Mourlevat - Le combat d'hiver
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- Название:Le combat d'hiver
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— Il paraît, avoua Milos.
— Tu m’raconteras ? Ça m’amuse toujours d’entend’comment un type d’la Phalange s’est fait déquiller.
— Je te raconterai. Mais dis-moi d’abord pourquoi ils étaient à trois contre toi, ce matin. Tu n’avais aucune chance.
— C’est une épreuve inventée par Myricus, l’entraîneur. On y passe tous, les aut’après les z’uns. Y veut qu’on soye blessé au moins une fois. Y dit qu’après on est baptisé. Et surtout, c’est pour nous montrer ce qui arrive si on refuserait l’combat dans l’arène. Si on s’contenterait de courir pour se sauver, au bout de dix minutes ils t’envoyent un deuxième adversaire, et cinq minutes après un troisième si tu continuerais à te défiler. Bref, plus tu t’dégonfles, moins t’as de chances de survivre. Tu comprends ?
— Je comprends. Et à part ça, comment il est, ce Myricus ?
— Myricus ? Il est trois fois plus fort que toi et moi ensemble. Mais il est pas bête non plus. Y d’vine tout ce que tu penses. Par exemple, l’aut’jour, y me dit : « Dis donc, Rusticus… »
— Tu t’appelles comme ça : Rusticus ?
— Ouais, y m’ont donné ce nom, ch’sais pas pourquoi. Ch’sais même pas ce que ça veut dire. Tu le sais, toi ?
— Non, mentit Milos en réprimant son envie de rire.
— Bref, y m’a pris à part comme ça : « Dis donc, Rusticus, tu sais pourquoi t’as pas peur ? – Non », j’y ai répondu. Et c’est vrai que j’avais pas peur. « Eh ben t’as pas peur parce que tu croyes que tu combattras pas. Tu croyes que quelque chose arrivera, tu sais pas quoi, mais tu y croyes, et tu penses que tu s’ras pas obligé de combat’, c’est bien ça, Rusticus ? » J’ai pas su quoi dire parce que c’était pile ça, et j’avais pas envie de le reconnaît’. Il m’a espliqué que tous les arrivants y z’étaient pareils, qu’y se figuraient tous qu’y z’échapperaient au combat. Mais qu’y s’trompaient eux-mêmes, et que c’était la meilleure façon d’et’vaincu. Au contraire, y faut être certain de combat’. Tu me suis ?
Milos ne suivait que trop bien. Pendant les heures de solitude passées dans cette chambre, il avait élaboré cette conviction secrète qu’il ne se battrait pas. La découverte qu’il était en cela exactement comme les autres lui causa une vive contrariété.
— Y en a qui sont persuadés jusqu’au dernier moment qu’y z’entreront pas dans l’arène, continua Rusticus, et ceux-là y sont déjà morts. Voilà, Ferenzy, ce que j’ai appris depuis que ch’suis là : primo, y faut pas croire qu’on échappera au combat, secundo y faudra pas se dégonfler quand on y s’ra.
— Je vois, murmura Milos, mais il n’arriva pas à admettre que ce raisonnement valait pour lui.
Il se demanda si ce serait simplement une question de temps – après tout il venait seulement d’arriver – ou bien si sa nature profonde se rebellerait jusqu’au bout contre cette idée épouvantable : entrer dans l’arène pour tuer.
Basile avait fermé les yeux et semblait s’assoupir.
— Je peux te poser une dernière question ? souffla Milos.
— Vas-y.
— Avec Myricus, vous avez parlé de la meilleure façon de survivre, c’est ça ?
— Oui.
— Mais est-ce que vous avez aussi parlé de la vie après, je veux dire une fois qu’on a tué un homme, ou deux, ou trois…
— Oui, il en a parlé. Il a dit… ah je m’rappelle plus les mots… qu’y fallait pas se faire de mouron pour ça…
— C’est-à-dire ?
— Ben, que si ton adversaire y meurt, c’est parce que son tour était venu.
— C’était son destin ?
— Exact, son destin. Et si tu croyes que tu y es pour quelque chose, tu te fourres le doigt dans l’œil. T’es juste l’outil quoi… Et en plus t’es obligé, alors… Il a dit aussi que si tu t’poses trop de questions dans ce genre, t’es fichu.
Ils se turent un instant. Milos crut que Basile dormait tout à fait quand ce dernier grogna encore d’une voix pâteuse :
— Ch’suis bien content de t’avoir r’etrouvé, Ferenzy, ouais, bien content.
Les deux garçons quittèrent ensemble l’infirmerie dès le lendemain. Ils conclurent sans avoir le dire, et sans doute pour compenser leur jeune âge, une sorte de pacte : ils resteraient ensemble, solidaires dans les épreuves. Ils se soutiendraient jusqu’au bout.
Les autres combattants avaient tous entre vingt-cinq et quarante ans et aucun ne semblait disposé à se lier d’amitié avec quiconque. À l’occasion des entraînements dans l’arène, Milos ne retrouvait rien de la joyeuse animation qu’il avait connue dans les salles de lutte. On aurait pu croire que la cruauté du destin partagé aurait lié ces hommes, mais il n’en était rien. Ici, chacun semblait uniquement préoccupé de devenir suffisamment fort et impitoyable pour survivre.
Caïus, à peine rétabli de ses blessures, se montra le plus redoutable de tous. Le règlement interdisait que l’on blesse « gravement » un partenaire d’entraînement, mais la notion de gravité était bien vague, et Caïus cherchait à en éprouver sans cesse la limite. Il fallait toujours qu’il entaille, qu’il meurtrisse, qu’il fasse couler le sang, et Myricus ne le lui reprochait jamais. Milos, prévenu de son animosité à son égard, se gardait bien de l’approcher et se débrouillait surtout pour ne pas l’affronter sur l’arène. Il ignora la raison pour laquelle Caïus « détestait sa compagnie » jusqu’à cette nuit où Basile la lui révéla. Les deux jeunes garçons passaient souvent des heures à chuchoter, de lit à lit, dans le dortoir qu’ils partageaient avec une dizaine d’autres combattants.
— Y paraît que plus on gagne, et plus on devient susper… suterspi… commença-t-il.
— Superstitieux, l’aida Milos.
— C’est ça. Par exemple, si un combattant il aurait gagné deux fois, et les deux fois il aurait été conduit par l’même chauffeur d’fourgon, eh ben jamais il acceptera de partir avec un aut’pour aller à son troisième combat. Ou alors si un gars il aurait vu passer une souris dans la cellule de l’arène en attendant son combat, tu peux êt’sûr qu’y va la chercher la deuxième fois, la souris, et si elle passerait pas, la souris, y va entrer dans l’arène en tremblant comme une feuille, le gars, tu comprends ?
— Oui, répondit Milos. Et tu crois que Caïus me déteste à cause d’un truc dans ce genre ? Je ne lui ai rien fait, moi.
— Possible. Ch’sais seulement qu’il aime pas les chats. Et ch’sais pourquoi. C’est pasque quand il était bébé, y s’est enfermé dans une cage avec un chat, pour jouer tu vois… Et y z’y sont restés prisonniers un bon moment. L’chat, il est d’venu fou et y s’est déchaîné. Y avait personne pour l’arrêter, tu comprends ? Alors y a arraché la moitié d’la tête à coups de griffes, au Caïus. T’as vu les marques qu’il a ! C’est pour ça. Y peut plus les saquer, les chats. Mais t’es pas un chat, hein ?
— Non, sourit Milos qui commençait à comprendre. Je ne suis pas un chat, mais il paraît que j’en étais un dans une vie antérieure.
— Une vie quoi ?
— Une vie que j’aurais vécue avant, et dans laquelle j’aurais été chat.
— T’as été un chat, toi ? Où t’as pris cette ânerie ? Qui c’est qui t’a dit ça ?
Le cœur de Milos se serra. Où se trouvait Helen à cette heure ? Savait-elle seulement qu’il était encore vivant ? Il aurait tellement aimé la rassurer et la serrer dans ses bras. Est-ce qu’elle pensait souvent à lui ? L’idée qu’il lui faudrait peut-être tuer trois fois pour avoir le droit de la retrouver lui contracta l’estomac à faire mal.
— C’est… une amie. Elle m’a dit un jour que j’avais tout d’un chat, parce qu’elle m’a vu grimper sur un toit. Alors sans doute que Caïus le sent, qu’il a peur de moi, que ça le panique et qu’il me déteste à cause de ça.
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