Mourlevat - Le combat d'hiver
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- Название:Le combat d'hiver
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- Год:2012
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Accroupi au bord du toit, prêt à bondir, Milos sut qu’il n’y arriverait pas. Planter la lame de son couteau dans le dos de cet homme immobile, là, à deux mètres de lui, était au-dessus de ses forces. Alors quoi ? Il garda tout de même le couteau ouvert dans sa main droite, au cas où… puis il se concentra sur les deux choses dont sa vie et celle d’Helen dépendaient : premièrement, terrasser Pastor du premier coup, deuxièmement, l’empêcher à tout prix d’alerter ses chiens. Ceux-ci dormaient à quelques mètres et leur oreille fine saurait percevoir le moindre gémissement. Il eut la chance que Pastor vienne se placer juste en dessous de lui. Malgré l’obscurité, il le reconnut sans peine à son épaisse canadienne. Restait à prendre la décision de sauter.
Jamais, même avant ses plus durs combats, Milos n’avait éprouvé le quart de l’angoisse qui l’envahissait maintenant. Il comprit combien ce qu’il avait vécu sur les tapis de lutte jusqu’à ce jour n’était qu’un jeu. Pourtant il s’y était donné corps et âme : il s’était entraîné dur, il n’avait jamais renoncé malgré les coups, les entorses et les fractures. Depuis un an, il avait vaincu tous les garçons qu’on lui avait opposés, même ceux de cinquième et sixième année, plus âgés et plus lourds que lui. Mais cette fois il ne s’agissait plus de gagner ni de perdre. Il s’agissait de vivre ou de mourir.
Comment ses muscles ankylosés allaient-il réagir lorsqu’il leur donnerait l’ordre de bondir ? Est-ce qu’ils le trahiraient, pour la première fois ? Ce Pastor semblait un peu empâté bien sûr, mais il était massif. Milos l’estima aux environs du quintal. Une belle différence de poids avec lui qui combattait dans la catégorie des moins de soixante-cinq kilos ! De plus, son adversaire avait encore en lui la bonne chaleur du feu, et il avait sans doute mangé à son aise, lui.
Frigorifié, au bord du malaise, Milos hésitait encore. Maintenant ! Maintenant ! s’exhortait-il. Dans quelques secondes, ce gros lard va se retourner, te voir et crier. Et tout sera fini. Saute, Milos ! Saute !
La neige qui se déroba sous ses pieds décida pour lui. Il commença à glisser sans pouvoir se retenir à rien. Il n’avait plus le choix. Il rassembla toute son énergie et se propulsa dans le vide.
Ses deux genoux percutèrent avec violence la colonne vertébrale de Pastor. Celui-ci s’effondra dans la neige, la tête en avant, et Milos se jeta sur lui avec rage. Il passa son bras droit sous le cou de l’homme et bloqua la prise avec le gauche. Cette clef était interdite en combat. On n’étrangle pas . Tous ses entraîneurs le lui avaient répété depuis le jour où, petit garçon, il avait enfilé son premier maillot de lutte : « Il est interdit d’étrangler… »
Le reste de son corps avait pris spontanément la position « dessus » qui empêche l’adversaire de se dégager. Jambes, hanches, bassin, tout fut mobilisé sans qu’il ait à y réfléchir une seule seconde. Comme si les centaines d’heures passées à suer sur les tapis d’entraînement venaient de se concentrer en un seul geste, rapide, sûr et précis. Jusque-là, il en était certain, Pastor n’avait pas émis le plus petit gémissement. Et il fallait que cela continue. Il le fallait à tout prix. Et ces trois mots-là, à tout prix , avaient un sens. Milos s’arc-bouta, consolida sa prise et serra…
Bombardone Mills, sur le point de s’endormir, eut le sentiment d’entendre un choc mou venu de l’extérieur. Est-ce que ce pauvre Pastor avait lancé une boule de neige ? Ou bien est-ce qu’il avait glissé et s’était cassé la figure ? Il fut tenté de se lever pour aller voir, mais la longue tête de Ramsès posée sur son ventre le dissuada de bouger. Il la caressa du dos de la main. L’homme-chien, sans ouvrir les yeux, grogna faiblement, comme pour remercier. Mills referma les siens. Il fallait dormir. La journée serait rude demain.
Helen avait vu Milos jaillir du toit et tomber sur l’homme. Elle avait aussitôt oublié le froid, l’épuisement et la peur. Il n’y avait plus, là-bas, que cet amas de deux corps immobiles que la neige commençait déjà à recouvrir. Milos, oh Milos, qu’est-ce que tu lui fais, dis-moi ? Tu ne vas quand même pas… ? Par la fenêtre du refuge, elle percevait les ombres dansantes projetées par les flammes de la cheminée. Un homme cruel et six chiens dormaient là, à quelques mètres, prêts à déchiqueter le garçon s’ils le découvraient. Peut-être même ne dormaient-ils pas ? Et Milos était allé les affronter, seul, tout juste armé de ses larges mains et de son courage. « On ne me prend jamais, moi ! » disait-il de sa voix joyeuse. Oui, mais s’ils te prennent quand même ? Dis-moi, Milos ? S’ils te prennent ?
Combien de temps faut-il pour étrangler un homme ? Chaque fois que Milos relâchait sa clef, même de façon infime, son adversaire était pris de légers soubresauts et le bruit menaçait d’alerter les autres. Alors Milos se raidissait à nouveau pour le réduire au silence et à l’immobilité. Les muscles de son bras droit commençaient à se tétaniser sous l’intensité de l’effort.
Soudain, il vit la grosse main de Pastor se mettre en mouvement et avancer, centimètre par centimètre, vers un objet brillant qui reposait dans la neige. Mon couteau ! Mon couteau qui est tombé ! Mon couteau ouvert par moi ! Il va le prendre ! Sa première impulsion fut de dégager un de ses bras pour bloquer la main de Pastor, mais il se ravisa. Desserrer l’étreinte une seule seconde, c’était permettre à son adversaire d’appeler, et cela signifiait la mort certaine. Sans pouvoir rien y faire, il vit la main tâtonner, s’étirer, saisir enfin le manche du couteau et se retirer. Pendant quelques secondes, il perçut confusément les efforts que faisait Pastor pour mouvoir son bras sous son corps, puis ce fut la douleur, fulgurante, à la cuisse droite. Il se retint de hurler et, dans un réflexe de défense, resserra encore sa prise. Le deuxième coup l’atteignit au même endroit et lui arracha une plainte incontrôlable. Il parvint à déplacer sa jambe de quelques centimètres pour emprisonner le bras de Pastor et l’empêcher de frapper une troisième fois. Celui-ci, à défaut de pouvoir armer son geste, commença alors à fouiller la plaie de sa lame. La douleur irradia. Milos sut qu’il ne la supporterait pas longtemps. Il fallait en finir. Il modifia légèrement sa position. Sa tête était maintenant butée à celle du maître-chien, dont les cheveux sales puaient la sueur. Les deux corps, soudés l’un à l’autre, ne faisaient qu’un.
Milos s’efforça de ne penser qu’à Helen qui allait mourir s’il échouait, à Bartolomeo que les hommes-chiens mettraient en pièces sans l’ombre d’une hésitation. Il imagina leurs crocs impitoyables dans la chair de Milena. Ce sont des barbares , se répéta-t-il. Cet homme, contre lequel je suis couché et dont je sens la chaleur contre moi, est un barbare…
— Pardon… murmura-t-il sans savoir si l’autre pouvait l’entendre, pardon… et, s’aidant de l’épaule, il imprima une torsion à la nuque. Il y mit toutes ses forces, jusqu’au craquement attendu. Alors, peu à peu, le cou de son adversaire sembla se détendre. Milos maintint sa prise une dizaine de secondes encore, puis la relâcha insensiblement. Le corps de Pastor s’affaissa, inerte, tel celui d’une énorme poupée. Milos resta un moment allongé dessus, presque évanoui de fatigue et de douleur. On n’étrangle pas … Ses yeux se brouillèrent de larmes. La honte et le dégoût le firent presque vomir. Étrangler est interdit … D’accord, mais pourquoi l’arbitre ne l’avait-il pas arrêté alors ? Et les spectateurs ? Que faisaient-ils ? Il avait gagné, non ? On pouvait l’applaudir un peu quand même !
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