Frédéric Dard - À San Pedro ou ailleurs…

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À San Pedro ou ailleurs…: краткое содержание, описание и аннотация

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VOUS CROYEZ QUE LES MOUCHES AIMENT LE WHISKY ?
IL y a des gens bizarres dans les bars, la nuit…
Des hommes et des femmes accrochés à la rampe du comptoir pour « laisser souffler » leur destin.
Des hommes, des femmes qui se regardent, qui se sourient… se disent quelques mots, n'importe lesquels :
VOUS CROYEZ QUE LES MOUCHES AIMENT LE WHISKY ?
Et puis ils repartent dans la nuit, à la recherche d'un impossible bonheur, à la recherche d'eux-mêmes.
Ils s'en ont plus loin.
A San Pedro…
Ou ailleurs.
VOUS CROYEZ QUE LES MOUCHES AIMENT LE WHISKY ?

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— Tu tiens absolument à rentrer chez toi ?

— Oui. Faut bien…

Évidemment. N’avait-elle pas avalé cet alcool uniquement pour effectuer son retour ? Je repris ma place au volant.

*

De la lumière brillait à une fenêtre du premier étage. Je m’arrêtai au ras du portail.

— Nous sommes arrivés, Danièle.

— Merci.

Elle fit un gros effort, parvint à soulever sa tête, et m’adressa un sourire d’aveugle.

— Tu es gentil…

— Je veux absolument que tu t’arranges pour me téléphoner demain, c’est compris ?

— Oui…

— J’ai besoin de te revoir, Danièle, très vite ! Je t’aime. N’oublie pas… Tu me jures que tu n’oublieras pas ? Je t’aime ! Tu es ma vie dorénavant. Mon île ! Ma blessure !

Je l’embrassais entre chaque phrase. Elle se laissait aller, n’ayant plus suffisamment d’énergie pour tenir sa tête droite. Enfin je descendis de l’auto et j’allai sonner à la grille. Je pressai le timbre longuement, recommençai quatre secondes plus tard… Une deuxième fenêtre s’éclaira à l’autre extrémité de la façade. Un volet s’ouvrit.

— Qu’est-ce que c’est ? s’inquiéta une voix féminine.

Je crus reconnaître celle de la mulâtresse.

— Madame Carbon, elle est souffrante, voulez-vous venir, je vous prie ?

Un temps relativement long s’écoula. Des lumières naquirent au rez-de-chaussée, puis dans le jardin, et la fille de couleur s’avança, drapée dans un peignoir de bain blanc.

En me reconnaissant, elle détourna les yeux.

— Oh ! c’est encore vous !

— Aidez-moi !

J’ouvris prudemment la portière du côté de Danièle. De ma main libre je retins ma passagère qui s’y appuyait.

— Qu’est-ce qu’elle a ? demanda Thérésa.

— Un verre de trop !

Nous sortîmes la jeune femme à grand-peine. L’air de la nuit fouetta sa volonté. Elle parvint à se tenir debout.

— Tu peux marcher ?

En m’entendant tutoyer sa maîtresse, la mulâtresse tressaillit.

— Nous allons la prendre chacun par un bras, lui dis-je.

— Non, laissez, je m’en occupe, trancha Thérésa, d’un ton hargneux.

Cette fille possédait une grande force. D’un bras ferme, elle soutint sa maîtresse tout en me claquant la grille au nez.

Je regardai s’éloigner leurs deux silhouettes chancelantes. Mon cœur cognait à toute volée. Cette petite noire insolente venait de m’arracher ce que je considérais déjà comme mon seul bien en ce monde !

*

L’Austin remuait au clair de lune. Je vis, depuis le tournant, son ombre frémir sur le mur blafard du cimetière.

M’étant approché, j’aperçus l’énorme molosse qui tournait en grondant dans le petit véhicule.

— Hamlet ! le hélai-je d’un ton engageant !

Il s’arrêta de tourniquer pour darder sur moi son regard rouge. La bête paraissait plus féroce lorsqu’elle se tenait immobile.

La clé de contact était restée sur le tableau de bord. Seulement, avant de ramener l’auto devant la maison des Carbon, je devais tenter d’apprivoiser le chien.

— Hamlet, mon vieux toutou !

Ridicule ! Je clapotais de frousse. L’animal ne cessait de me fixer avec une effrayante intensité. J’approchai lentement la main de la vitre à demi baissée, sans cesser de bredouiller des niaiseries de vieilles mémères. « Toujours parler à un chien méchant ! » assurait mon père… Lui dire n’importe quoi. Seule importait l’intonation. Pourtant je ne pouvais m’empêcher de m’adresser à Hamlet.

— On l’a fait attendre, ce gros chien !

Ma main se trouvait à quelques centimètres de la portière. Il paraissait ne pas la voir. Et puis il poussa un grondement et sa gueule béante jaillit hors de l’auto. Heureusement, ma méfiance ne s’était pas relâchée. Je pus, de justesse, retirer ma main. Je compris, dès lors, qu’il me serait impossible de monter dans l’auto sans me faire égorger. J’allais abandonner la partie quand il me vint une idée. Pour l’exécuter, il fallait une audace et des réflexes de cascadeur chevronné, mais « quelque diable, aussi, me poussant », je résolus de risquer le coup.

Je me plaçai dos à la voiture (côté volant). Je pris la poignée de la portière arrière de la main gauche, celle de la portière avant de la droite et je les ouvris simultanément. Le jeu consistait à pénétrer à l’avant de l’Austin pendant que le danois en sortirait par l’arrière. Je devais, pour me mettre hors d’atteinte, me ruer sur le siège et reclaquer la portière en utilisant le laps de temps nécessaire à la bête pour contourner sa porte. Seulement sa poussée fut si violente que je manquai de promptitude. Ses mâchoires d’acier se refermèrent sur mon mollet gauche. Je sentis ses dents s’enfoncer dans ma chair.

— Saloperie !

J’étais assis d’une fesse sur la banquette. Le danois parut réfléchir. S’il se mettait à tirer, il allait me dépecer la jambe. Lentement j’ôtai mon mocassin droit, l’assurai dans ma main et, à toute volée abattis le talon sur le crâne de l’animal. Cela fit un bruit creux, comique. Le danois lâcha prise et poussa un hurlement. Je me jetai dans l’auto, claquai la portière et tournai la clé de contact. Quand le fauve revint à la charge, je démarrais déjà. Il courut un bon moment après la voiture de sa maîtresse. Ce vilain bougre essaya plusieurs fois de sauter à l’intérieur de l’Austin par la porte arrière que je n’avais, bien entendu, pas eu le temps de refermer.

Je réussis à le déséquilibrer en exécutant de brutales embardées. Ensuite je roulai à une vitesse suffisante pour qu’il se décourage.

Un vrai rodéo !

Il m’avait changé les idées en me faisant savourer l’ivresse d’une action périlleuse.

*

La maison était obscure lorsque j’y parvins. J’en conclus que l’état de Danièle ne donnait pas d’inquiétude à son entourage et je partis vers le centre du bourg, à la recherche d’un taxi qui me ramènerait à ma propre voiture.

Je dormis fort mal, à cause de la morsure du danois. Six trous violets marquaient mon mollet. Ces petites plaies rondes me brûlaient et provoquaient dans toute ma jambe de douloureuses lancées. Je finis par m’assoupir au matin, mais mon sommeil tourmenté s’accompagna de cauchemars redoutables.

CHAPITRE XII

— Monsieur devrait consulter, conseilla le garçon d’étage auquel je montrai ma jambe tuméfiée, après lui avoir réclamé du mercurochrome. Ce n’est pas beau !

C’était même très laid. Mon mollet avait doublé de volume. Les chairs se couvraient de vilaines marbrures bleu-vert.

— Ce chien est propre, au moins ? insista le domestique.

— Il a un plus beau pedigree que moi et ne mange que du blanc de poulet, ricanai-je. Je préfère attendre un peu avant de voir un toubib. Donnez seulement mon pantalon à stopper, c’est lui le plus malade !

— Monsieur a tort de plaisanter avec ces choses-là !

Je mis fin à l’entretien en décachetant la lettre accompagnant mon petit déjeuner. Elle était de Barnaque. Je l’attendais. J’aurais su la lire sans la décacheter, car elle contenait à peu près tous les poncifs sur les vieilles amitiés qui… et sur les tourments professionnels que…

Je ne la lus même pas jusqu’au bout, bien décidé à répondre par un silence hautain à cette avalanche d’excuses. Je me servirais de la missive pour prouver à Marcé une bonne foi que j’étais loin d’avoir.

Ce projet de film était tombé de moi comme un fruit gâté avant d’avoir accompli son mûrissement tombe de l’arbre. Je le refusais en bloc et, à vrai dire, n’y pensais plus.

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