Mourlevat - Le combat d'hiver
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- Название:Le combat d'hiver
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— Une amie ? T’as une amie, toi ? demanda Basile, rêveur.
— Oui.
— T’as de la chance. Moi, je suis tout seul.
— On peut dormir, oui ? gronda une voix irritée depuis le fond du dortoir.
Ils se turent quelques minutes, mais Basile voulait encore savoir quelque chose :
— Dis-moi, Ferenzy, à ton avis, quel genre de bête j’étais, moi, dans ma vie d’avant ?
— Je ne sais pas, Basile.
— Moi je sais. J’étais un cheval de trait, un gros cheval qui tire fort et qui obéit à son maître. Un bourrin, quoi…
La nuit suivante, ils eurent avec deux autres novices une discussion passionnée sur leur chance de survie.
— Une sur six, affirmait Flavius, un type taciturne et ombrageux qui, selon la rumeur, avait assassiné ses deux femmes successives. Trois combats à une chance sur deux, ça fait une chance sur six.
— Faux ! répondait Delicatus, dont personne ne savait ce qu’il avait fait, mais qui s’adressait aux gens avec morgue et mépris. Nous avons trois fois de suite une chance sur deux, et ça n’a rien à voir avec une chance sur six. On appelle ça un calcul de probabilités en mathématiques. Mais ça vous passe bien au-dessus de la tête, à vous.
Milos ne savait pas qu’en penser, sinon qu’effectivement chaque nouveau combat était comme le premier et offrait donc une chance sur deux.
Basile avança une autre théorie, originale et surprenante :
— À mon avis, on a une chance sur… quat’.
Malgré l’éclat de rire humiliant de Delicatus, il n’en démordit pas :
— Ben, si ch’tue mes trois bonshommes, plus moi, ça fait quat’personnes en tout. Et si ch’suis le seul à survivre, c’est que j’avais une chance sur quat’! J’ai raison ou pas ?
Et, comme Delicatus ne trouvait rien à redire, il ajouta, triomphant :
— Ça t’cloue le bec, ça, Destilacus, hein ?
Les nuits n’étaient jamais tranquilles. Certains faisaient des cauchemars et réveillaient tout le monde en hurlant de terreur, d’autres ronflaient, parlaient en dormant, d’autres encore, insomniaques, se levaient dix fois pour aller aux toilettes ou bien marcher dehors. Dans les moments de calme, on entendait le vent souffler dans les chênes de la forêt voisine et les craquements lugubres du bois de la charpente de l’arène.
Un soir, au moment de se coucher, Milos poussa son lit de quelques centimètres pour le rapprocher de celui de Basile, et le lendemain il constata que Basile avait fait la même chose de son côté. Ils n’en parlèrent pas, mais chacun se sentit rassuré d’entendre le souffle de l’autre plus près de lui, et de savoir qu’il pourrait, à tout instant, chuchoter ou entendre les mots simples de réconfort qui desserraient un peu les griffes de l’angoisse : « Ça va ? Tu dors ? T’as pas froid, toi ? Tu veux ma veste ? »
Un autre sujet animait également les conversations nocturnes : qui valait-il mieux affronter en combat ? Un novice , un primus ou un champion ? Myricus leur avait communiqué des résultats portant sur les dernières années, et ils les évoquaient à l’infini. Il existait six cas de figure.
• Deux novices s’affrontaient. En ce cas, les chances étaient égales.
• Deux primus s’affrontaient. Là aussi, il y avait égalité des chances, de même que si deux champions étaient opposés.
• Un novice se battait contre un primus . Là, dans 65% des cas, c’est le primus qui était vainqueur.
• Un champion battait un primus dans 75% de leurs confrontations.
• Enfin, un novice combattait contre un champion , et là, étonnamment, c’est le novice qui l’emportait dans plus de la moitié des cas.
En conclusion, le parcours idéal était celui-ci : affronter pour commencer un champion , même si cela pouvait paraître effrayant, puis un novice pour son second combat, enfin un primus pour gagner la liberté.
Mais ces raisonnements étaient vains, puisque les organisateurs des combats établissaient les paires à leur convenance, même s’il arrivait que des vœux particuliers soient émis par l’un ou l’autre chef de la Phalange qui désirait voir tel combattant déjà connu de lui contre tel autre. Ainsi on aimait opposer deux champions aguerris en un combat terrible et définitif. Ou bien au contraire deux novices terrorisés, pour avoir le plaisir d’assister à ces véritables exécutions qu’étaient les « deux contre un » et les « trois contre un ».
Une semaine après sa sortie de l’infirmerie, Milos reçut son glaive des mains de Myricus. L’entraîneur le lui présenta en le tenant cérémonieusement devant lui, comme un prêtre son ciboire.
— Tiens. Cette arme est ta seule amie à présent. Ne compte sur rien ni personne d’autre, même pas sur moi, pour t’en sortir vivant. Ne t’en sépare jamais et respecte-la.
Milos fut impressionné par le poids du glaive et par sa beauté. La poignée épousait la paume de sa main comme si elle avait été conçue pour elle. La lame à double tranchant ne portait aucune trace de combat. Elle semblait neuve et lançait des reflets dorés au moindre mouvement. Un serpent enroulé décorait la garde.
— Merci, dit-il simplement, et il glissa l’arme dans son fourreau.
Lors des entraînements, Myricus insistait sur l’harmonie qui doit exister entre le combattant et son glaive.
— Il doit être une partie de vous-même. Il doit être parcouru de vos nerfs, irrigué de votre sang. Il doit obéir à votre pensée aussi vite que votre bras, votre main, jusqu’à les précéder peut-être. Il est le prolongement de votre désir, vous comprenez ?
Quel que soit l’exercice : combattre, courir, esquiver… on conservait son glaive à la main. Milos, qui était gaucher, finit par apprécier dans sa paume la présence chaude et rassurante de son arme. Cependant, une question demeurait. « Le prolongement de votre désir », affirmait Myricus. Le désir de tuer voulait-il dire, sans doute ? Or, Milos ne ressentait rien de ce genre. Le souvenir épouvantable du craquement des os de Pastor et de son lent abandon dans ses bras, ce souvenir le hantait sans cesse. Envie de tuer ? Oh non. Il se sentait au contraire empli du désir de vivre à en pleurer des larmes brûlantes, chaque nuit, à en suffoquer.
Son expérience de lutteur lui fut d’une grande utilité. Il constatait jour après jour, dans les simulacres de combat, combien ses réflexes et son coup d’œil étaient supérieurs à ceux de ses compagnons. Il savait lire la faille dans la position de leurs corps, dans leurs appuis. Il se sentait capable de bondir au moment le plus opportun pour les terrasser. Peu à peu, sa blessure guérissant, il eut la conviction qu’il pourrait vaincre presque tous ceux qu’on lui opposerait. Il ne lui manquait que l’essentiel : accepter l’idée barbare de se jeter sur un homme inconnu pour l’abattre.
Mais un événement allait lui apporter un enseignement précieux à ce sujet.
L’hiver approchait et Milos se trouvait depuis deux mois dans le camp lorsque Myricus le désigna pour être la victime dans l’épreuve du « trois contre un ». Il lui fallut laisser son glaive sur le banc et descendre le premier dans l’arène. Il emprunta l’allée depuis laquelle il avait assisté au combat de Basile quelques semaines plus tôt. On referma derrière lui le portillon de bois et il se retrouva seul sur le sable. Son premier adversaire apparut au portillon opposé, armé de son glaive. C’était Flavius et ses yeux sombres d’assassin.
Il est interdit de blesser gravement , se répéta Milos pour calmer les battements de son cœur. Flavius s’approcha à petits pas, puis accéléra, brandissant son arme. Milos se mit à trottiner afin de garder ses distances. Ils parcoururent ainsi trois ou quatre fois l’enceinte de l’arène. À plusieurs reprises, Flavius se précipita, obligeant Milos à se jeter au sol, mais cela ressemblait davantage à une danse qu’à un réel assaut. Flavius avait manifestement reçu la consigne de faire courir son adversaire, de le fatiguer sans l’atteindre.
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