Andreas Eschbach - Station solaire
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Il avait une consistance plutôt huileuse. Et, à le renifler, ça sentait plus ou moins… l’huile, justement. Qui resta bien collée sur l’étiquette.
— Qu’est-ce qu’il y a derrière ces panneaux ? demandai-je.
De mauvaise grâce, Sakai leva un œil vers moi.
— Le gouvernail de réserve pour la plate-forme de montage, un ordinateur de réserve pour l’exploitation des données de mesure… Rien que des appareils de réserve.
— Ça se dévisse ?
— Évidemment, répliqua-t-il d’un ton sec. Pourquoi croyez-vous qu’on ait posé des vis ?
Tanaka s’en mêla. Il voulait que je lui dise ce que j’avais trouvé. Je lui montrai la goutte sur mon badge.
— Je serais curieux de savoir d’où ça vient, expliquai-je. Apparemment, ça coule de cette fente, là.
— Vous pensez que ça sort d’un des appareils ?
— Peut-être.
Tanaka me regarda d’un air sceptique. En fait, en y repensant, il me regardait toujours d’un air sceptique. Comme s’il se demandait ce que quelqu’un comme moi pouvait bien fabriquer à bord, au milieu de gens aussi capables et aussi intelligents.
Mais à cet instant précis, ce qui le rendait dubitatif, c’était mon idée de dévisser les panneaux. Ce n’était pas si évident. Des instructions précises donnaient la marche à suivre : avant de prendre une telle initiative, il convenait de consulter les brochures et les manuels techniques appropriés ; par ailleurs, l’opération devait être effectuée par un ingénieur agréé ; enfin, lors du remontage, il y avait un tas de mesures de sécurité à respecter, de check-lists à remplir, et ainsi de suite. Bref, ce que j’avais en tête allait coûter des heures à des sommités hautement qualifiées et grassement rémunérées comme Iwabuchi, Tanaka ou Sakai, pour ne citer que ceux-là.
— Vous avez conscience des frais que cela entraînerait ? me demanda-t-il, poursuivant sur sa lancée.
Les ailes de son nez étaient secouées de tremblements nerveux. Tout chez cet homme respirait la maigreur et l’anxiété.
— Oui.
— Qu’est-ce qui les justifierait ?
Bonne question… Je n’en savais pas plus que lui. Je n’avais aucune justification valable, aucun argument rationnel imparable à proposer. C’était juste une impression, une histoire de… dai rokkan.
— J’ignore si cette dépense s’impose, avouai-je. Je ne le saurai que quand nous aurons démonté le panneau.
J’aurais été un chimpanzé enragé que Tanaka ne m’aurait pas regardé autrement.
— Sonna bakana ! siffla-t-il entre ses dents serrées. Ces panneaux resteront là où ils sont, wakatakka ?
Je rendis les armes :
— Hai.
C’était lui le chef. Ou du moins le sous-chef.
— Il s’agit vraisemblablement d’une goutte de mon huile de toilette, suggéra Sakai, à la surprise générale.
Tous les regards se tournèrent vers lui. Il avait l’air étrangement tendu. S’inclinant légèrement devant Tanaka en signe de soumission, il poursuivit :
— Domo sumimasen. Lorsque vous étiez sur le pont des machines, j’ai quitté mon poste un instant qui pour être court n’en est pas moins inexcusable. J’ai regagné ma cabine et je me suis passé un peu d’huile sur le visage et les mains. C’est un manquement grave qui vient entacher la mission qui m’a été confiée, et je tenais à vous l’avouer avant que vous engagiez de coûteuses mais inutiles mesures.
Le verbiage alambiqué dicté par le savoir-vivre nippon ne cesserait jamais de m’étonner.
— Eh bien, Carr, conclut Tanaka d’un ton déjà nettement moins courtois (mais amplement suffisant pour le visage pâle, le gaijin mal dégrossi que j’étais), vous voyez bien. Je pense que l’affaire est close.
— Hai, commandant, acquiesçai-je.
Le corps du délit en main, je quittai les lieux sans ajouter un mot et me dirigeai droit sur le labo d’analyse des matériaux.
J’étais sûr d’y trouver le Dr Chong Woo Kim, de l’Université de Séoul. Il disposait de l’un des appareils les plus perfectionnés et les plus chers du marché, et il serait sans doute prêt à analyser le liquide.
Et, s’il s’avérait que ce n’était pas de l’huile de toilette, fuck you, commandant Isamu Tanaka !
CHAPITRE VIII
TOUT coréen qu’il fût, Kim Chong Woo, avec son visage grêlé et épaté, avait plutôt le type chinois, et le sourire qui planait en permanence sur ses lèvres semblait faire partie intégrante de sa physionomie. Je lui présentai ma requête.
— Sera grand honneur pour moi, mister Carr, s’empressa-t-il de baragouiner.
Il me prit le badge des mains, appliqua la goutte d’huile dans un tube capillaire en verre qu’il plongea ensuite dans une éprouvette cylindrique en acier spécial. Puis il fit glisser le tout sous l’objectif d’un appareil apparemment quelconque, qui ne laissait en tout cas rien deviner des millions qu’il avait coûtés, et il appuya sur un bouton. Des vibrations se firent entendre et la machine se mit à l’œuvre.
— Attendre, sourit-il. Long laps de temps.
— Bien, répondis-je en essuyant le badge et en le refixant sur ma combinaison, je ne suis pas pressé. Mais je ne voudrais pas vous déranger dans votre travail.
— Vous ne me dérangez pas du tout, m’assura Kim précipitamment. (Il hésita tout de même un peu avant de se harnacher à nouveau devant son projet d’expérimentation.) Partie importante de mon doctorat, expliqua-t-il. Vous savez ce qu’est thèse de doctorat ?
J’acquiesçai, cruellement touché. Kim m’aimait bien mais il me prenait lui aussi pour un demeuré.
— Oui, répondis-je. Vous voulez devenir professeur.
Il hocha frénétiquement la tête.
— Professeur métallurgie Université de Séoul. Métallurgie spatiale.
À cet instant, des bruits insolites nous parvinrent de l’extérieur du module. Des raclements durs, comme si quelqu’un avait tapé contre les parois avec une clé à pipe dans l’espoir de déceler une zone fragile. Non, pas une clé à pipe, plusieurs. Six au moins, qui cognaient et grattaient tout le long du fuselage.
— Aha, sourit Kim. C’est Spiderman. Peut-être vous envie de le voir travailler, mister Carr ?
— Excellente idée, répliquai-je.
Je me glissai jusqu’à un hublot et rabattis le cache qui l’obturait.
Spiderman, l’homme-araignée, était le surnom donné au robot de montage qui sans relâche, nuit et jour, année après année, rampait sur la voilure pour parfaire ce qui devait l’être, avec cette patience inépuisable propre aux machines. Il ressemblait à une gigantesque araignée de métal. Son corps était constitué d’une structure effilée, à peu près rectangulaire, d’environ trois mètres de long. En plus d’un ordinateur de guidage et de batteries énergétiques, il était surtout muni de deux pinces conçues pour transporter un par un les rouleaux de pellicule solaire dès leur sortie de la fonderie automatique. À l’une des extrémités, deux caméras pivotantes scrutaient attentivement les alentours, et, pour se déplacer, le robot disposait de part et d’autre de trois pattes articulées aussi longues et fines que celles d’une araignée. D’où son surnom.
Contrairement à notre grande plate-forme de montage télécommandée, Spiderman était incapable de voler librement dans l’espace, d’une part parce qu’il n’était justement pas télécommandé – il devait assurer seul chacune des manœuvres – et d’autre part parce que son système informatique n’était pas suffisamment performant pour ça. Au bout de ses « jambes », différentes pinces et armatures aimantées lui permettaient, avec une élégance exceptionnelle, de longer en suspension la structure renforcée portant le film solaire. Durant toutes ces années, pas une seule fois il n’avait manqué sa cible ni lâché prise, et ce n’était pas rien car, comparé au reste de la station, Spiderman avait quelques heures de vol en plus…
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