Mourlevat - Le combat d'hiver

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Le combat d'hiver: краткое содержание, описание и аннотация

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À cette minute, il ne lui restait plus beaucoup de temps à vivre, mais il l’ignorait.

Il attendit l’accalmie, sagement, et elle arriva bientôt. Le bruit de mitraillage au-dessus de sa tête s’estompa peu à peu, laissant la place à un bruissement de plus en plus faible. Enfin, il n’y eut plus que la sourde rumeur du fleuve et le murmure du vent. Alors, Deux et demi commit sa troisième erreur consécutive en abaissant son parapluie afin de le refermer…

Le ciel explosa. Des éclairs fulgurants l’aveuglèrent et il s’écroula sur le banc.

— Donne-z-y encore un coup ! souffla une voix. C’est un coriace !

Le ciel explosa une seconde fois. Il se sentit tomber dans un gouffre noir et perdit connaissance.

Dressé derrière le banc, Mitaine brandissait son pot d’échappement.

— Je recommence, les gars ?

— Pas la peine, l’arrêta un de ses compagnons. Il a son compte. Y faut s’grouiller maintenant. Si quelqu’un nous voit d’en haut, on est foutus. Aidez-moi.

Ils contournèrent le banc et traînèrent Deux et demi jusqu’au bord de l’eau en le tirant par les pieds.

— À toi l’honneur, Mitaine !

Mitaine n’avait pas la force de soulever le tueur. Il s’agenouilla contre lui et le poussa à deux mains. Au moment où le corps allait basculer, il hésita. Puis il pensa à Milena, à Helen et à tous les autres qui étaient chez Jahn et qu’il fallait protéger.

— Un, deux… et trois , murmura-t-il. Il fallait bien que tu y arrives un jour, quand même…

Et il fit rouler Deux et demi dans les eaux indifférentes et glacées du grand fleuve.

3. MILOS FERENZY

Un geai se tenait sur le rebord de la fenêtre. Il s’était glissé entre les barreaux et regardait la chambre de son œil rond. Milos Ferenzy observa avec ravissement les couleurs vives du grand oiseau, la base bleutée de ses ailes, les drôles de moustaches noires de part et d’autre du bec. Il voulut l’appeler en imitant de petits baisers, comme on fait avec les animaux, mais il n’y arriva pas. Sa bouche était trop sèche. Cela ne lui causa pourtant aucune contrariété. Il éprouvait un bien-être total, comme s’il habitait un corps immatériel, affranchi de toute douleur, en suspension.

Un pâle rayon de soleil tirait un trait oblique sur le mur passé à la chaux, face à lui. La pièce semblait vide de tout meuble. Une ampoule pendouillait au plafond sous son abat-jour métallique. Milos constata qu’on lui avait passé une grossière chemise de nuit à manches courtes. Il tourna la tête vers la gauche et vit, à la saignée de son bras, le pansement d’où partait un tuyau souple relié à un appareil à perfusion qui dispensait son goutte-à-goutte.

Il y avait un autre lit, parallèle au sien. Son occupant, un homme d’une trentaine d’années, mince et musclé, râlait doucement, la bouche à demi ouverte. Un pansement volumineux entourait sa poitrine. Mais le plus choquant, c’était son visage dévasté, labouré d’affreux sillons ourlés de chair rosâtre. Ses longs pieds crasseux dépassaient de la couverture. Est-ce qu’on ne lavait pas les gens dans cet hôpital ? La douce sensation de bien-être se dissipa quelque peu.

Un hôpital ? Que faisait-il dans un hôpital ? Ah oui, le refuge. La jambe. Le couteau dans la jambe… Il repoussa délicatement le drap, retroussa la chemise et découvrit sa cuisse droite badigeonnée de teinture d’iode. Au milieu, la plaie, recousue de fil noir, lui parut petite. Je ne suis pas médecin , se dit-il, mais on m’a assez bien soigné, il me semble. Au même moment, le drap glissa tout à fait et tomba au sol. Alors il vit sa cheville gauche passée dans un anneau de fer et enchaînée à la barre du pied de lit. Il laissa échapper une plainte. Le geai l’entendit sans doute et s’envola dans un bruissement d’ailes.

Pendant l’heure qui suivit, Milos ne bougea pas d’un centimètre, dans la crainte diffuse de déclencher le pire au moindre mouvement. Où se trouvait-il ? Pourquoi l’avait-on soigné, si c’était pour le garder prisonnier. Afin de lui faire payer la mort du maître-chien ? Le rayon de soleil avait disparu maintenant, et la pénombre gagnait lentement la pièce. L’homme, sur le lit voisin, ne geignait plus, mais il dormait d’un sommeil agité. Sa respiration était irrégulière.

Milos se demanda ce qu’Helen avait pensé en trouvant le refuge vide à son retour. Est-ce qu’elle avait cru qu’il était parti tout seul dans la montagne ? Qu’il n’avait pas eu confiance en elle ? Cette pensée lui déplut terriblement. Il serait resté puisqu’il avait promis ! Seulement, ils étaient arrivés d’abord, et ils l’avaient emporté, à demi inconscient, sur leur traîneau. Il se rappela l’état de rêve éveillé dans lequel il avait flotté alors, les secousses, le froid, la sensation d’être une chose qu’on manipule sans égards, une bête morte que l’équarrisseur jette dans sa charrette. Ensuite, il s’était tout à fait évanoui, et maintenant il reposait dans cette chambre à la fois tranquille et inquiétante, à côté d’un autre blessé.

Des pas décidés retentirent dans le couloir. La porte s’ouvrit brusquement, et un homme trapu appuya sur l’interrupteur, inondant la pièce d’une lumière crue.

— Salut. Bien dormi ?

Avec ses maxillaires de carnassier, ses cheveux ras et le maillot moulé sur sa poitrine puissante, il ressemblait davantage à un entraîneur de lutte qu’à un infirmier. Milos n’aima ni ses yeux bleu acier, ni sa bouche trop petite et serrée.

— Tu as soif ? Tiens, bois ça.

Milos redressa la tête et but avidement le demi-verre d’eau que l’autre lui tendait.

— Vous êtes médecin ?

— Médecin ? Oh non ! Moi j’étais dans la cordonnerie. Mais tu sais, la médecine, c’est comme le bricolage. On s’améliore en faisant. Regarde, c’est moi qui t’ai cousu. Tu vois la différence avec un chirurgien ? Franchement, tu la vois, la différence ? La peau, c’est jamais que du cuir, non ? Il faut juste bien désinfecter le matériel et se laver les mains. C’est tout.

— Et ça ? C’est vous qui me l’avez mis ? demanda Milos en désignant sa cheville enchaînée.

L’homme éclata de rire.

— Ils t’ont mis ça ! J’avais pas vu ! Quelle bande d’abrutis ! Je vais te libérer.

Il tira de sa poche une petite clef qu’il fit tourner dans la serrure des menottes.

Tu n’es pas plus futé qu’eux , pensa Milos. Si tu détiens la clef c’est que tu n’es pas étranger aux menottes. Je suis même sûr que tu me les as mises juste pour te donner l’avantage de pouvoir me les enlever . D’instinct, il sut qu’il ne ferait jamais confiance à cet homme, et il prit la résolution de garder ses distances.

— Tu sais où tu es ?

— …

— Tu es dans l’infirmerie d’un camp d’entraînement.

— …

— Un camp d’entraînement pour les combats. Ça t’étonne ? Tu connais ça pourtant, les combats, non ?

L’homme s’était assis sur le rebord du lit. Il sembla à Milos qu’il y avait une pointe d’admiration dans son sourire.

— Allez, fais pas l’idiot. On sait tout, pour Pastor. Tu l’as bien arrangé, dis donc. Mais n’imagine pas qu’on te le reproche. Au contraire, on a beaucoup apprécié, ici. C’était un gros balourd, le Pastor. Il avait fait son temps. Et puis, c’est celui qui gagne qui a raison, non ? Or, c’est toi qui as gagné. Bravo.

— Il aurait lâché les chiens sur nous. Je ne pouvais pas faire autrement.

— Justement : c’était toi ou lui. Et tu as préféré que ce soit lui ! Ça veut dire que tu as tout compris, et qu’on s’est pas trompé en t’amenant ici.

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