Frédéric Dard - Le mari de Léon

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Le mari de Léon: краткое содержание, описание и аннотация

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« Ce livre raconte l'histoire d'un ver de terre amoureux d'une étoile. Le ver de terre s'appelle Léon. L'étoile s'appelle Boris. »
San-Antonio Léon est l'humble serviteur de Boris, metteur en scène de renom. Il lui organise une existence douillette et, la rage au cœur, débusque pour lui le gibier féminin de son choix. Jusqu'au jour où la situation s'aggrave : survient une donzelle qui se met en tête de séduire « l'Illustre », de se l'attacher à tout jamais…

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— Tu dis ça pour m’exciter, fit Boris avec, cette fois, un vrai sourire radieux.

— On parie ?

Il hésita à un carrefour forestier, cherchant à se repérer. Il en fit le tour sur un rythme de carrousel, puis opta pour une avenue mélancolique au sol jonché de feuilles mortes.

— Il me semble bien que c’est sa bagnole, la 205 rouge, là-bas au bout, annonça-t-il.

Une balayeuse municipale vert et jaune déboucha, pataude, d’une voie transversale. Léon freina.

— Fais attention, bon Dieu ! aboya Lassef.

« Espèce de sale froussard ! Tu y tiens donc tellement à ta peau de métèque ! »

— J’ai fait attention puisque j’ai freiné, riposta Léon avec une fausse placidité.

Il ne pouvait supporter les couardises de cet être dynamique et fougueux qui se lançait sans toujours réfléchir dans les entreprises les plus risquées. Il l’aurait souhaité héroïque jusque dans les moindres banalités de la vie.

La personne de l’agence descendit de sa voiture en reconnaissant le break Volvo.

— Tu as dit « douillette », grommela Lassef, moi j’appelle ça « dodu ». Dans trois ou quatre ans ce sera carrément un boudin !

— Du boudin comme ça, je t’en souhaite à tous les repas !

Boris jaillit de l’auto comme on se défenestre. Léon jeta un coup d’œil à la carte professionnelle de la fille, qu’il avait conservée pour assurer les présentations. Elle se nommait Solange Ducraît. Mais déjà Boris lui pressait la main en la fixant avec un œil de maquignon maussade. Il troublait les femmes par sa hardiesse insolente, les considérant comme des objets superflus. Sans cesse obsédé par ses préoccupations théâtrales, il n’accordait qu’une attention de convenance à ceux ou celles qui ne se trouvaient pas dans le cercle enchanté de son travail.

— Je suis très impressionnée, vous savez, faisait la fille de l’agence en battant des cils.

Il grommela :

— Il n’y a pas de quoi.

Léon intervint :

— Pendant que tu visites les lieux, Boris, je vais aller jusqu’à Versailles récupérer le manuscrit que tu as oublié l’autre jour à l’hôtel Trianon.

Lassef opina. Son ami se hâta de disparaître.

Le couple demeura face à face. L’expression goguenarde de Boris dissimulait mal sa gêne ; l’hôtesse ne la percevait pas car elle était elle-même terriblement intimidée par la personnalité de Lassef.

Elle poussa la grille rouillée.

— Un parc de six mille mètres carrés, attaqua la jeune femme, redevenant professionnelle. Cette propriété appartient à une vieille famille de l’Ile-de-France qui n’avait plus guère les moyens de l’entretenir et se refusait à la vendre. Mais le père est mort et…

Il contemplait la silhouette de son mentor avec une complaisance goujate. Un peu trop mœlleuse, mais beau cul. Les attaches plutôt épaisses. Un certain chic général. La voix agréable, chaleureuse. Quelque chose de gentil dans toute sa personne. La femme devait avoir un époux cadre supérieur. Ses bijoux peu nombreux avaient de la classe, ses hardes également.

Ils foulèrent l’herbe anarchique qui avait pris possession des allées.

— Inutile de vous dire, monsieur Lassef, que nombre de promoteurs se jetteraient sur cette affaire pour construire une résidence de haut standing, mais les dernières volontés du père…

Ainsi il existait encore « des dernières volontés ». Des morts continuaient de tracer le devenir des biens matériels qu’ils abandonnaient. Foutaise ! Boris ne croyait qu’à des instants, sachant bien qu’il est illusoire et vain de vouloir imposer ses décisions au-delà de sa propre durée.

Il est tellement difficile de maintenir, de son vivant. De simplement maintenir un peu dans ce monde en continuelle transformation.

Elle lui fit gravir le perron de pierres grises aux joints emplis d’une mousse vénéneuse. La double porte comportait des grilles de fer forgé et des vitraux représentant des flamants roses dans des ajoncs.

Cela lui plut. Il y vit un décor pour une pièce début de siècle et imagina une femme pâle aux cheveux noirs séparés par une raie médiane. Son imagination le pilonnait de flashes qui lui donnaient envie de créer. Une femme altière, détentrice d’un secret… Une femme belle et douce, mais qui constituait un grand danger pour QUELQU’UN…

Une ignoble bergère Louis XIV s’appuyait contre le montant de l’escalier, dédorée, recouverte de soie grenat. Deux torchères Napoléon III la flanquaient. Un immense tapis rond occupait le centre du hall. Il était râpé, presque galeux, avec çà et là des plaques d’usure extrême qui en découvraient la trame.

— Formidable ! dit Boris.

Elle le regarda, surprise, croyant qu’il persiflait ; mais non : il était sincère.

— Tiens, vous avez les yeux mauves, remarqua Lassef. Tout de suite j’ai cru que cela provenait de votre fard, mais non, l’iris est réellement mauve !

Elle eut un sourire éperdu, qu’il jugea plutôt niais. Cela dit, elle était appétissante et sa bouche épaisse lui parut sensuelle.

— Tu dois bien sucer, fit-il après avoir regardé fixement les lèvres de la jeune femme.

Elle n’en crut pas ses oreilles. Tout son visage se contracta. Elle était davantage surprise qu’outragée. Boris lui sourit gentiment et enfonça ses mains au plus profond de ses poches ventrales.

— Tu vois, fît-il, cette baraque paraît sinistros, et pourtant elle me plaît. Elle t’emporte ! Tu ne sais pas où, tu ne sais pas comment, mais avec elle tu fous le camp. On monte ?

— On n’a pas vu les pièces d’apparat, balbutia-t-elle.

— Je m’en fous ; on les verra en redescendant.

Ce fut lui qui s’engagea dans le vaste escalier de pierre tournant, dont la rampe de fer forgé écrasait le hall. Parvenu au premier, il se mit à ouvrir les portes des chambres. Il n’entrait pas, se contentant de considérer la pièce depuis le seuil sans s’attarder, jetant un regard circulaire et passant à la suivante.

Il y avait cinq chambres en tout, d’inégale grandeur. Lorsqu’il les eut toutes « visitées », il revint à la première et y entra. Elle comportait un immense lit à baldaquin au pied duquel on avait placé une banquette en tapisserie, une commode tombeau recouverte d’un drap, deux fauteuils, également sous housses, un placard mural et une espèce de coiffeuse supportant une cuvette et un broc de faïence ancienne. Trois tableaux étaient censés orner les murs, mais on les avait eux aussi tendus de linges blancs. C’étaient des fantômes.

La « personne de l’agence » l’avait suivi. Plantée au milieu de la pièce lugubre, elle guettait les réactions de Boris. Il avait la physionomie extasiée d’un enfant comblé de jouets.

— Ça fait pas vrai, tu comprends ? fit-il.

Elle avait pris son parti du tutoiement. De nombreux reportages consacrés à Lassef relataient sa familiarité spontanée. Un jour, invité à Matignon, n’avait-il pas tutoyé le Premier ministre au bout de deux minutes d’entretien !

— Ça vous plaît vraiment ? risqua Solange Ducraît.

— Comment ça « vraiment » ? Qu’est-ce que tu racontes ? C’est génial, point à la ligne ! Tu comprends, aucun décorateur ne pourrait créer cet hétéroclisme harmonieux, cette patine, ce climat ! Tu as vu le papier de la tapisserie ? Des raisins, le pampre ! Faut oser ! Et ces tableaux mystérieux. Ils représentent quoi ? Non ! ne touche pas à leurs draps ! Je veux pas le savoir. C’est beau comme ça. Ce parquet en marqueterie avec ces petits tapis à la con ! La coiffeuse ! Oh ! putain !

Il s’exaltait.

— Ferme la porte, la lumière du couloir me gêne !

Elle obéit. La chambre ne fut plus éclairée que par la clarté grise qui forçait les volets et les rideaux.

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