Arkadi Strougatski - Stalker

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Stalker: краткое содержание, описание и аннотация

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Des Visiteurs sont venus sur Terre. Sortis d’on ne sait où,ils sont repartis sans crier gare. Dans la Zone qu’ils ont occupéependant des années sans jamais correspondreavec les hommes, ils ont laissé traînerdes objets de toutes sortes. Objets-pièges. Objets-bombes. Objets-miracles. Objets que les stalkers viennent pillerau risque de leur vie,comme une bande de fourmis coloniseraitsans rien y comprendre les détritus abandonnéspar des pique-niqueurs au bord d’un chemin. Les hommes ne sont-ils doncque des fourmis pour les Visiteurs ? De ce roman étonnant, le cinéaste soviétique Tarkovskya tiré un film admirable.

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« Monsieur Shouhart », dit soudain Arthur, en regardant de côté. « Vous croyez sérieusement que cette chose accomplit les souhaits ?

— Foutaises ! » prononça distraitement Redrick et il se figea, la main tenant le gobelet à mi-chemin de sa bouche. « Comment sais-tu ce que nous allons chercher ? »

Arthur eut un rire gêné, il enfonça ses doigts dans ses cheveux noirs, tira légèrement dessus et dit :

« Je l’ai deviné !… Je ne sais plus maintenant ce qui m’a donné cette idée… Bon, d’abord, avant, le père n’arrêtait pas de me casser les oreilles avec cette Boule d’or. Mais depuis quelque temps, subitement, il n’en a plus parlé et à la place, il allait sans arrêt vous voir. Je sais que vous n’êtes absolument pas amis malgré tout ce que le père a pu dire… Puis, il est devenu bizarre… » Arthur rit de nouveau et secoua la tête, se rappelant quelque chose. « J’ai compris vraiment tout quand vous étiez en train d’essayer ce petit dirigeable sur le terrain vague… » Il tapota de la main le sac à dos où se trouvait le ballon dégonflé et plié. « À vrai dire, je vous ai suivis et quand j’ai vu que vous faisiez monter un sac de pierres au-dessus de la terre, alors tout est devenu définitivement clair. Je crois que dans la Zone il ne reste plus rien de lourd à part la Boule d’or. » Il mordit dans son sandwich, mastiqua et prononça pensivement, la bouche pleine : « La seule chose que je ne comprends pas, c’est comment vous allez l’accrocher, parce qu’à mon avis, elle doit être lisse… »

Redrick ne le quittait pas des yeux par-dessus son gobelet et il pensait qu’ils ne se ressemblaient pas, le père et le fils. Ils n’avaient rien de commun. Ni le visage, ni la voix, ni l’âme. La voix de Charognard était rauque, obséquieuse, voire ignoble, mais quand il avait parlé de ça, il en avait parlé formidablement. On ne pouvait pas ne pas l’écouter. « Rouquin, avait-il dit, penché par-dessus la table, il ne reste à présent que nous deux et à nous deux nous n’avons que deux jambes, les deux étant à toi… Qui irait, sinon toi ? Il se peut que ce soit le plus grand trésor de la Zone ! Qui s’en emparera dis-moi, hein ? La laisserons-nous à ces gandins avec leurs machines ? Parce que c’est moi qui l’ai trouvée, moi ! Je la gardais pour moi. Et même maintenant, je ne la donnerais à personne, sauf à toi. Le nombre de blancs-becs que j’ai entraînés, j’ai ouvert pour eux une véritable école, non, ils ne peuvent pas, ils n’ont pas les tripes pour… Bon, tu ne me crois pas. Tant pis. L’argent est à toi. Tu me donneras ce que tu jugeras nécessaire, je sais que tu ne me léseras pas. Et alors, qui sait, peut-être récupérerai-je mes jambes. J’aurai de nouveau mes jambes, tu comprends ? C’est la Zone qui me les a prises, c’est peut-être elle aussi qui me les rendra ?… »

« Quoi ? demanda Redrick, reprenant ses esprits.

— J’ai demandé si je pouvais fumer une cigarette, monsieur Shouhart ?

— Oui, dit Redrick. Vas-y, fume… Moi aussi, je vais en griller une. »

Il avala d’un trait le reste du café, sortit une cigarette, la fit rouler entre ses doigts et vrilla son regard sur le brouillard qui se dissipait. Un dingue, pensa-t-il. Un fou, c’est sûr. Il veut des jambes… l’ordure…

Toutes ces conversations lui avaient laissé un arrière-goût indéterminable. Avec le temps qui passait, cet arrière-goût n’avait pas disparu, mais devenait de plus en plus prononcé. Redrick n’arrivait pas à comprendre ce que c’était, mais cette chose le dérangeait, comme s’il avait été contaminé par Charognard, mais pas par une saloperie, au contraire, par une force ?… Non, pas par une force non plus. Mais par quoi, alors ? Bon, se dit-il. Réfléchissons. Supposons que je ne suis pas arrivé jusqu’ici. Que j’étais sur le point de partir, mon sac à dos était fait et là, quelque chose s’est produit… par exemple, on m’a pincé. Serait-ce mal ? Oui, sûrement. Pourquoi serait-ce mal ? L’argent me passerait sous le nez ? Non, il ne s’agit pas de l’argent… Le trésor serait à ces vermines, ces Rauques et ces Osseux ? Oui, il y a de ça. C’est vexant. Mais qu’est-ce que j’ai à voir là-dedans ? De toute façon, c’est eux qui finiront par l’avoir…

« Brrr ! » Arthur se pelotonna. « Le froid perce jusqu’aux os. Monsieur Shouhart, me donnerez-vous une gorgée maintenant ? »

Sans rien dire, Redrick sortit la flasque et la lui tendit. Pourtant, je n’ai pas accepté tout de suite, pensa-t-il soudain. Vingt fois j’ai envoyé Charognard se faire pendre. Et la vingt et unième j’ai fini par accepter. Je n’en pouvais vraiment plus, voilà. Notre dernière conversation a été très courte, très sérieuse. « Salut, Rouquin. J’ai apporté la carte. Tu vas peut-être y jeter un œil ? » Je l’ai regardé dans les yeux, ces yeux qui étaient comme des abcès : jaunes, avec un point noir, et j’ai dit : « Envoie. » C’est tout. Je me souviens d’avoir été ivre, j’avais bu toute la semaine d’affilée, je me sentais sali… Ah ! diable, quelle importance à présent ? Bon, j’ai accepté et alors ? Qu’est-ce que j’ai à fouiller dans tout ça comme un cinglé ? Aurais-je peur ou quoi ?…

Il tressaillit. Un grincement long et triste retentit soudain dans le brouillard. Redrick bondit sur ses pieds comme mû par un ressort et fut immédiatement suivi par Arthur, qui bondit à son tour. Mais tout était de nouveau silencieux, et seuls, de petits graviers froufroutaient doucement, en ruisselant du remblai.

« Ça doit être la roche qui s’est affaissée, murmura Arthur d’une voix mal assurée, articulant avec peine. Les wagonnets avec la roche… ça fait longtemps qu’ils sont là… »

Redrick regardait droit devant lui et ne voyait rien. Il s’était rappelé. C’était arrivé une nuit. Il avait été réveillé par le même son, triste et long, et son cœur flancha comme cela arrive dans les rêves. Seulement, ce n’était pas un rêve. C’était Ouistiti qui criait, assise sur son lit devant la fenêtre. Goûta s’était réveillée à son tour et avait pris Redrick par la main. Ses épaules s’étaient immédiatement couvertes de sueur et ils étaient restés ainsi allongés, en train d’écouter ; lorsque Ouistiti s’était tue et recouchée, il avait attendu encore un peu, puis s’était levé, était descendu à la cuisine, et avait bu avidement une demi-bouteille de cognac. C’est à partir de cette nuit-là qu’il s’était mis à boire.

« La roche, disait Arthur. Vous savez, avec le temps elle s’affaisse. C’est dû à l’humidité, à l’érosion et à d’autres facteurs… »

Redrick regarda son visage pâli et se rassit. Sa cigarette avait disparu d’entre ses doigts et il en alluma une autre. Arthur resta debout encore quelque temps, tournant la tête l’air apeuré, puis se rassit aussi et prononça à mi-voix :

« Je sais, on raconte que quelqu’un vit dans la Zone. Des gens, on ne sait pas qui. Pas des Visiteurs, mais des gens. Que la Visite les aurait surpris ici et qu’ils auraient muté… se seraient adaptés à de nouvelles conditions. En avez-vous entendu parler, monsieur Shouhart ?

— Oui, dit Redrick. Seulement ce n’est pas ici, c’est dans les montagnes, dans le Nord-Ouest. Des bergers. » Voilà par quoi il m’a contaminé, pensait-il. Il m’a contaminé par sa folie. Voilà donc pourquoi je suis venu ici. Voilà ce que je cherche… Une sensation étrange et totalement nouvelle l’envahissait lentement. Il se rendait compte qu’en réalité cette sensation n’était pas du tout nouvelle, qu’elle se nichait quelque part en lui depuis longtemps, mais il ne le devinait que maintenant, et alors tout se mit à sa place. Ce qui avant lui paraissait une bêtise, le délire dément d’un vieillard qui avait perdu la raison, se révélait à présent être son seul espoir, le seul sens de sa vie, car ce n’est qu’à présent qu’il comprenait : la seule chose au monde qui lui restait encore, l’unique chose pour laquelle il avait vécu ces derniers mois, c’était l’espoir d’un miracle. Lui, le crétin, l’idiot, repoussait cet espoir, le piétinait, s’en moquait, le noyait dans l’alcool, parce qu’il n’y était pas habitué, parce que jamais de sa vie depuis l’enfance, il n’avait compté sur personne d’autre que lui-même et parce que depuis l’enfance le fait de compter sur lui-même se traduisait pour lui par la quantité de billets verts qu’il réussissait à tirer, à saisir, à arracher avec les dents du chaos indifférent qui l’entourait. Cela avait toujours été ainsi et cela aurait continué s’il ne s’était pas retrouvé dans un trou d’où ne pouvaient le sortir tous les billets verts de l’univers, et au fond duquel il était absolument insensé de compter sur lui-même. Et maintenant, cet espoir – non, ce n’était plus un espoir, mais la certitude d’un miracle – l’avait empli à ras bords et déjà, il s’étonnait d’avoir pu vivre auparavant dans ce noir absolu, inextricable… Il rit et donna une bourrade sur l’épaule d’Arthur.

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