Georges-Jean Arnaud - Enfantasme

Здесь есть возможность читать онлайн «Georges-Jean Arnaud - Enfantasme» весь текст электронной книги совершенно бесплатно (целиком полную версию без сокращений). В некоторых случаях можно слушать аудио, скачать через торрент в формате fb2 и присутствует краткое содержание. Город: Paris, Год выпуска: 1991, ISBN: 1991, Издательство: Éditions Fleuve Noir, Жанр: Триллер, на французском языке. Описание произведения, (предисловие) а так же отзывы посетителей доступны на портале библиотеки ЛибКат.

Enfantasme: краткое содержание, описание и аннотация

Предлагаем к чтению аннотацию, описание, краткое содержание или предисловие (зависит от того, что написал сам автор книги «Enfantasme»). Если вы не нашли необходимую информацию о книге — напишите в комментариях, мы постараемся отыскать её.

Personne ne croyait à l'existence de ce petit garçon vêtu d'une grande cape noire. Ni les gens du pays ni son mari. Seule Charlotte l'avait vu, lui avait parlé, l'avait reçu dans sa maison. D'ailleurs, il devenait parfois envahissant, capricieux. Lorsqu'il n'était pas là elle souffrait de son absence mais prenait peur lorsqu'il revenait. Autour d'elle, on commençait par la trouver vraiment bizarre avec son idée fixe et son mari ne voulait plus qu'elle reste seule.
Les gens pensaient qu'elle devenait folle et elle-même finissait par croire que l'enfant n'était qu'un fantasme. Et puis le chien Truc disparut. Charlotte en le cherchant découvrit un cadavre dans une maison abandonnée.

Enfantasme — читать онлайн бесплатно полную книгу (весь текст) целиком

Ниже представлен текст книги, разбитый по страницам. Система сохранения места последней прочитанной страницы, позволяет с удобством читать онлайн бесплатно книгу «Enfantasme», без необходимости каждый раз заново искать на чём Вы остановились. Поставьте закладку, и сможете в любой момент перейти на страницу, на которой закончили чтение.

Тёмная тема
Сбросить

Интервал:

Закладка:

Сделать

Plus loin il y avait une ferme mais les volets en étaient fermés. Elle s’arrêta un moment, tourna autour en espérant découvrir des traces. Truc fouinait lui aussi mais visiblement personne n’était venu là depuis quelque temps.

Elle fut quand même heureuse d’apercevoir La Rousse, conserva jusqu’au bout l’espoir qu’il était revenu et l’attendait. Elle n’avait pas fermé les portes et en entrant dans le living elle l’appela :

— Pierre ?

Mais il n’était pas revenu. Attristée, elle donna à boire et à manger au chien, alla s’étendre dans le living en écoutant de la musique, un verre de whisky à la main.

Le téléphone la fit sursauter. Malgré l’improbabilité de la chose elle crut que c’était le jeune garçon qui l’appelait. Ce n’était que son mari.

— Tu devais m’appeler, lui reprocha-t-il. Tout va bien ? J’ai appelé vers midi.

— J’étais sortie.

— Tu vas bien ?

— Oui, ça va. Quand viens-tu ?

— Vendredi soir certainement. Veux-tu que j’amène des amis ? Les Gardet par exemple ?

Il devait appréhender de passer le week-end en tête à tête avec elle.

— Une autre fois, dit-elle. Je ne me sens pas disposée à recevoir du monde.

— Comme tu voudras. Mais cela t’aurait distraite… Tu sais que Louise Gardet t’aurait donné un coup de main.

— Je n’y tiens pas du tout. Une autre fois.

— Tu es certaine que tout va bien ? Je te trouve une drôle de voix. Veux-tu que je t’envoie le docteur Rolland ?

— Je ne suis pas malade.

— Peut-être un peu déprimée ?

— Non. Je suis en pleine forme.

Elle se méfiait. Il était quand même capable d’avertir le docteur. Il fallait lui donner la preuve qu’elle n’avait pas besoin d’être examinée.

— Je sors tous les jours avec le scooter. Il marche toujours très bien. Je mange à droite et à gauche et je ne m’ennuie pas. Que veux-tu que je prépare pour vendredi soir ?

— Ce que tu voudras… Rien de sensationnel. Toute cette semaine j’ai fait pas mal de déjeuners d’affaires. Je profiterai du week-end pour me mettre au régime.

— Entendu.

Le combiné raccroché, elle le regarda d’un œil sombre. Elle ne comprenait pas son mari. Dans cet accident il avait perdu non seulement son fils unique mais aussi ses parents, et pour lui la vie continuait comme s’il ne s’était rien passé. Il avait résisté au choc avec son égoïsme habituel. Qu’est-ce qui pourrait un jour l’atteindre au plus profond de lui-même, lui donner le dégoût de l’existence qu’il menait ?

Cinq minutes plus tard, le téléphone sonna à nouveau et elle pensa que Guy la rappelait.

— Madame Berthod ? J’ai votre oie. C’est peut-être un peu tôt dans la semaine, comme j’en ai trouvé une j’ai pensé qu’il valait mieux ne pas laisser passer l’occasion.

— Mon oie ?

— Mais oui, souvenez-vous.

— Oui, bien sûr. Je passerai la prendre. Demain. Aujourd’hui, je ne suis pas venue à Chapelle.

— Oh ! Ça ne presse pas, quand vous voudrez. Tout va bien à La Rousse ? Pas besoin de quelque chose ?

— Non, merci, tout va bien.

Elle se dit que peut-être son mari avait demandé au café du village des nouvelles de sa femme et le patron avait choisi le prétexte de l’oie pour la rappeler.

L’oie farcie. Elle l’avait complètement oubliée. Le gamin lui avait demandé d’en faire cuire une. Pourquoi une oie ? Où avait-il entendu ces mots, magiques pour lui peut-être, évoquant des festins somptueux, des réveillons extraordinaires ? Elle se mit à rire. Quelle tête ferait Guy lorsqu’elle lui servirait cette oie. Combien pouvait-elle peser ? Il serait furieux, circonspect quant à l’état mental de sa femme. La bête devait bien faire plusieurs kilos. Pour deux c’était une quantité énorme de marchandise. Que diraient aussi les gens de Chapelle lorsqu’ils sauraient qu’elle avait commandé une oie pour elle et son mari ? Plus que jamais ils penseraient qu’elle n’allait pas très bien et avait quelque chose de dérangé dans la tête.

Pourtant elle avait vraiment désiré faire plaisir à l’enfant. Elle s’était vue sortant l’oie dorée et fumante du four, l’apportant sur la table devant les yeux extasiés de Pierre Roso.

— Pierre Roso, répéta-t-elle.

Puis elle hurla. De toutes ses forces pour se libérer de ce cauchemar. Truc, névrosé comme la plupart des chiens de race, fit un bond terrible et se mit à hurler à la mort. Ce fut d’un effet brutal sur la crise de Charlotte. Elle se dressa, se bouchant les oreilles avec ses mains :

— Tais-toi, pour l’amour du ciel, tais-toi !

Elle prit un coussin, le lui lança à la tête. Il s’enfuit derrière un fauteuil, ne bougea plus. Lorsque quelques secondes plus tard il risqua un œil inquiet, elle éclata de rire. Tout frétillant, il la rejoignit, plaça sa gueule entre ses genoux, ferma les yeux de bien-être.

— Tu es gentil, Truc, mon bon Truc. Toi seul me comprends. Toi seul as vu ce petit garçon, n’est-ce pas ? Il était vêtu d’une longue cape. Il a mangé ici plusieurs fois, il a même couché. Pourquoi refuses-tu de flairer son odeur ? Dis-moi pourquoi tu refuses ?

Truc gémit sans expression particulière. De l’index elle frappa son crâne :

— Qu’y a-t-il là-dedans ? Juste l’odeur d’Antoine ? Tu refuses celle d’un autre enfant de son âge ? C’est ça ta fidélité ? Mais elle me désespère, moi. Je n’ai rien à quoi me raccrocher. Rien. Même cette luge que j’ai décrochée, j’aurais très bien pu le faire inconsciemment, pas précisément pour l’enfant. L’autre soir, Bouvet m’a vue, avec elle. Tu étais attelé avec le harnais. Il a dû trouver ça très curieux. De même pour les vêtements. Il y en avait dans la penderie et aussi dans la commode. Est-ce que je les ai rassemblés pour une illusion ? Une hallucination ? Tu sais ce qui se passe en toi ? Tu sens que ce gosse ne t’aime pas. Alors tu réagis à ta manière de chien. Tu l’ignores. Non seulement lui, mais encore son odeur. Tu refuses de flairer sa trace. Tu la méprises. Pour ton orgueil de chien c’est la pire des insultes, car si tu suivais sa piste ce serait la preuve que tu y es attaché. Tu comprends ça, hein ?

Maintenant le chien-loup haletait et sa langue pendait sur le côté de sa gueule.

— Il avait le couteau à découper dans la main hier au soir. Il voulait te tuer. Peut-être qu’il y serait parvenu. Tu ne te méfiais pas. Tu aurais cm qu’il s’approchait de toi pour te caresser, enfin. Qu’il avait fini par faire la paix. Et il t’aurait enfoncé la lame dans la gorge. Oui, je l’ai vu dans ses yeux. Il l’aurait fait.

Elle se pencha, appuya sa joue contre la tête tiède de l’animal. Il clignait des yeux et ses cils chatouillaient sa peau. Elle soupira.

— Il y avait Antoine si lumineux, si beau. Il n’était qu’amour pour moi comme pour toi, pour tout ce qui l’entourait. Mais il avait failli y avoir Pierre. Pendant deux mois Pierre a existé. Là, dans mon ventre. Et aussi dans ma tête, dans mon amour. Dans la tête de son père, dans celles de plusieurs personnes. Tu crois qu’il suffit qu’on change un prénom pour que cet être disparaisse ? Moi, je ne le crois pas.

La langue de Truc lui mouilla le bout du nez.

— Alors Pierre est venu, noir, sombre, famélique, secret. Il n’est que méfiance et haine. Il est jaloux. De toi, mon pauvre Truc, mais aussi d’Antoine. Il veut sa luge, ses vêtements, mais ce qu’il veut surtout c’est que je l’aime… Hier j’aurais voulu le border dans son lit, lui embrasser tendrement le front mais il n’a pas voulu. Il a passé et repassé cet horrible disque dans la chambre. Tu te souviens de sa déception lorsqu’il s’est rendu compte qu’il n’y avait pas beaucoup de jouets d’intérieur ? Peut-être pensait-il au train électrique, au circuit automobile, aux jeux de constructions mécaniques ou autres et aussi à cette petite machine à vapeur qu’Antoine aimait tant et qui fonctionne comme une véritable. Peut-être que je pourrais téléphoner à Guy pour lui dire d’apporter tous ces jouets ici.

Читать дальше
Тёмная тема
Сбросить

Интервал:

Закладка:

Сделать

Похожие книги на «Enfantasme»

Представляем Вашему вниманию похожие книги на «Enfantasme» списком для выбора. Мы отобрали схожую по названию и смыслу литературу в надежде предоставить читателям больше вариантов отыскать новые, интересные, ещё непрочитанные произведения.


Georges-Jean Arnaud - Subversive Club
Georges-Jean Arnaud
Georges-Jean Arnaud - Smog pour le Commander
Georges-Jean Arnaud
Georges-Jean Arnaud - Mission D.C.
Georges-Jean Arnaud
Georges-Jean Arnaud - Mainmise
Georges-Jean Arnaud
Georges-Jean Arnaud - Les fossoyeurs de liberté
Georges-Jean Arnaud
Georges-Jean Arnaud - Le Fric noir
Georges-Jean Arnaud
Georges-Jean Arnaud - Forces contaminées
Georges-Jean Arnaud
Georges-Jean Arnaud - Traumatisme
Georges-Jean Arnaud
Georges-Jean Arnaud - Les indésirables
Georges-Jean Arnaud
Georges-Jean Arnaud - Le Cavalier-squelette
Georges-Jean Arnaud
Georges-Jean Arnaud - Bunker Parano
Georges-Jean Arnaud
Georges-Jean Arnaud - Afin que tu vives
Georges-Jean Arnaud
Отзывы о книге «Enfantasme»

Обсуждение, отзывы о книге «Enfantasme» и просто собственные мнения читателей. Оставьте ваши комментарии, напишите, что Вы думаете о произведении, его смысле или главных героях. Укажите что конкретно понравилось, а что нет, и почему Вы так считаете.

x