Andreas Eschbach - Station solaire

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Il était peut-être temps d’aller voir sur le pont si tout était en ordre.

Lorsque j’arrivai au poste de commande, le sas était grand ouvert. Et ça sentait vraiment drôle. Tanaka s’était mal exprimé : l’air n’était pas vicié ni confiné. Il était plutôt imprégné d’une odeur bizarre.

— Ça va mieux depuis qu’on aère, expliqua Tanaka. Mais pendant un moment c’était réellement insoutenable.

J’eus beau renifler, je ne parvins pas à me rappeler ce à quoi cette odeur me faisait penser. Relents de poussière comme au fond d’une crypte qui n’aurait pas été ouverte depuis des siècles, mêlés à des effluves de bois, de planches de cercueil dont on aurait alimenté un feu de camp. Étonnant. Je me glissai jusqu’au conduit d’aération et passai la main sur la grille. Un souffle frais en sortait ; pas de problème de ce côté-là. J’approchai le nez et ne sentis rien de particulier. L’air était parfaitement normal et frais – si tant est que l’on puisse parler de fraîcheur pour qualifier l’atmosphère artificielle sous pression, retraitée et enrichie en oxygène, que nous respirions à bord.

— Rien d’anormal à signaler, annonçai-je, songeur.

En d’autres circonstances, il n’y aurait pas eu de quoi s’alarmer. Ce n’était pas la première fois que je me trouvais confronté à ce type d’incident. À bord d’une station spatiale, l’apparition d’odeurs étranges pouvait s’expliquer de mille et une manières. Dans la majeure partie des cas, c’était un phénomène parfaitement anodin, provoqué au pire par des câbles rôtis à petit feu ou par des pièces calcinées, donc caractérisé par des émanations identifiables qui se soldaient immédiatement par une avarie du système. Je posai tout de même la question :

— Tous les appareils fonctionnent ?

— Oui, répondit Tanaka.

— Hmm.

J’étais plutôt perplexe. Le nez à l’affût, je glissai une fois encore le long des pupitres de contrôle et des cabines de distribution, dans l’espoir de déceler la source de ce relent mystérieux avant qu’il s’évapore complètement. Sans succès. La porte du bureau du commandant coulissa et la tête de Moriyama apparut.

— C’est vous, Léonard ?

— Oui.

— Cette odeur, vous avez une idée d’où elle pourrait venir ?

— Jusqu’à présent non, avouai-je. Mais j’y travaille.

Le visage du Japonais me parut légèrement bouffi. Il venait peut-être de piquer un petit roupillon. À en croire les rumeurs, c’est dans ce but qu’il s’enfermait parfois dans son antre.

— Tenez-moi au courant, ajouta-t-il.

Il s’apprêtait à se retirer lorsque Tanaka l’interpella précipitamment :

— Sumimasen, commandant, ce message vient d’arriver de la NASDA.

Il s’approcha en faisant de légers moulinets avec les bras et lui tendit une petite feuille de papier. Moriyama prit connaissance du texte qui y figurait et sa mine s’assombrit. Ils échangèrent quelques phrases en japonais, débitées si vite que j’eus du mal à suivre. Puis le commandant décréta :

— On ne peut rien faire. Annoncez-le à l’équipage.

Sur ces mots, il disparut dans le réduit qui lui servait de bureau.

Tanaka regagna tranquillement sa place. Il devait avoir senti mes regards interrogateurs dans son dos, car il se retourna avant même de s’être harnaché et déclara :

— Il y a des problèmes avec la navette. Le lancement sera sans doute retardé d’au moins une semaine.

Bon, ça aussi, ça arrivait souvent. D’abord il y avait les cyclones. Les cyclones aiment les côtes japonaises. Quand un typhon accompagné de rafales de vent balayait la base d’Osaki à plus de deux cents kilomètre-heure, il était fortement déconseillé de laisser une navette sur la rampe de lancement, sans parler de la faire décoller.

Même par temps calme, bon nombre de facteurs étaient susceptibles d’entraîner un report dans la mise à feu. À tel point qu’on finissait par se demander comment un engin spatial avait jamais pu quitter la Terre. Cela allait de l’apparition de dysfonctionnements sérieux lors des essais sur les réacteurs à la découverte de fissures dans certaines pièces centrales sondées automatiquement par ultrasons, en passant par des futilités d’ordre technico-administratif, comme un retard dans la livraison de la cargaison. Les fournisseurs avaient cessé depuis belle lurette d’être impressionnés par l’insigne honneur qui leur était fait d’approvisionner en lait en poudre, bananes, mouchoirs ou papier toilette le chantier le plus sélect au monde. L’opération coûtant une petite fortune, les négociations étaient rudes, ça marchandait ferme, et on découvrait parfois qu’un administrateur de la NASDA avait confié la logistique à des gens qui faisaient preuve d’un sens plutôt large de la ponctualité.

Et puis, après tout, qu’est-ce que j’en avais à faire, moi, de cette attente forcée ? Personne ne devait venir prendre ma relève, non ?

Tanaka fit une annonce par la radio de bord.

Dans le même temps, mon regard tomba sur la carte du monde reproduite au mur sur un écran géant. Un grand réticule y matérialisait le point du globe que nous survolions à ce moment-là. En l’occurrence la Nouvelle-Zélande. Ce qui voulait dire que nous aurions bientôt dépassé la zone de transmission de l’administration postale japonaise…

Suspendu aux poignées, je rejoignis hâtivement Sakai. Assis, immobile, devant les dispositifs de communication, il ne quittait pas les témoins des yeux. Son visage imperturbable rayonnait à la manière d’une grenouille-taureau assoupie. Avec son crâne dégarni, il me fit penser à un moine zen plongé dans un exercice de méditation, et, s’il avait noté ma présence, il n’en laissa rien paraître. Peut-être était-il effectivement en pleine méditation. D’un regard plein d’espoir, j’aperçus à la dérobée quelques télécopies accrochées à la cloison près de lui et maintenues par une pince spéciale.

Le courrier personnel adressé aux membres de l’équipage était transmis par fax. En principe, n’importe qui pouvait nous écrire – la station avait même son propre code postal –, mais en pratique une secrétaire de la NASDA avait pour mission d’ouvrir toutes les lettres et de sélectionner celles qui seraient effectivement envoyées lorsque nous entrerions dans la zone de liaison radio. Le reste, on nous le remettait à notre retour sur Terre sous la forme d’un paquet plus ou moins facile à prendre en main. On échappait ainsi aux dépliants publicitaires et autres prospectus. Seules les lettres de quelques personnes dont nous devions communiquer les noms nous parvenaient directement. Cela incluait, à l’occasion, avis d’échéance, injonctions de paiement, mises en demeure, etc. Par l’une des nombreuses signatures que nous devions produire avant chaque départ, nous consentions à ce que le secret des télécommunications soit ainsi partiellement levé.

— Vous avez du courrier pour moi, Sakai- san ? demandai-je.

Je posais chaque jour la question, et chaque jour j’étais déçu.

Ce jour-là ne fit pas exception à la règle.

— Désolé, Leonard- san , me répondit-il d’un ton indifférent.

Ça m’en ficha un coup. Comme toujours. Une entaille un peu plus profonde que la veille. Et qui me faisait peur. Réfrénant mon envie de hurler, je dis simplement :

— Merci.

Mon regard s’arrêta sur l’énorme boîtier situé près des appareils radio. Une goutte molle et scintillante s’était formée, à peu près à hauteur de genou, juste dans la fente séparant deux panneaux de distribution. Ça ressemblait à de l’eau condensée. De l’eau condensée ? L’air qui circulait à bord était sec, parfois même trop sec… Je dégrafai mon badge et m’en servis pour saisir délicatement le liquide.

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