Karine Giébel - Jusqu'à ce que la mort nous unisse

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Jusqu'à ce que la mort nous unisse: краткое содержание, описание и аннотация

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La montagne ne pardonne pas. Vincent Lapaz, guide solitaire et blessé par la vie, l'apprend aujourd'hui à ses dépens : la mort vient de frapper, foudroyant un être cher. Simple accident ? Vincent n'en croit rien : la victime connaissait le parcours comme sa poche. C'est un meurtre. Avec l'aide d'une jeune gendarme, Vincent mène l'enquête, de crevasses en chausse-trapes, déterrant un à un les secrets qui hantent cette vallée. Et Lapaz non plus n'est pas du genre à pardonner…
« Ce livre est un captivant suspense psychologique avec, en toile de fond, les décors majestueux de la montagne. »
Jean-Paul Guéry — Le Maine libre

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— J’ai fait un tour dans le village, j’ai bouquiné… Elles sont super tes BD !

— C’est Matthieu qui me les a prêtées.

— Matthieu ? répéta Fred avec un sourire en coin. C’est qui, celui-là ?

— Un mec qui bosse ici… Un copain.

— Un copain ? Tu as beaucoup de copains on dirait ! Beaucoup de mâles qui te tournent autour !

Servane haussa les épaules, Fred se mit à rire.

— Je plaisante !…

— Tu reviendras après ton stage ?

— Oui… Mais pas tout de suite. Il faut que je remonte à Colmar pour me trouver un nouvel appart… C’est la merde ! Mon bail va expirer et le proprio refuse de le renouveler.

— Mince. Il était bien, cet appartement…

— C’est vrai, mais le propriétaire est un gros con, tu t’en souviens ?

— Oh oui, je m’en souviens ! rigola Servane. Tu as déjà visité des trucs ?

— Rien d’intéressant. Les prix sont devenus dingues ! Et j’ai plus une thune. J’ai eu pas mal de galères, ces derniers temps. Je ne sais pas comment je vais m’en sortir…

Quelques secondes de silence les éloignèrent un peu.

— J’aurais bien voulu t’aider, soupira enfin Servane. Mais moi aussi, je suis dans la dèche… Ma caisse est tombée en panne y a pas longtemps, j’ai rien pu mettre de côté.

Servane décela une légère variation sur le visage de son amie. Ou plutôt dans ses yeux ; comme une déception à peine voilée.

— Je suis désolée, ajouta-t-elle.

— Pas grave, je me débrouillerai, assura Fred. Je ne sais pas encore comment, mais je me démerderai…

Cette discussion n’était pas sans rappeler à Servane certains épisodes passés. Fred la flambeuse, toujours sur la paille, qui l’avait si souvent tapée.

Et si elle avait fait cette halte pour lui soutirer du fric ? Uniquement pour…

Non, impossible.

Servane laissa ses doigts glisser sur le ventre de son amie, puis ses lèvres, se gorgeant de cette douceur dont elle avait été privée trop longtemps.

— J’ai la dalle ! dit subitement Fred.

— Tu viens de te gaver de chips !

— Ouais, mais j’ai encore faim.

À regret, Servane consentit à se lever.

— Je m’en occupe !

— Non, te fatigue pas à cuisiner, on va au resto ! décréta Frédérique. J’en ai repéré un qui a l’air sympa à l’entrée du village… J’ai envie d’une tartiflette ou d’un truc bien calorique dans le genre !

— Euh… Non, je suis un peu crevée là, prétendit Servane en enfilant un tee-shirt.

— Ça t’évitera de préparer la bouffe ! insista Fred. Et puis faut qu’on fête nos retrouvailles dignement.

— Ça ne me dérange pas de cuisiner, je t’assure…

D’un regard soudain plus sombre, Frédérique se mit à fixer Servane qui inspectait les placards à la recherche d’un menu convenable.

— Tu sais, je suis de repos demain, reprit Servane. Je t’emmènerai faire une rando en montagne… On ira dans un endroit superbe ! C’est un grand lac d’altitude…

— Tu es trop crevée pour aller au resto, mais t’as envie de te taper des bornes à pied ? balança Fred.

Sa voix aussi, avait changé. Plus rêche, voire cassante.

— Demain, je serai reposée, argua Servane.

— Ça me ferait plaisir de sortir, répéta Fred. Ce soir… Maintenant.

Servane pinça les lèvres.

— Allez, habille-toi et viens !

— J’ai pas envie, je te dis… Une autre fois.

— Pas envie qu’on nous voie ensemble ? asséna Frédérique. C’est ça que tu essaies de m’expliquer ?

Le cœur de Servane fit un dérapage incontrôlé.

— Mais non, tu te trompes !

— Finalement, tu n’as pas changé, conclut Frédérique d’un ton cinglant.

Elle remit à son tour ses vêtements.

— Tu leur as dit quoi, à tes potes en uniforme ? Que j’étais une amie ? Ou alors ta sœur, peut-être… Mais on se ressemble si peu… !

— Je ne leur ai rien dit, mentit Servane.

— Vraiment ? OK, je veux bien te croire. Donc, on va toutes les deux au resto, d’accord ?

Frédérique ouvrit la porte.

— Alors, tu viens ? Je t’attends…

Servane resta aphone, prise en flagrant délit. Fred la dévisageait avec fureur, désormais.

— Tu n’assumes toujours pas, hein ?

— C’est pas ça… Mais je veux pas qu’ils sachent ici…

— C’est bien ce que je dis !

Le ton montait dangereusement.

— Tu es morte de trouille à l’idée qu’ils puissent découvrir qui tu es vraiment !

— Parle moins fort, s’il te plaît ! implora Servane en refermant la porte.

— Tu es lesbienne ! proclama Frédérique avec un sourire diabolique. Je croyais que tu avais pu changer, mais je vois qu’il n’en est rien !

— Parle moins fort ! ordonna à nouveau Servane.

— Rien à foutre que tes voisins nous entendent ! Je les emmerde ! Il faudra bien un jour ou l’autre que tu arrêtes de te cacher !

— Ici, c’est différent, prétexta Servane. C’est la gendarmerie, et…

— Elle a bon dos la gendarmerie ! Ça a toujours été la même chanson, il a toujours fallu qu’on se planque ! Tu n’as aucun courage !

— Ferme-la ! hurla soudain Servane. Tu te crois tout permis ? Tu crois que tu peux débarquer chez moi sans prévenir et me donner des leçons ? Je mène ma vie comme je l’entends, je n’ai pas besoin de tes conseils !

Fred récupéra son sac de sport glissé sous le lit.

— Qu’est-ce que tu fais ?

— Je me casse !

— Arrête, je t’en prie… Laisse-moi un peu de temps. Tu viens juste d’arriver !

Du temps ? Je t’ai laissé deux ans ! Deux ans de ma vie… Mais moi, y a longtemps que je ne joue plus à cache-cache… J’ai grandi. Pas toi.

Servane sentait un geyser monter jusqu’à ses yeux. Une colère sourde descendre dans ses tripes.

— Je t’interdis de me juger !

Frédérique disparut dans la salle de bains où elle regroupa ses affaires de toilette.

Son sac était quasiment prêt.

La séparation, quasiment consommée.

Mais Fred avait encore des choses à balancer avant de disparaître. Définitivement, cette fois.

— Tu vois, je suis revenue parce que j’espérais qu’on pourrait enfin vivre au grand jour, que notre rupture t’avait servi de leçon… Mais je constate que tu es toujours la même… Je constate qu’on n’a plus rien à faire ensemble.

— Comment peux-tu dire ça ? répondit Servane en essayant de se contrôler. Je refuse d’aller au resto et tu te sauves ? T’es malade, ma parole !

— Oh non, je ne suis pas malade ! C’était un test, tu vois ! Tu as tellement les jetons que tes nouveaux petits copains découvrent qu’on baise ensemble, que tu en deviens pitoyable ! J’ai supporté cette situation pendant deux longues années mais je ne suis pas prête à recommencer… Je ne suis pas une chose qu’on planque dans son placard et qu’on ressort quand on en a envie ou besoin !

Servane tremblait. De la tête aux pieds. La vérité fait mal, les mots aussi.

Les deux réunis, c’était insupportable.

— Moi je crois plutôt que t’es venue ici pour me taper du blé ! hurla-t-elle. Et comme j’ai rien à te filer, tu repars illico !

Fred secoua la tête avec un sourire désolé.

— Ma pauvre, tu ne comprendras donc jamais rien… Rien à foutre de ton fric ! Tu peux te le garder !

— Tu mens ! Tu es venue ici uniquement pour me soutirer du pognon ! Et pour passer un bon moment !

— J’ai pas besoin de toi pour ça, figure-toi ! Tu crois que je suis restée seule depuis qu’on s’est séparées ? Tu rêves…

Servane ne put réprimer ses larmes plus longtemps.

— Alors pourquoi t’es revenue, hein ?

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