Andreas Eschbach - Station solaire

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À l’origine, ce n’était pas un mais dix engins de ce type qui travaillaient en autonomie presque totale à l’achèvement de la voilure. Les neuf autres, on les avait renvoyés sur Terre le jour où la plus grosse partie du générateur s’était trouvée en ordre de marche. Spiderman était le dernier de son espèce. On pensait alors le tester pour déterminer combien de temps un robot peut rester opérationnel dans l’espace. Mais, depuis, on commençait sérieusement à se demander si l’un des scientifiques impliqués dans l’opération vivrait assez longtemps pour conclure l’expérience, car l’araignée, infatigable, ne semblait pas pressée de s’arrêter : elle continuait de trimer inlassablement. Au tout début, son corps était recouvert d’une couche de laque d’un blanc argenté, qui, dans l’intervalle, avait viré au marron, littéralement carbonisée par les rayons impitoyables du soleil. Ses lentilles photographiques, autrefois parfaitement nettes, commençaient à se ternir sous l’action des radiations. Mais rien de tout cela ne pouvait l’empêcher de cavaler avec ardeur tout autour de la station, sur cette étendue d’un blanc de neige ; rien ne pouvait l’empêcher d’aller chercher de nouvelles feuilles de pellicule pour combler, d’un geste lent mais habile, les ultimes failles dans la structure de la voilure.

Exactement comme en ce moment. C’était toujours un spectacle fascinant que d’observer le robot en action. Il allait jusqu’à l’extrémité du module de façon à placer son « corps » juste au-dessus de la fente oblongue du sas de sortie. Puis une de ses pinces actionnait une large manette et la vanne s’ouvrait. D’un rapide coup d’œil jeté par l’une ou l’autre de ses caméras, il s’assurait qu’un rouleau se trouvait bien à l’intérieur. Il s’abaissait alors au niveau de l’ouverture, ses bras articulés s’emparaient du cylindre de pellicule, et l’étroite porte se refermait avant même que Spiderman, pourtant monté sur ressorts, ait eu le temps de se redresser. Quant à la machine à film solaire, logée dans une cabine sous vide qui prenait toute la moitié arrière du labo, elle se remettait automatiquement à l’ouvrage. Et l’araignée de métal, perchée majestueusement sur ses longues pattes, refaisait en sens inverse le chemin qu’elle venait de parcourir.

— Silicium, expliqua Kim d’une voix exaltée. Matière première la moins chère. Trouvable partout, sur n’importe quelle planète. Ici on construit grandes grilles en cristal reliées entre elles. Pellicule solaire ne pourrait pas être produite sur Terre, à cause de pesanteur, et elle se désagrégerait dans atmosphère normale. Nous seuls pouvons la produire et l’exploiter. Pas article d’exportation, hein ? ajouta-t-il dans un éclat de rire.

Visiblement, c’était de l’humour. Je hochai donc la tête en souriant. En principe, le film solaire n’était rien d’autre qu’une cellule photovoltaïque perfectionnée, l’aboutissement de ces capteurs traditionnels qui transformaient la lumière en courant électrique. En principe. De même qu’on aurait pu dire de la puce mégabyte qu’elle était, en principe, une version perfectionnée du tube électronique.

— Vous étiez là quand station a été construite, mister Carr ? me demanda Kim.

Je lui répondis que non.

— Ah ! fit-il d’un ton navré. Moi, j’y étais. Travail grandiose. Gros anneau tendu tout autour, rien qu’en petits bouts de plastique. Puis on a tiré câble entre bouts de plastique et clac, anneau stable. Comme corde magique indienne, pas vrai ? Puis haubané à la station, avec beaucoup fils métalliques. Structure légère. Ensuite, pellicule solaire tendue dessus. Avec robots. C’était spectacle grandiose à vivre. Un jour, mister Carr, bâtiments gigantesques seront construits en orbite autour de Terre, souvenez-vous de ça !

Je ne comprenais pas tout ce qu’il disait, mais j’avais étudié des comptes rendus datant de cette période. On avait eu l’occasion d’expérimenter un tas de technologies intéressantes liées à la réalisation rapide de structures volumineuses en apesanteur, et, en vérité, seules cinq expéditions s’étaient révélées nécessaires pour mettre en place la voilure.

— Mais notre station, elle est déjà gigantesque, non ? lançai-je.

— Peuh ! fit-il avec un geste dédaigneux. C’est rien comparé à ce qui est possible. Altitude pas assez élevée pour constructions vraiment importantes. Encore trop de molécules d’air, trop de résistance. Trop souvent besoin de fusées pour corriger trajectoire. Bâtiments plus grands doivent être mis sur orbite plus haute, plus loin de la Terre. Et structures doivent être en métal, pas en plastique.

— En métal ?

Dans la bouche d’un métallurgiste, ce genre de propos n’avait finalement rien de très surprenant.

Kim lança de tous côtés un regard soupçonneux, nous donnant l’allure de deux conspirateurs soucieux de déjouer les oreilles ennemies pour fomenter leur plan. Puis il me fit signe d’approcher.

— Je montre quelque chose à vous, mister Carr. Secret. Vous le gardez dans votre cœur ?

Intrigué, je hochai la tête.

— Je serai muet comme une tombe, lui assurai-je en me glissant jusqu’à sa table de travail.

— Bien.

Le Coréen ouvrit un petit coffre et en sortit un objet long d’environ un mètre, enveloppé dans un linge blanc ficelé par trois cordelettes vertes. Il les dénoua et rabattit le tissu. Ce que je vis à ce moment-là me laissa pantois. Je n’avais pas réfléchi à ce que Kim pouvait bien vouloir me montrer, mais je n’aurais sûrement pas imaginé ça. Pas quelque chose d’aussi… archaïque.

C’était une épée.

Tout en passant la main sur la lame étincelante, le scientifique expliqua d’une voix douce, presque affectueuse :

— C’est une épée. Le monde n’en a encore jamais vu de pareille. Lame en métal monocristallin. Capable de découper en rondelles vieux maîtres samouraïs. Tranche l’acier de Damas comme du beurre. C’est dommage que chevaliers disparus : ça serait meilleure épée de tous les temps – forgée dans l’espace.

Je quittai l’arme des yeux et le regardai.

— Pourquoi avez-vous fabriqué ça ?

Kim eut un haussement d’épaules.

— Pour mon doctorat. Pour exposé à l’Académie de Tokyo. (Il rabattit délicatement le tissu et entreprit de renouer les cordelettes.) Et parce que j’en avais envie. En apesanteur, poursuivit-il comme s’il s’était servi de moi pour roder son discours, quand grilles en cristaux métalliques refroidissent après avoir été fondues, elles grossissent, deviennent plus régulières. Résistance des métaux traditionnels est fonction de compacité entre les différents cristaux. Dans grille de cristal, résistance est beaucoup, beaucoup plus importante. Quand métal casse, il cède le long de ligne de jonction entre les différents cristaux. Quand cette ligne n’existe pas, car ensemble du métal ne forme qu’un seul cristal, alors…

Fasciné par le spectacle, j’observais ce petit bonhomme : en une seconde, son regard s’était envolé par-delà les parois du module pour rejoindre l’infini. Il m’avait oublié, l’esprit peuplé de visions qui me resteraient à jamais étrangères.

— Un jour, annonça-t-il lentement sur le ton de la prophétie, on creusera mines sur la Lune. On trouvera filons, on exploitera et, avec gigantesques catapultes électriques, on lancera minerai brut dans l’espace en soustrayant à faible attraction lunaire. Il sera ensuite récupéré en orbite et traité pour donner métaux d’une qualité inimaginable. Reste à le faire. Matière première est là. Énergie est là. Énergie illimitée. Tellement, dans l’espace, qu’on doit même prendre mesures pour se protéger…

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