Franck Thilliez - Conscience animale

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Conscience animale: краткое содержание, описание и аннотация

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Et si se terrait en chacun de nous une animalité sanguinaire ? Et s'il était possible par un sacrifice bien mené de la réveiller ? Et si un homme avait précisément en tête d'user de ce savoir secret pour mettre en place une gigantesque entreprise assassine ? C'est dans le tourbillon de tous ces « si » que vont être aspirés Warren, père de famille presque ordinaire, Sharko, inspecteur tenace et téméraire, Moulin, jeune recrue faisant ses premières armes, et Neil, linguiste pour le moins singulier.
Nouant leur destin dans une enquête balisée par le sang et la cruauté, ils devront affronter l'impensable pour réaliser l'impossible. Mais quel sera le coût de cet impossible ?

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Ils s'enfoncèrent dans la cuisine, ils étaient ici chez eux.

Aucune gêne, aucun complexe ni crainte qui rendent le voleur de pacotille défaillant et benêt.

Lionel marmonna à voix basse.

— Eh bien, il ne s'embête pas, ce salopard. Regarde-moi ça la taille de la salle à manger… Voici l'étage, en avant…

Ils gravirent huit à huit les marches en chêne, ne laissant même pas au bois le loisir de craquer. Ils volaient presque, leurs pas de gymnaste frôlant le sol, puis pénétrèrent dans la chambre à peine éclairée par de timides étoiles. Dissimulé derrière un nuage grossier, l'astre blond s'interdisait d'assister à ce spectacle. Lionel, soixante-huitard un peu particulier, serrait la matraque dans une main, le pavé dans l'autre. L'une pour la femme, le second offert gracieusement à son saligaud de mari.

Bras croisés et dos contre le mur, Sam se pavanait au fond en tapotant du pied. Seuls un beau cigare, un cognac, et le chapeau d'Al Capone lui manquaient. Il allait assister à un son et lumière gratuitement, et s'en réjouissait à l'avance. Son élève prenait son temps, il s'était même planté à quelques centimètres de sa cible pour la disséquer des yeux, sentir son souffle rauque et saccadé, lécher du bout du nez son odeur de mâle. Quel sentiment de puissance, quelle jouissance ! Il avait ce pouvoir de frapper quand il le souhaitait, de juste le blesser, de le faire supplier ! Mais il attendait, le reniflant à la manière d'un cochon qui déniche une truffe. C'était si beau d'être là, d'avoir d'un côté la vie, de l'autre la mort. L'Enfer n'avait qu'à bien fermer ses portes ! Il allongea un regard libidineux sur sa femme, si belle, tellement raffinée, décorée de deux accroche-cœurs brunâtres qui la faisaient ressembler à Betty Boop. Son visage de poupée n'avait pas sa place là, aussi aurait-il bien pris le temps de lui faire sa fête, mais d'une manière différente. Pas bien grave, les récompenses seraient pour plus tard, quand il serait suffisamment préparé et autonome. Pour le moment, seules les consignes comptaient.

Persuadé que le débutant allait commettre une erreur, Sam se musela. Le benêt devait apprendre de lui-même les rudiments du métier, ça finirait alors par rentrer à force dans sa cervelle de moineau ! Le petit moustachu au crâne d'acajou brandit le pavé jusque dans son dos, sans prendre un élan phénoménal, avant de l'abattre fermement sur la mâchoire mi-ouverte du notaire. La percussion fut la même que celle d'une volumineuse boule de plomb qui détruit un bâtiment vétuste. La pierre lui brisa toutes les dents, entraînant par la suite une partie du nez et du menton, si bien que l'homme semblait avoir été aspiré de l'intérieur. Des gerbes panachées vinrent s'accrocher au visage de l'exécuteur, sans omettre d'ajouter des motifs originaux sur la tapisserie. Il s'apprêtait à lever la matraque, cependant la femme, qui avait croisé son regard froid et animal, hurlait déjà. Décontenance puis panique immobilisèrent l'exécuteur. Que faire ? Aussi trivial que cela pût paraître, il n'avait pas pensé à commencer par elle. La tuer n'était pas au programme du jour, mais comment agir autrement ? Désobéissant aux ordres, violant une des règles, il lui frappa le dessus de la tête avec une force à assommer un éléphant dans le but de l'achever du premier coup, mais la matraque se cassa en deux, percutant auparavant le bord métallique du lit. La femme se retrouva avec une maigre partie de la boîte crânienne défoncée, à peine visible. Une coulée épaisse roula tranquillement le long de sa tempe tandis qu'elle poussait de rapides gémissements, baignant tant dans son sang que celui de son mari. Mêlé à la couleur corbeau de ses cheveux, le rouge laissait transparaître des reflets miroités et changeants suivant l'angle sous lequel on la regardait.

— Espèce de crétin ! aboya Sam, qui se décolla du mur.

Il lui allongea son poing en pleine figure. Lionel accepta sans ciller cette correction, admettant qu'il avait fait une bourde, et de taille par-dessus tout.

— Ex… excuse-moi Sam, j'ai… j'ai pas réfléchi… Je savais pas qu'elle se réveillerait si vite ! On… on n'a qu'à l'achever !

La martyre se mit à couiner de plus belle, joignant ses deux mains au niveau de sa poitrine pour supplier. Sa fine liquette de soie blanche ressemblait de plus en plus à un tablier de boucher.

— Oui ! Bien sûr qu'on va l'achever, on n'a pas le choix ! Elle t'a vu, idiot ! Mais ça n'était pas le but de la mission ! Tu comprends ça ?

Dorénavant elle gloussait, mouillant sa culotte et jaunissant le matelas. Ils ne la regardaient même plus, ils se disputaient alors qu'elle, elle était au milieu de tout ça, abandonnée au côté d'un macchabée avec un entonnoir à la place de la tête…

— J… je vous… en supplie… Ne… ne me tuez pas… Je… je ferai tout… ce que vous voulez… Je vous en prie… Mon dieu… Non !!

Toujours en glougloutant, elle essuya son visage empourpré dans le drap maculé. Paraître attendrissant constituant l'un des derniers réflexes quand on sait que l'on va mourir, elle enlaça son mari, refroidi du premier coup et qui avait au moins cette chance de ne plus se poser de questions. Elle le serra fort contre elle pour essayer de calmer ses bourreaux. Du sang roulait à la place des larmes.

— Regarde à quoi ça nous mène maintenant ! gueula Sam, bras levé pour frapper une nouvelle fois. Elle n'y est pour rien elle, dans l'histoire ! Elle a l'air si gentille, pas comme ce porc !

— Non… Monsieur, pitié…

— Vas-y, finis-la maintenant, qu'est-ce que tu attends ?

Sam se tourna vers la fenêtre, mains dans le dos, regard levé vers le ciel agréablement décoré d'astres de toutes tailles.

Calme et volupté drainaient la proche campagne, tandis qu'au loin, des aurores urbaines, orangées et diffuses, éclairaient l'horizon à la manière d'un coucher de soleil flamboyant. Il ouvrit les carreaux pour s'enivrer d'un grand bol d'air pur.

Qu'il était frais et si odorant ! Les senteurs de primevères qui émanaient du champ d'à côté lui chatouillaient les narines, alors que les belles-de-nuit qu'il apercevait au loin, bien que le noir fût complet, lui chantaient en chœur un refrain entraînant. Il se retourna brusquement. Deux fentes horizontales, d'un jaune profond cette fois-ci, fixaient la pauvre femme.

— Mais qu'est-ce que tu fous, bordel ?

Ignorant avec quoi frapper, Lionel se trémoussait, tel un enfant qui a envie d'aller aux toilettes en pleine nuit.

— Pourquoi ? Pour… pourquoi… Ne me tuez pas… Je vous en supplie… Dites-moi pourquoi…

Gangrenés par l'incompréhension, les mots mouraient au bord de ses lèvres.

— On ne voulait pas vous faire de mal, madame. C'est de votre faute aussi, fallait pas gueuler comme une truie, fallait faire semblant de dormir, bordel !

Espèce de crétin, comme si on pouvait faire semblant de dormir quand votre mari se fait refaire le portrait à coups de parpaings sur la tronche , pensa Sam, superficiellement insatisfait du comportement irresponsable de son élève.

Le néophyte empoigna la femme par ses cheveux collés, la soulevant comme une mauvaise herbe qu'on arrache, avant de lui marteler la figure de son poing de marbre. Sa pierre à cinq doigts, vive et précise, frappait toujours au même endroit, lui renfonçant le nez de telle sorte que son doux visage n'avait plus aucun relief. Il cogna si fort qu'il lui brisa la nuque dans un bruit court mais distinct. La tête roula à la renverse, finalement l'arrière du crâne se gara entre les deux omoplates. Sous l'effet du choc, sa trachée se rompit au niveau de la paume d'Adam, étalant un sourire un tant soit peu forcé. Elle n'était désormais rien d'autre qu'une marionnette de chiffon passée dans une machine à laver, sur laquelle un as de carreau avait déteint. Ou tout simplement une nouvelle victime de L'Arrache-Cœur.

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