Mourlevat - Le combat d'hiver
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- Название:Le combat d'hiver
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Sa dernière perception fut le raffut d’une moto qui pétarada dans la rue et s’évanouit. Zut… c’est Mitaine qui s’en va… et j’ai oublié de lui faire signe à la fenêtre pour le prévenir que je restais… Pardonne-moi, Mitaine …
2 e PARTIE
COMME LE FLEUVE
Je fais le compte de mes bonheurs.
Kathleen Ferrier,
contralto britannique,
dans une de ses dernières lettres.
1. LE RESTAURANT JAHN
Helen avait craint de ne pas se réveiller avant midi, tant elle était fatiguée, mais dès le petit jour le bruit d’une porte qu’on refermait avec précaution et d’une clef qu’on tournait dans la serrure voisine la tirèrent du sommeil. Elle eut d’abord du mal à se rappeler où elle se trouvait, puis la conscience lui en revint : Mitaine, la capitale, Monsieur Jahn, la chambre qui était son « chez-elle », et Milena qui dormait à côté. Milena ! C’était sûrement elle dont les pas s’éloignaient à présent dans le couloir ! De peur de la rater, elle sauta de son lit, enfila une chemise et sortit. Là-bas, tout au bout, une longue jeune fille aux cheveux blonds et ras, et vêtue d’un tablier blanc de cuisinière noué dans le dos par un cordon, s’engageait dans l’escalier.
— S’il vous plaît ! appela Helen.
La fille se retourna. Toutes deux s’observèrent quelques secondes, interdites, puis elles se précipitèrent l’une vers l’autre. Elles eurent le même besoin de se toucher, de s’étreindre. Le bonheur de se revoir les faisait rire et pleurer en même temps. Il leur fallut du temps avant de pouvoir parler.
— Milena ! Qu’est-ce que tu as fait de tes cheveux ?
— C’est Bart qui me les a coupés.
— Bart ? Mais il t’a massacrée ! Il est fou !
— Non, il n’est pas fou. Je t’expliquerai. Qu’est-ce que tu fais ici ? Je n’arrive pas à y croire !
— Je me suis enfuie de l’internat avec Milos. On vous a suivis dans la montagne.
— Dans la montagne ? Jusqu’où ?
— Jusqu’au refuge.
— Jusqu’au refuge ! Mais pour quoi faire ?
Les mots se bousculaient dans leur bouche. Il y avait trop à dire à la fois.
— Milos voulait vous défendre contre les hommes-chiens… C’est fou comme ça te change ! On ne voit plus que tes yeux !
— Milos ? Il est ici alors ?
— Non, il s’est blessé à une jambe. Je ne sais même pas s’il est encore vivant. Je suis allée chercher du secours, et pendant ce temps ils l’ont pris. Ceux de la Phalange… La police…
Milena porta un doigt à ses lèvres :
— Chut ! Parle moins fort. Tu me raconteras ça ailleurs. Et Catharina ?
— Rassure-toi, elle n’est plus au Ciel. Milos et moi l’avons emmenée chez sa consoleuse, tu sais, Mélie. Et Bart, où est-il ?
— Il est ici. Il dort au premier. C’est l’étage des hommes.
Elle avait dit les « hommes », et pas les « garçons » comme à l’internat.
Une porte s’ouvrit, et une petite femme rondelette, portant le même tablier blanc que Milena, apparut dans le couloir.
— Bonjour, Kathleen ! lança-t-elle en passant.
— Bonjour ! répondit Milena. Je te présente mon amie Helen. Elle vient d’arriver.
— Bienvenue à la jeunesse ! dit la femme, et elle disparut dans l’escalier.
— Comment elle t’a appelée ? s’étonna Helen.
— Elle m’a appelée Kathleen, et à partir d’aujourd’hui tu feras la même chose.
— Je n’y arriverai jamais. Où as-tu pêché ce prénom ?
— C’est le prénom d’une cantatrice. Je l’ai choisi pour ça. Je dois me cacher, tu sais. Ma tête, mon nom, tout… Tu travailles en cuisine ?
— Non, en salle. Le ménage et le service.
— Zut. Moi je suis en cuisine. Monsieur Jahn m’a mise là pour que les gens me voient le moins possible, justement. Tu as ton tablier ?
— Non.
— Alors, habille-toi vite, et je t’emmène à la lingerie pour en choisir un. C’est la première chose à faire ici, comme à l’internat avec le manteau. Ensuite on ira prendre le petit déjeuner à la cantine, en bas.
Moins de dix minutes plus tard, Helen, vêtue du tablier bleu des ménagères, descendait l’escalier en compagnie de son amie. Déjà familière des lieux, celle-ci l’entraîna dans le couloir du premier étage et frappa trois petits coups à une porte de gauche :
— Bart ! J’ai une surprise pour toi. Ouvre !
Le garçon pointa sa tête ébouriffée et dévisagea Helen, hilare :
— Ça alors ! C’est le regroupement général !
— Pas tout à fait, dit Milena après une hésitation. Milos s’est enfui avec elle, mais il a été pris.
La bonne humeur de Bartolomeo tomba d’un coup. Son visage se vrilla.
— Pris… par les chiens ?
— Non, par la police de la Phalange.
Le garçon ferma les yeux une seconde et baissa la voix :
— Il ne faut pas en parler ici. Rendez-vous tous les trois cette nuit devant le cimetière, à la fermeture du restaurant. Tu sais où il se trouve, Helen ?
— Le cimetière ? Oui. C’est même la seule chose que je connaisse ici.
— Alors à ce soir… abrégea Bart, et il tira la porte sur lui.
Le restaurant Jahn était en réalité une immense cantine, celle des ouvriers et des ouvrières de la manufacture voisine. Tout était bien plus grand qu’Helen ne l’avait cru la veille. Les portes à deux battants ne donnaient pas du tout sur les cuisines, mais sur une deuxième salle, plus vaste encore que la première. Trois garçons s’y activaient déjà à remettre en place les dizaines de chaises qu’on avait là aussi posées à l’envers sur les tables de bois.
— Tu sais combien de personnes peuvent manger ici à la fois ? demanda Milena. Plus de six cents ! Tu verras ça à l’heure des repas : une vraie kermesse !
— Il y a beaucoup d’employés alors ? demanda Helen.
— Trois fois trop ! sourit Milena. Monsieur Jahn embauche tous ceux qui ont « écrasé des pommes de terre pour Napoléon », et ça fait du monde, crois-moi… Bon, maintenant, on se tait jusqu’à ce soir. Tiens ta langue ! C’est la règle, ici.
Elles descendirent au sous-sol par l’ascenseur de service qui secouait ses passagers comme un monstre en colère, et dont on voyait la lourde machinerie de ferraille à travers les portes vitrées.
— Les cuisines ! commenta Milena quand elles furent en bas. Elles passèrent entre d’énormes fourneaux en fonte et des batteries de casseroles en cuivre accrochées aux murs.
— Voilà. Je travaille ici. J’épluche, je lave, je trie. Bart est à la réception des marchandises. Il charge, décharge, transporte, et casse pas mal de choses. Il est très maladroit ! Et ici, c’est la cantine du personnel. On y mange tous les jours avant l’arrivée des clients. Entre.
Elle la poussa dans une pièce sonore où flottait une agréable odeur de café et de pain grillé. Plus de vingt personnes prenaient déjà leur petit déjeuner. Des jeunes gens pour la plupart, mais aussi quelques personnes plus âgées. On riait, les plaisanteries se croisaient. On se passait sans façon les corbeilles de pain, les bols de confiture et les cafetières fumantes.
— Assieds-toi là, tu seras en bonne compagnie.
Helen laissa son amie s’éloigner et prit place à côté d’une femme d’une quarantaine d’années, brune aux cheveux bouclés, qui portait le tablier bleu des ménagères. Elle avait des joues rebondies et, dans l’œil gauche, une petite coquetterie qu’on remarquait aussitôt. Elle lui sourit avec bienveillance :
— Salut. Je m’appelle Dora. Tu es nouvelle ?
— Oui. Je m’appelle Helen. Vous êtes en salle aussi ?
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