Arkadi Strougatski - Stalker

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Stalker: краткое содержание, описание и аннотация

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Des Visiteurs sont venus sur Terre. Sortis d’on ne sait où,ils sont repartis sans crier gare. Dans la Zone qu’ils ont occupéependant des années sans jamais correspondreavec les hommes, ils ont laissé traînerdes objets de toutes sortes. Objets-pièges. Objets-bombes. Objets-miracles. Objets que les stalkers viennent pillerau risque de leur vie,comme une bande de fourmis coloniseraitsans rien y comprendre les détritus abandonnéspar des pique-niqueurs au bord d’un chemin. Les hommes ne sont-ils doncque des fourmis pour les Visiteurs ? De ce roman étonnant, le cinéaste soviétique Tarkovskya tiré un film admirable.

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Cela faisant, il n’arrêtait pas une seconde d’être stalker. Sans réfléchir, sans prendre conscience et même sans le retenir, il notait presque avec sa moelle épinière, qu’à gauche, assez loin pour être inoffensif, au-dessus d’un tas de vieilles planches, se dressait un « gai fantôme » : tranquille, épuisé, donc on pouvait s’en foutre ; tandis qu’à droite s’était mise à souffler une brise légère, et à quelques pas plus loin se découvrait une « calvitie de moustique », lisse comme un miroir, pourvue de plusieurs tentacules à la façon d’une étoile de mer – loin, donc aucun danger – et dans son centre, un oiseau aplati, réduit à l’état d’ombre, chose rare, car les oiseaux ne survolent presque jamais la Zone ; et là, à côté du sentier, deux « creuses » qui traînaient, apparemment c’est Charognard qui les avait jetées sur le chemin de retour : la peur est plus forte que la cupidité… Il voyait tout, il prenait tout en considération et il suffisait qu’Arthur s’éloignât, recroquevillé, ne serait-ce que d’un seul pas, de la bonne direction pour que la bouche de Redrick s’ouvrit d’elle-même et qu’un cri rauque, avertisseur, sortît tout seul de sa gorge. Une machine, pensait-il. Vous avez fait de moi une machine… Les débris de cailloux au bord de la carrière devenaient de plus en plus proches et les arabesques curieuses de la rouille sur le toit rouge de l’excavateur étaient déjà visibles.

T’es un imbécile, Barbridge, pensait Redrick. T’es malin, mais imbécile quand même. Comment as-tu pu me croire, je te le demande ? Pourtant, tu me connais depuis toujours, tu dois me connaître mieux que moi. C’est que tu es devenu vieux, voilà. Vieux et bête. En plus, toute la vie, tu n’as eu affaire qu’à des crétins… Et là, il s’imagina la gueule qu’avait faite Charognard en apprenant que son Arthur, son bel Archie, le sang de son sang, était parti dans la Zone avec Rouquin pour chercher ses jambes à lui, Charognard, que ce n’était pas un morveux inutile qui y était parti, mais son propre fils, sa vie, sa fierté… Et, s’étant imaginé cette gueule, Redrick éclata de rire. Lorsque Arthur se retourna et lui jeta un regard apeuré, il lui fit un geste de la main : avance, avance ! tout en continuant de rire. Et de nouveau des tronches se mirent à défiler dans sa conscience comme sur un écran… Il fallait tout changer. Pas une vie, pas deux, pas un destin, pas deux, mais chaque petit boulon de ce monde ignoble et infect, c’était ça qu’il fallait changer…

Arthur, son cou long et tendu, s’arrêta devant une descente raide vers la carrière, s’arrêta et se figea, scrutant quelque chose en bas et au loin. Redrick s’approcha de lui et s’arrêta à côté. Mais il ne regarda pas là où regardait Arthur.

Droit sous ses pieds commençait la route défoncée depuis plusieurs années par des chenilles et des roues de camions. À droite, s’élevait une falaise blanche, craquelée par la chaleur ; la falaise de gauche était à moitié écroulée et là, parmi des cailloux et des tas de gravats, se trouvait l’excavateur incliné ; sa pelle était baissée et piquait, impuissante, au bord du chemin. Comme il fallait s’y attendre, sur la route on ne voyait plus rien, et tout près de la pelle seulement, pendaient, des saillies grossières de la falaise, des stalactites noires et tordues, semblables à de grosses bougies ; dans la poussière on apercevait plusieurs éclaboussures noires, comme si quelqu’un y avait versé du bitume. C’est tout ce qui restait d’eux, on ne pouvait même pas dire combien ils avaient été. Peut-être chaque éclaboussure est-elle un homme, un souhait de Charognard. Celle-ci, c’est pour que Charognard revienne sain et sauf de la cave du septième bâtiment. Celle-là, plus grande, c’est quand Charognard avait sorti de la Zone sans problème un « aimant qui bouge ». Et cette bougie-là, c’est Dina Barbridge, la somptueuse, ne ressemblant ni à sa mère ni à son père. Quant à cette tache-ci, c’est Arthur Barbridge, le beau gosse, la fierté, ne ressemblant ni à sa mère ni à son père…

« On est arrivé ! râla avec véhémence Arthur. Monsieur Shouhart, on est quand même arrivé ! »

Il rit d’un rire heureux, s’accroupit et se mit à frapper la terre de toutes ses forces. La touffe de cheveux au sommet de son crâne tremblait et se balançait d’une façon ridicule, absurde ; des morceaux de boue jaillissaient dans tous les sens. Là seulement, Redrick leva les yeux et regarda la boule. Prudemment. Craintivement.

Avec la peur secrète qu’elle ne soit différente de ses espérances, qu’elle ne le déçoive, qu’elle ne fasse naître en lui un doute, qu’elle ne le fasse choir du ciel où il avait réussi à grimper, à moitié noyé dans la boue…

Elle n’était pas en or, mais plutôt en cuivre, rougeâtre, parfaitement lisse et elle lançait des reflets troubles sous le soleil. Elle était posée au pied de la falaise la plus éloignée de la carrière, confortablement installée parmi les tas de roche compressée. Et même d’ici on voyait à quel point elle était massive et de quel poids elle pesait sur sa couche.

Elle n’inspirait rien de décevant ni de douteux, mais rien non plus qui insufflerait l’espoir. Curieusement, en la voyant, on pensait avant tout qu’elle devait être vide et très chaude au toucher à cause du soleil. Elle n’irradiait aucune lumière particulière et ne paraissait absolument pas capable de s’envoler en l’air et d’y danser, comme cela lui arrivait souvent dans les légendes. Elle était là où elle était tombée. Elle s’était peut-être échappée d’une poche énorme ou s’était égarée, roulant trop loin, lors du jeu des géants ; elle n’était pas installée ici, elle y traînait, traînait exactement comme toutes ces « creuses », « bracelets », « batteries » et autres déchets restés après la Visite.

Mais, en même temps, il y avait malgré tout quelque chose, et plus Redrick la regardait, plus il comprenait que la regarder lui était agréable, qu’il avait envie de s’en approcher, la toucher, la caresser ; puis, de quelque part surgit la pensée que cela devait être bien de s’asseoir à côté ou, encore mieux, d’y appuyer son dos, de rejeter la tête et, les yeux clos, de réfléchir, se livrer aux souvenirs ou, peut-être, de simplement somnoler, en se reposant…

Arthur bondit sur ses pieds, ouvrit brutalement toutes les fermetures Éclair de sa veste, l’arracha et la lança sous ses pieds, en soulevant un nuage de poussière blanche. Il criait quelque chose, faisant des grimaces, agitant les bras, puis les croisa derrière le dos et, d’une démarche dansante, faisant de ses pieds des pas compliqués, amorça la descente, en sautillant. Il ne regardait plus Redrick, il avait déjà oublié Redrick, il avait déjà tout oublié ; il allait réaliser ses vœux, ses petits vœux rougissants de collégien, de gosse qui de sa vie n’avait vu d’autre argent que ce qu’on appelait argent de poche, ses vœux de blanc-bec qu’on fouettait sans pitié si, en rentrant à la maison, il sentait l’alcool même légèrement, qu’on élevait pour qu’il devînt avocat renommé, futur ministre et dans la perspective la plus lointaine, président, comme vous pouvez l’imaginer… Les yeux irrités, plissés sous la lumière aveuglante, Redrick le regarda dans le dos sans rien dire. Il était froid et calme, il savait ce qui allait se produire et il savait qu’il ne le regarderait pas, mais tant qu’il pouvait encore regarder, il le faisait, ne ressentant rien de particulier, sinon que quelque part au fond de lui, un petit ver s’était soudain agité, tournant sa tête piquante.

Le gamin descendait toujours, en faisant des pas de danse sur la falaise abrupte, dans un bruit de claquettes inimaginable ; la poussière blanche s’envolait sous ses talons, il criait quelque chose à tue-tête, d’une voix très sonore, très gaie, et très solennelle, une espèce de chanson et d’incantation, et Redrick pensa que c’était la première fois de toute l’existence de la carrière que quelqu’un descendait ce chemin de cette façon-là, comme se rendant à une fête. Au début, il n’écoutait pas ce qu’était en train de crier ce passe-partout parlant, et puis quelque chose s’était branché en lui et il entendit :

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