Mourlevat - Le combat d'hiver
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- Название:Le combat d'hiver
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— Bien. Alors je vais te laisser. Je te remercie pour le brin de conversation.
À la porte, il se retourna :
— Décidément, tu me plais bien, Milos Ferenzy. J’adore bavarder avec toi.
4. LE CAMP D’ENTRAÎNEMENT
Cinq jours après son arrivée, vers midi, Milos s’estima capable de sortir de sa chambre en s’appuyant sur une paire de béquilles. Il s’avança dans le couloir et découvrit que la pièce voisine était aménagée en une rudimentaire salle d’opération avec sa table recouverte d’un drap blanc et le globe de la lampe médicale au bout d’un bras mécanique articulé. Sur des étagères vétustes, des flacons et des bocaux reposaient en vrac. C’était donc le royaume du « docteur » Fulgur, le sinistre théâtre de ses travaux empiriques !
Milos frissonna à l’idée qu’il s’était trouvé là, inconscient, à la merci d’un sadique de cette espèce. Cependant, comme sa jambe ne le faisait pas trop souffrir, il s’aventura à l’extérieur. Fulgur lui avait rasé la tête la veille, et le froid lui glaça le crâne et les tempes.
Le camp était effectivement installé dans une clairière. On apercevait les branches nues des grands chênes de l’autre côté du grillage. Un mirador se dressait à l’entrée. L’homme en uniforme militaire qui le gardait, fusil à la main, adressa à Milos un hochement de tête dont on ne savait pas s’il était menace ou signe de bienvenue. Le garçon le lui retourna avec la même ambiguïté, et poursuivit sa laborieuse progression.
Il longea les baraquements de bois qui devaient abriter les dortoirs, puis il contourna celui de la cantine d’où s’échappait une écœurante odeur de chou. De là, il constata que deux autres miradors surveillaient l’arrière du camp. Fulgur avait raison : il ne s’agissait pas d’une colonie de vacances.
Un bâtiment carré aux façades aveugles occupait à lui seul tout le centre de la clairière. Il était fait de troncs d’arbres assemblés, à la manière des maisons de trappeur. Milos dut en faire le tour avant de trouver l’accès : une porte basse entrouverte. Il la poussa de sa béquille gauche, entra, fit quelques pas dans une allée de terre battue et buta sur un portillon de planches. L’arène s’ouvrait au-delà, telle une piste de cirque. Elle pouvait mesurer vingt mètres de diamètre. Une palissade à hauteur d’homme la clôturait de toutes parts.
Quatre combattants, en pantalon de toile, pieds et torse nus malgré le froid, évoluaient sur le sable. Une poignée de spectateurs, assis sur la galerie, les observaient. Ils notèrent d’un regard la présence de Milos, puis l’ignorèrent. Dans l’arène, la lutte était inégale. Trois des hommes, armés de glaives, en harcelaient un quatrième dont la tête était rasée et qui n’avait que ses mains nues. Le malheureux devait surveiller tous les côtés à la fois, se jeter au sol, rouler sur lui-même pour éviter les coups, se relever, courir. Ses adversaires le poursuivaient alors sans répit, le cernaient à nouveau et le menaçaient de leur arme. Bien qu’il n’eût aucune chance contre eux, il leur faisait face avec une expression de défi irréductible, comme s’il pouvait encore espérer quelque chose.
Malgré la distance, Milos remarqua les traits brutaux de son visage encore jeune, le nez aplati, les sourcils broussailleux, l’épaisseur de ses membres. Il eut la sensation d’avoir déjà rencontré cette personne, mais où ? Le combat se déroulait dans un silence étonnant. Aucun cri, aucun appel, aucun encouragement. On n’entendait que le crissement des pas sur le sable et la respiration haletante de celui sur lequel on s’acharnait. Il réussit à échapper plusieurs fois encore à ses poursuivants, sans rien perdre de sa rage, et sans que son visage trahisse la moindre peur. Puis vint le moment où il trébucha dans sa fuite et s’écroula au sol. En une seconde, son adversaire le plus proche bondit et le frappa à l’épaule. Puis il l’immobilisa, un genou écrasé sur la poitrine, et la pointe de son glaive sur la gorge.
— C’est bon ! tonna une voix caverneuse. Laissez-le !
Les combattants obéirent et se retirèrent sans un regard pour le garçon hors d’haleine et dégoulinant de sueur qui jurait à voix basse en tenant son épaule ensanglantée.
Celui qui avait donné l’ordre se leva. Il dominait d’une demi-tête tous ceux qui l’entouraient. Une barbe noire et drue couvrait son visage taillé à la hache.
— Vous avez vu, tous ? lança-t-il à la ronde. Il a perdu parce qu’il est tombé. Si vous tombez, vous êtes morts. N’oubliez jamais cette règle. Ferox et Messor, emmenez-le à l’infirmerie, qu’on le recouse. Les autres, on va manger.
Ils descendirent par un petit escalier latéral qui débouchait dans l’allée, juste derrière Milos, et ils sortirent en silence. Le colosse, qui fermait la marche, s’arrêta. Sa masse était impressionnante.
— C’est toi qui as étranglé Pastor ?
Milos décela dans ses yeux la même étincelle admirative que dans ceux de Fulgur quelques jours plus tôt.
— Oui, répondit-il sobrement.
— Quel âge as-tu ?
— Dix-sept ans.
— C’est bien. Je m’appelle Myricus et je serai ton entraîneur. Bienvenue au camp, mon garçon.
Sur ces mots, il tourna le dos et s’éloigna. Ses épaules passaient tout juste dans la porte.
Milos, que son escapade du matin avait fatigué, somnola une partie de l’après-midi, mais vers cinq heures il fut réveillé par le grincement d’un lit qu’on faisait rouler dans la chambre. Le blessé reposait dessus, recouvert d’un drap à la propreté douteuse. La plaie à l’épaule, bien que peu profonde, avait été recousue. Fulgur n’avait pas résisté à son péché mignon : jouer de l’aiguille.
— Ça va ? demanda Milos.
— Ça va, grommela le blessé.
On ne voyait de lui que le crâne blanc grossièrement rasé. Une cicatrice dessinait une virgule rose au-dessus du front. Comme il pivotait un peu sur le côté pour soulager son épaule meurtrie, son visage apparut distinctement et Milos en resta bouche bée.
— Basile… murmura-t-il. Je rêve… C’est toi…
L’étonnement et la joie le suffoquaient. L’autre ouvrit les yeux et éclata d’un rire joyeux :
— Ça alors ! Ferenzy ! Ah ah ah ! J’y crois pas !
— Basile ! Je te croyais mort !
— Mort ? Et pourquoi ça ? T’es dingue !
— Mais je les ai vus te sortir du cachot ! T’emporter sur la civière ! Basile, bon Dieu ! Tu avais du sang partout…
— Ah oui ! Tu t’es laissé prendre toi aussi ! Ah ah ah ! Tu sais, c’est facile de s’faire saigner. R’garde : j’ai l’ong’du pouce dur comme un bout d’ferraille. Je m’ai entaillé le cuir chev’lu avec, et le sang a coulé comme si on m’aurait fendu l’crâne. Je m’ai bien barbouillé partout, la figure, le cou tout ça. Après j’ai cogné à grands coups de poings cont’la porte, et quand y sont v’nus, je m’ai jeté tête première et j’ai fait l’mort. Y z’ont cru que je m’avais fracassé. C’était la seule façon de sortir de ce trou à rats. Je commençais à trouver l’temps long, tu vois ! L’ennui, c’est qu’au lieu de m’virer de l’internat et de m’envoyer dans un aut’, comme d’habitude, y m’ont bouclé ici, et c’est pire…
— Mais tu n’as rien fait de grave, pourtant, l’interrompit Milos, je croyais qu’on ne mettait que des criminels dans ce camp.
— Oui, mais y m’ont expliqué que c’était pour… ch’sais plus comment y z’ont dit… pour le total de ce que j’ai fait quoi…
— Pour l’ensemble de ton œuvre ?
— Voilà, c’est comme ça qu’y z’ont dit. Toi, t’as touché l’gros lot en une seule fois, hein ? C’est vrai que t’as trucidé un maître-chien ?
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