Arkadi Strougatski - Stalker

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Stalker: краткое содержание, описание и аннотация

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Des Visiteurs sont venus sur Terre. Sortis d’on ne sait où,ils sont repartis sans crier gare. Dans la Zone qu’ils ont occupéependant des années sans jamais correspondreavec les hommes, ils ont laissé traînerdes objets de toutes sortes. Objets-pièges. Objets-bombes. Objets-miracles. Objets que les stalkers viennent pillerau risque de leur vie,comme une bande de fourmis coloniseraitsans rien y comprendre les détritus abandonnéspar des pique-niqueurs au bord d’un chemin. Les hommes ne sont-ils doncque des fourmis pour les Visiteurs ? De ce roman étonnant, le cinéaste soviétique Tarkovskya tiré un film admirable.

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— Allez, debout, dit Redrick sans se retourner. Ça, c’est rien encore… Debout, qu’est-ce que t’as à traîner ! »

Sifflant de douleur à cause de ses épaules brûlées, il se mit le sac sur le dos et glissa ses bras entre les courroies. Il avait l’impression que sa peau brûlée s’était fripée et couverte de rides douloureuses. Il craint la douleur… Va te faire foutre, avec tes douleurs !… Il regarda tout autour. Bien, ils étaient toujours sur le sentier. Maintenant c’était le tour de ces collines des morts. Des saloperies de collines, les voilà qui pointent comme des crânes de diables, en plus ce vallon entre elles… Involontairement, il aspira l’air par le nez. Oui, un sale vallon, c’est là qu’est toute la saloperie…

« Tu vois le vallon entre les collines ? demanda-t-il à Arthur.

— Oui.

— Fonce droit dessus. Avance ! »

Arthur s’essuya le nez du dos de la main et se mit en marche, pataugeant dans les flaques. Il boitillait et n’était plus aussi droit et élancé qu’avant : il avait le dos courbé et marchait à présent avec prudence et précaution. En voilà encore un que j’ai tiré du pétrin, pensa Redrick. Ce serait le cinquième ? Le sixième ? Et à quoi bon, je me le demande ? Qu’est-il pour moi, un parent ? Ai-je juré de le ramener vivant ? Écoute, Rouquin, pourquoi l’as-tu tiré de là ? Tu as failli clamecer à cause de lui… Bon, maintenant, à tête reposée, je sais : j’ai bien fait de l’en avoir tiré, je ne pourrai pas me passer de lui, il est une sorte d’otage pour Ouistiti. Ce n’est pas un homme que j’ai sorti de là, mais mon détecteur de mines. Mon dragueur de mines. Mon passe-partout. Mais là, en plein pétrin, je ne pensais pas du tout à ça. Je l’ai traîné comme s’il était mon frère, et la pensée de l’abandonner ne m’a même pas effleuré, bien que j’aie tout oublié : le passe-partout, Ouistiti… Mais qu’est-ce que ça signifie, alors ? Ça signifie que je suis pour de bon un type qui a du cœur. C’est ce que me répète sans arrêt Goûta, c’est ce que me serinait Kirill, et Richard aussi me casse les oreilles avec ça… Ils appellent ça « un type qui a du cœur » ! Laisse tomber, se dit-il. Ici tu n’as rien à faire de ta bonté ! Ici il faut d’abord réfléchir et bouger seulement après. Que ce soit la première et la dernière fois, vu ? Un bon gars… Il faut le garder pour le « hachoir », pensa-t-il avec froideur et netteté. Ici on peut passer partout, sauf par le « hachoir ».

« Stop ! » dit-il à Arthur.

Le vallon s’étalait devant eux et Arthur était déjà immobile, en train de regarder Redrick d’un air déconcerté. Le fond du vallon était couvert d’une boue vert pus, avec des reflets gras sous le soleil. Une brume légère flottait au-dessus de la surface, devenant plus dense entre les collines ; trente pas plus loin on ne voyait rien. Et la puanteur ! « Ça va sentir par là, Rouquin… bref, n’aie pas la trouille ! »

Arthur émit un son guttural et recula. Alors Redrick se secoua de son engourdissement, sortit rapidement de sa poche le paquet de coton imbibé de déodorant, se boucha les narines et tendit le coton à Arthur.

« Merci, monsieur Shouhart, dit Arthur d’une voix faible. On ne peut pas s’arranger pour passer par en haut ?… »

Sans prononcer un mot, Redrick le prit par les cheveux et tourna sa tête vers le tas de chiffons sur le remblai pierreux.

« C’était Binoclard, dit-il. Sur la colline à gauche, on ne le voit pas d’ici, repose Caniche. Dans le même état. Vu ? Avance. »

La boue était tiède, gluante. D’abord, ils marchaient debout, enfoncés jusqu’à la ceinture ; heureusement, le fond était pierreux et assez égal sous leurs pieds, mais rapidement Redrick entendit des deux côtés un bourdonnement familier. Sur la colline de gauche éclairée par le soleil, on ne voyait rien, mais sur la pente de droite, dans l’ombre, sautillaient déjà de petites lueurs mauves.

« Penche-toi ! » ordonna-t-il entre ses dents et lui-même se pencha. « Plus bas, crétin ! » cria-t-il.

Arthur se pencha, apeuré, et au même instant un coup de tonnerre déchira l’air. Juste au-dessus de leurs têtes, un éclair à peine visible sur le ciel trembla dans une danse démente. Arthur se baissa et plongea jusqu’aux épaules. Redrick, les oreilles bouchées par le fracas, tourna la tête et vit dans l’ombre, parmi les pierres brisées, une vive tache écarlate qui fondait rapidement ; aussitôt, un deuxième éclair frappa.

« En avant ! En avant ! » hurla-t-il, sans entendre le son de sa voix.

Maintenant, ils avançaient accroupis, avec juste la tête au-dessus de la boue et à chaque décharge Redrick voyait les cheveux longs d’Arthur se dresser et sentait des milliers de petites aiguilles s’enfoncer dans la peau de son visage. « En avant ! répétait-il d’une voix monotone. En avant !… » Il n’entendait plus rien. À un moment donné, Arthur tourna vers lui son profil et il vit un œil écarquillé par l’épouvante qui louchait sur lui, des lèvres blanches qui tremblaient et une joue en sueur, barbouillée de vert. Puis les éclairs se mirent à frapper si bas qu’ils furent obligés de plonger la tête dans l’eau. La glaire verte leur collait la bouche, ils avaient du mal à respirer. En cherchant l’air avec sa bouche, Redrick arracha les tampons de son nez et découvrit soudain que la puanteur avait disparu, que l’odeur fraîche, aiguë, de l’ozone emplissait l’atmosphère, tandis que tout autour la vapeur s’épaississait de plus en plus. Ou étaient-ce ses yeux qui ne voyaient plus clair ? Déjà, il n’apercevait plus ni les collines à droite et à gauche, ni rien que la tête d’Arthur maculée de boue verte, et la vapeur jaune qui bouillonnait autour.

Je vais m’en sortir, je vais m’en sortir, pensait Redrick. Ce n’est pas la première fois, toute ma vie ça a été comme ça, moi dans la boue et des éclairs au-dessus de ma tête, ça n’a jamais été autrement… Et d’où sort cette saloperie ? Tellement de saloperies… c’est dingue, autant de saloperies en un seul endroit ! C’est Charognard, pensa-t-il avec véhémence. C’est Charognard qui est passé par là, c’est lui qui a laissé ça… Binoclard repose à droite, Caniche à gauche, pour que Charognard puisse passer entre les deux et laisser toute sa saloperie derrière lui… Bien fait pour toi, se dit-il. Celui qui marche sur les traces de Charognard est dans la boue jusqu’à la gueule. Quoi, tu ne le savais pas ? Il y a trop de charognards, voilà pourquoi il ne reste pas un endroit propre ici… Nounane, c’est un imbécile : toi, Rouquin, tu es un violateur de l’équilibre, un violateur de l’ordre, toi, Rouquin, quel que soit l’ordre, le bon ou le mauvais, tu n’es jamais bien. À cause de types comme toi il n’y aura jamais de paradis sur terre… Mais qu’est-ce que tu comprends à tout ça, mon gros ? Où as-tu vu chez nous un ordre bon ? Quand m’as-tu vu sous un ordre bon ?…

Il glissa sur une pierre qui lui tourna sous le pied, plongea la tête dans la boue, remonta à la surface, vit tout près de lui le visage d’Arthur, déformé, les yeux écarquillés. Et soudain il se couvrit de sueur froide en un instant : il lui sembla avoir perdu la direction. Mais il ne l’avait pas perdue. Il comprit immédiatement que c’était là-bas qu’ils devaient aller, là où le sommet noir d’un roc dépassait de la boue liquide. Il le comprit, bien que dans le brouillard jaune on ne vît rien que ce sommet.

« Stop ! hurla-t-il. Prends plus à droite ! À droite du roc ! »

De nouveau, il n’entendit pas le son de sa voix, alors il rattrapa Arthur, le saisit par l’épaule et se mit à lui montrer de la main : avance à droite du roc, la tête dans la boue. Vous me paierez ça, pensa-t-il. Devant le roc, Arthur plongea et aussitôt un éclair frappa avec fracas le sommet noir, faisant jaillir des miettes incandescentes. Vous me paierez ça, se répéta-t-il, plongeant la tête dans la boue et agitant bras et jambes de toutes ses forces. Un nouveau coup lui résonna bruyamment dans les oreilles. Je vous étriperai ! Puis, une pensée l’effleura, fugace : mais de qui je parle ? Je ne sais pas. Peu importe, quelqu’un doit payer pour tout ça, quelqu’un me le paiera ! Laissez-moi juste arriver jusqu’à la Boule, il faut que j’arrive jusqu’à la Boule, je ne suis pas Charognard, je vous demanderai des comptes à ma façon…

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