portillon s’ouvrit alors pour la troisième fois, et Basile surgit, l’air farouche. Il fut plus rapide que Caïus et, en quelques enjambées, il avait rejoint Milos, acculé à la palissade. Le coup partit, rapide et précis, et la hanche de Milos se couvrit de sang.
— Laissez-le ! résonna enfin la voix basse de Myricus.
— Excuse… bredouilla Basile agenouillé près de son camarade, j’avais pas le choix… y t’aurait achevé, ce porc ! Y te prenait pour un chat, ça se voyait !
— Merci, souffla Milos. Je crois que tu m’as sauvé la vie.
— Pas d’quoi… C’est normal… Qu’est-ce tu veux, j’ai toujours adoré les bêtes, moi…
Fulgur ne se donna même pas la peine de dissimuler son ravissement en découvrant la blessure de Milos :
— Oh, la belle boutonnière ! Qui te l’a faite, Ferenzy ?
— C’est Rusticus.
— Le bourrin ? Alors estime-toi heureux. D’habitude, il y va plus fort. On voit que vous êtes copains, tous les deux. Allez, viens, je vais te faire une petite reprise.
Il lui administra sans ménagements une piqûre dont il n’attendit même pas l’effet pour commencer son raccommodage. Milos tourna la tête de l’autre côté et serra les dents sous la brûlure de l’aiguille. Puis il sentit peu à peu la douleur devenir plus sourde. Enfin, il n’éprouva plus que les tiraillements désagréables du fil qui coulissait dans les lèvres de la plaie.
— Il t’a déjà parlé de ses frères, le bourrin ?
— Pardon ?
— Rusticus, il ne t’a jamais raconté ?
— Raconté quoi ?
Milos se rappela les conversations qu’il avait eues avec Basile à l’internat. Celui-ci s’était effectivement présenté comme un « bourrin », mais sans expliquer au juste ce que cela signifiait.
— Non, répondit-il, soucieux de ne plus jouer les carpes devant Fulgur. Il ne m’a rien raconté.
— Dommage. Tu aurais trouvé ça très drôle, surtout la fin. Parce que ça s’est mal terminé pour eux. Très mal. J’aurais pu être un bourrin, moi aussi, tu sais. J’avais toutes les qualités : je suis costaud et j’ai pas inventé l’eau chaude. Le problème, c’est que je préfère être du côté des plus forts. Le voilà le problème.
Fulgur achevait la couture. En entendant le petit claquement du fil qu’on casse, Milos comprit que cette brute venait de sectionner le fil restant avec ses dents, comme on fait quand on vient de coudre un bouton. Il préféra ne pas regarder. Fulgur acheva les soins en aspergeant la hanche de teinture d’iode.
— Voilà ! Tu peux rejoindre ta chambre. T’as l’habitude maintenant. Bientôt il y aura plus de place pour te coudre, toi ! Et n’oublie pas : à la prochaine occasion, si tu as envie de rire un peu, demande à ton ami Rusticus de te raconter tout ça. Demande-lui comment va Faber, par exemple. Tu verras, c’est pas triste.
La « prochaine occasion » ne se fit pas attendre. C’était la fin de l’après-midi et Milos somnolait dans la chambre de l’infirmerie quand la porte s’entrouvrit. La grosse tête de Basile apparut :
— Tu dors ?
— Non, entre.
Basile vint s’asseoir au bord du lit et souleva le drap :
— La vache ! Je t’ai pas raté !
— Ça va, c’est pas grave… le rassura Milos.
— Excuse, mais ch’savais pas où frapper. C’est pas commode de trouver le bon endroit. Je veux dire pas trop dangereux et qui saigne bien. J’ai pensé à la fesse, mais tu tournais pas l’dos, et puis après c’est pas pratique pour s’asseoir…
— Ne t’en fais pas. Tu as très bien visé.
— Caïus est fou de rage contre moi. Y m’a dit que si je me retrouverais face à lui, y m’trouerait la peau. Mais y m’fait pas peur, c’est pas parce qu’il a gagné deux fois… Tiens, regarde ! Un geai !
Le grand oiseau bigarré s’était posé sans bruit sur le rebord de la fenêtre. Il passait tout juste entre les barreaux. On aurait dit qu’il voulait entrer.
— On se connaît déjà, sourit Milos. C’est un visiteur de malade.
Les deux garçons se turent et l’observèrent. Leur pensée était la même : Tu es libre, toi, oiseau, tu peux aller et venir, tu peux t’envoler par-dessus le grillage et te percher à ta guise sur les arbres de la forêt. Est-ce que tu connais seulement ta chance ?
Comme s’il avait deviné, le geai se retourna lourdement, prit son envol et disparut.
— C’est qui, Faber ? demanda Milos dans le silence qui suivit.
La bouche de Basile s’ouvrit tout rond :
— Tu connais Faber, toi ?
— Non, c’est Fulgur qui vient de me dire son nom. Qui est-ce ?
Basile baissa la tête. Son front se plissa.
— Faber était le chef des hommes-chevals, murmura-t-il enfin. Not’chef, quoi.
— Et… il lui est arrivé malheur ?
— Oui.
— Ils l’ont tué ?
— Pire que ça…
Milos n’osait plus rien dire. Basile renifla bruyamment, puis il s’essuya le nez et les yeux d’un revers de manche rageur.
— Y z’ont fait pire que le tuer, Ferenzy : y se sont moqués de lui, je te raconterai, mais une aut’fois. J’ai pas envie, là.
5. HELEN DANS LA CAPITALE
Si l’absence de Milos et l’inquiétude qu’elle ressentait ne l’avaient pas taraudée sans cesse, Helen aurait pu se dire qu’elle vivait dans la capitale les plus beaux jours de sa vie. Jamais elle n’avait connu auparavant ce sentiment délicieux de liberté. Être chez soi, avoir son nom sur une porte qu’on peut ouvrir et fermer avec sa propre clef, sortir à sa convenance, sauter dans le premier tramway qui passe et se perdre dans des rues inconnues : elle savourait ces menus plaisirs jour après jour, sans se lasser. Monsieur Jahn lui avait avancé la moitié de son premier mois afin qu’elle puisse se procurer « ce qui lui manquait ». Elle acheta un réveille-matin, un bonnet bariolé, des gants de laine, une écharpe et une paire de bottes. Le manteau offert par la femme du docteur Joseph, bien qu’un peu démodé, lui donnait chaleur et confort : elle choisit de le garder. Elle dénicha aussi dans une vieille librairie de quartier une dizaine de romans bon marché qu’elle aligna sur l’étagère de sa chambre. « Ma bibliothèque », dit-elle fièrement à Milena.
Читать дальшеИнтервал:
Закладка:
Похожие книги на «Le combat d'hiver»
Представляем Вашему вниманию похожие книги на «Le combat d'hiver» списком для выбора. Мы отобрали схожую по названию и смыслу литературу в надежде предоставить читателям больше вариантов отыскать новые, интересные, ещё непрочитанные произведения.
Обсуждение, отзывы о книге «Le combat d'hiver» и просто собственные мнения читателей. Оставьте ваши комментарии, напишите, что Вы думаете о произведении, его смысле или главных героях. Укажите что конкретно понравилось, а что нет, и почему Вы так считаете.
