Frédéric Dard - Bosphore et fais reluire

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Bosphore et fais reluire: краткое содержание, описание и аннотация

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Ma Félicie chérie,
Je t'écris d'Istanbul où je vis des choses que tu auras du mal à croire lorsque je te les raconterai. Jamais, de toute ma carrière, je n'aurai eu tant d'ennemis sur le dos à la fois. On peut dire que je bois le calife jusqu'à l'hallali ! Je travaille en « poule » avec Violette, une nouvelle inspectrice « ormée » par le Vieux. Béru a complètement défoncé le fondement d'une employée du consulat. Mathias a les poches bourrées de gadgets qui ridiculiseraient James Bond. Quant à Jérémie Blanc, il devient raciste ! Mais comme dit Violette : « L'un dans l'autre, on s'en sort. » Je ne me souviens pas si, la dernière fois tu m'as fait une blanquette, tu avais bien mis un jaune d'œuf dedans ? Le mieux est que tu m'en refasses une autre quand je rentrerai. En attendant, je Bosphore.
Grosses bises, Ton fils pour la vie.
Antoine.

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— La prostitution ne vous a jamais tentée ?

— Quelle horreur ! Pour qui me prenez-vous ? Me faire payer pour le plaisir qu’on m’accordait ? C’eût été inqualifiable ! Mes sens sont peut-être survoltés, mais ma morale est sauve !

Chère belle et franche Violette, émouvante de sincérité !

Elle baisse la voix, bat des cils :

— Et vous savez quelque chose, commissaire ? Bien que je sois incapable de juguler mes instincts sexuels, je suis follement amoureuse de vous !

Le plus fort c’est qu’elle paraît sincère.

— Merci du privilège, ma jolie.

Je lui vote une pelle galochée en témoignage de reconnaissance.

Elle ne peut se retenir de me flatter le grand Marcel, comme par inadvertance. Incorrigible femelle !

De l’autre côté de la rue, les immeubles sont d’im-por-tance moyenne : pas luxueux, un peu ébréchés même, mais avec un aspect oriental-petit-bourgeois, si je puis dire. Trois étages, des porches élevés, plein cintre, des fenêtres hautes, en ogive, avec des volets soigneusement clos, composés de lattes qui ne laissent rien voir des appartements.

Un grand magasin de tapis fait face au Windsor Lodge. Ceux-ci sont accrochés sur la façade jusqu’au deuxième étage et jonchent le trottoir. Ils ne laissent en fait d’ouvertures que la porte (sorte de trou noir, rectangulaire, donnant sur un antre mystérieux) et deux fenêtres à petits carreaux sales. Devant l’ouverture béante, une table de cuivre martelé supporte deux narguilés qui évoquent quelques binious stylisés, avec des embouts gros comme des pompes à vélo à l’extrémité de leur tuyau. Des braises brasillent en de menus foyers, l’eau de leurs vases embués gargouille faiblement à cause de deux vieux mecs en chemise, bonnet de laine, bénouse déformé, qui fument béatement, l’air absent.

Moi, le narguilé (ou narghilé, ou narguileh), ça me fait poiler. Déjà, une cigarette, je trouve con, alors que dire de ce fourbi insensé de verre, de métal, de caoutchouc que des mecs tètent, telles des mamelles hétéroclites, comme s’ils se shootaient avec un poste à essence miniaturisé. Un jour que je traînais mes couines au Liban, j’ai essayé de fumasser ce truc-là sous la houlette d’un aminche arabe. Trois ou quatre goulées, pas davantage. Je me suis senti si glandu avec ce clystère en bouche, que j’ai tout de suite déclaré forfait. D’ailleurs, ça n’avait pas grand goût pour un palais affiné au Château d’Yquem. J’allais pas me zinguer les papilles avec ces conneries.

Les deux vioques mal rasés font vachetement folklore sur leur tas de tapis. Je passe devant eux et, délibérément, m’engage sous le porche jouxtant le magasin. T’as alors une sorte de cour ombreuse et malodorante où deux chiens tentent de se sodomiser, sans grand espoir vu leur différence de taille. Un bric-à-brac inidentifiable est accumoncelé là. Un conduit d’écoulement creusé dans le sol dallé évacue des liquides en pleine putréfaction.

J’avise un escalier extérieur, plaqué contre le mur. Il dessert les trois étages en zigzag. Il est en bois peint en vert. La couleur s’en va par plaques. Je monte. Premier palier. Une porte vitrée, fermée. Je tente de regarder à l’intérieur : il s’agit d’un entrepôt à tapis. Y en a des piles et des piles. Je grimpe au second niveau : même topo. Là encore, l’entrepôt continue. Mais d’après ce que je peux apercevoir, l’endroit n’accueille que des rossignols : c’est l’ultime resserre où l’on évacue les invendables, les loupés, les moisis.

La lourde du palier n’est fermée que par deux gros cadenas « à l’ancienne », mahousses comme des bourses de taureau. J’use de mon sésame. S’agit-il d’un mécanisme turc, toujours est-il que le petit futé est moins à son aise qu’avec des serrures perfectionnées. Ça renâcle mochement. De temps à autre, je me déconcentre pour gaffer l’environnement. Dans la cour, les deux cadors continuent de s’escrimer en jappant d’impatience ou de contrariété, j’sais pas. Au-dessus, c’est habité. J’entends mouliner un poste de radio crachoteur qui diffuse de la mélopée arbie et, par instants, un bébé pousse une beuglante qu’on lui jugule en agitant son berceau. Je continue de cigogner le premier cadenas. Il finit par se rendre. Le deuxième, vaincu par l’exemple, fait moins de chichis et se laisse convaincre.

J’entre dans le local. Une odeur âcre de poussière suraccumulée et de suint rance m’agresse l’olfactif et me file un simulacre d’angine. Il y a une quantité de toiles d’araignée en festons et des rats en goinfrade qui s’évacuent sans hâte. Il fait obscur. Une lumière grise, épaisse, avec, de-ci, de-là, le laser mince d’un rayon de soleil fourvoyé. Je m’approche d’une fenêtre dont les volets sont fermés. A travers une fente, j’aperçois le Windsor Lodge , en face de moi, à moins de dix mètres. J’en surplombe le premier étage. Comme il s’agit d’une architecture britannique, il est abondamment éclairé par des baies à petits carreaux.

De mon poste, je distingue nettement le couloir où prennent les chambres de mes deux tueurs et celle du supposé Carlos. Un contentement intense me vient. Je réalise qu’avec un minimum de précautions, je vais pouvoir installer ici un poste d’observation car cet étage doit rester des mois, voire davantage, sans recevoir la visite des marchands de tapis. Le seul danger est constitué par les habitants du dessus.

Je me retire et, de nouveau sur l’étroit palier de bois, j’arrange un savant trompe-l’œil avec les cadenas, de manière à ce qu’ils aient encore l’air d’être opérationnels tout en ne l’étant point. C’est-à-dire qu’ils emprisonnent deux extrémités de chaîne sans rapport direct. Il suffit de les détortiller un peu pour libérer la lourde.

Content comme un prostatique qui vient de pisser, je quitte l’endroit d’une allure paresseuse, me promettant d’y revenir bientôt.

Les clebs ont abandonné leur projet. Le plus grand est allé se faire tirer ailleurs. Le plus petit lape le liquide innommable du conduit à ciel ouvert. La typhoïde, lui, fume !

CONCILIABULE

C’est le grand amour, Violette et Cathy. Elles sont encore en train de se congratuler le clito lorsque je reviens au consultat. Violette qui, pour l’instant, se fait désintellectualiser la case trésor par la secrétaire, décidément en verve, m’adresse un petit geste d’excuse en pressant ses cuisses contre les oreilles de l’aimable personne pour qu’elle ne puisse percevoir mon inopinance.

Discret, je me retire.

Nous occupons un coin isolé du consulat, près de la pièce des archives. Entre notre chambre et ladite se trouve un local neutre, seulement meublé de quelques chaises et d’une table métallique. Des caisses et des cartons emplis d’imprimés vierges sont empilés le long des murs, composant d’étranges remparts. J’attends en ce lieu morose la fin des dévergonderies de ces demoiselles. Ce qui est un peu fatigant avec Violette, c’est qu’elle n’a que deux attitudes dans la vie : ou bien elle joue Jeanne d’Arc, ou bien elle s’envoie en l’air. La broderie, elle, connaît pas ! Le repos de la guerrière, c’est illico dans le suce-sexe que ça se passe ! Elle ignore les plaisirs intermédiaires.

Un bruit de pas nombreux me fait sursailler et tressautir. Je bondis au couloir et je vois surviendre M. de Pourçaugnac en tête de peloton, suivi de quatre personnages dont la vue me réchauffe l’âme jusqu’aux sphincters inclus.

Je les cite dans l’ordre de leur entrée en scène : Jérémie Blanc, Alexandre-Benoît Bérurier, Raymond-Xavier Mathias et un inconnu d’une trentaine damnée, blond et brique, au regard de porcelaine, que je ne connais pas.

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