Jean-Claude Mourlevat - Le chagrin du roi mort
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- Название:Le chagrin du roi mort
- Автор:
- Издательство:Gallimard Jeunesse
- Жанр:
- Год:неизвестен
- ISBN:9782070623877
- Рейтинг книги:4.33 / 5. Голосов: 3
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— Au secours ! hurla-t-il en se campant au milieu de la voie. Aidez-moi !
À l’accueil, personne n’avait vu la femme blonde. La description qu’en fit Aleks ne servit à rien. Les employées assurèrent qu’aucune dame de ce genre n’était entrée dans la bibliothèque royale ce matin-là. À croire qu’elle était une apparition.
— C’est de ma faute…, sanglotait Aleks dans les bras de M me Holm. C’est de ma faute… On n’aurait pas dû suivre la dame… Je le savais bien… J’aurais dû empêcher Brisco…
4
LE CONSEIL
Pour accéder au palais, il fallait franchir la grille, traverser la cour d’honneur et monter un grand escalier de pierre. Aleks le gravit à pas lents, son père le tenant par une main.
— Ne t’en fais pas, le rassura ce dernier. L’endroit est un peu impressionnant, mais on ne t’embêtera pas longtemps. Juste quelques questions et tu pourras rentrer à la maison.
— On est venu l’année dernière avec la classe, fit le garçon, et on a visité.
— Ah oui, c’est vrai, mais cette fois tu auras le droit de siéger à la table du Conseil ! C’est encore mieux !
L’effort que faisait Bjorn pour ne pas être sinistre toucha Aleks qui esquissa un pauvre sourire en signe de remerciement. Depuis l’enlèvement de Brisco, l’avant-veille, on ne le laissait jamais seul. Des bras de M me Holm, à la bibliothèque royale, il était passé à ceux de sa mère, puis à ceux de son père, à ceux de son oncle. À défaut de trouver d’impossibles paroles de consolation, on le serrait contre soi, on le caressait. Mais ceux qui lui dispensaient ce réconfort en avaient tout autant besoin que lui. Bjorn, qui avait participé aux recherches avec Ketil dès la première minute, n’avait pas dormi depuis plus de quarante-huit heures. Il était rentré deux fois au milieu de la nuit, tombé épuisé sur son lit mais reparti au bout d’une heure, incapable de trouver le repos. Il allait maintenant comme un automate, les mâchoires serrées, avec sur le visage la pâleur d’un homme malade.
Selma, après s’être lamentée longtemps telle une demi-folle, était entrée dans une inquiétante prostration, et seul le souci de veiller sur le fils qui lui restait la tenait encore debout.
On avait très vite localisé la porte, à flanc de colline, par laquelle Brisco s’en était allé. Il s’agissait de l’accès à un boyau utilisé pour le transport des matériaux lors de la construction des galeries et du rail. Il restait dans la neige les traces d’un traîneau tiré par un cheval, mais elles se mélangeaient vite à d’autres sur la piste voisine et il fut impossible de les suivre. Des volontaires partirent par groupes de trois dans toutes les directions. Ils chevauchèrent jour et nuit, interrogèrent des centaines de personnes. Tout cela en vain. Brisco et ses ravisseurs restèrent introuvables.
La salle du Conseil se trouvait au premier étage du palais. Son plafond ressemblait à la coque renversée d’un navire. Il en descendait un lustre imposant où brûlaient des chandelles. Elles éclairaient d’une lumière chaude la grande table ovale où se tenaient assis une vingtaine d’hommes et de femmes. L’arrivée d’Aleks et de son père interrompit le brouhaha des conversations et toutes les têtes se tournèrent vers eux. Visiblement, on les attendait avec impatience. Ils prirent place côte à côte sur les deux sièges restés libres. Comme le menton d’Aleks arrivait tout juste à hauteur de la table, quelqu’un apporta un livre épais et le glissa sous les fesses de l’enfant. Au bout de l’ovale, un peu surélevé, trônait encore le fauteuil vide du roi mort.
Aleks jeta un coup d’œil circulaire. La mine grave des personnes qui l’entouraient ne l’impressionna pas plus que la solennité de l’endroit. Depuis la disparition de Brisco, le monde extérieur lui était devenu étrangement lointain. Il ne pleurait plus. Il était comme absent à ce qui l’entourait et rien ne pouvait le distraire de son malheur. Il semblait attendre avec résignation que le cauchemar finisse. Il allait se réveiller et la vie normale reprendrait, la vraie vie, avec Brisco à côté de lui. Il lui dirait : « J’ai fait un cauchemar, Brisco, tu étais enlevé et tu revenais pas et j’étais tout seul. Oh là là, qu’est-ce que ça faisait peur ! » Et Brisco rigolerait de son rire clair et ils iraient patiner sur l’étang. Comme avant. Seulement, il ne se réveillait pas. Les adultes qui s’agitaient autour de lui étaient des ombres, des marionnettes inutiles puisqu’ils ne ramenaient pas Brisco. Il les regardait avec indifférence et s’étonnait qu’un mauvais rêve pût durer aussi longtemps.
Il fut malgré tout heureux que la première voix à s’élever fût celle de son oncle Ketil. Celui-ci était assis à la gauche du fauteuil vide du roi.
Selon les règles institutionnelles de Petite Terre, et en attendant qu’un nouveau souverain soit investi, la permanence du pouvoir était assurée par le Conseil. Ketil, en tant que premier élu, en assurait la présidence.
Aleks le trouva changé. Ce n’était plus le gentil et doux Ketil qu’il avait l’habitude de côtoyer à la maison, celui qui le soulevait et le faisait passer par-dessus son épaule, descendre le long de son dos et ressortir entre ses jambes écartées, un tour complet sans toucher le sol. Non, l’homme qui croisait les bras et le fixait de son œil noir, ce Ketil-là possédait une stature imposante, comme si le lieu et les circonstances révélaient sa vraie nature, celle des hommes qu’on écoute.
— Aleksander, commença-t-il d’une voix bienveillante, nous savons que tu as dû répondre à beaucoup de questions depuis deux jours, et que c’est une dure épreuve pour toi, mais nous devons tout de même t’en poser quelques-unes encore. C’est de la plus grande importance pour nous, pour Brisco, pour notre Petite Terre. Cela ne durera pas longtemps. Es-tu prêt ?
Aleks frissonna. En quelques mots, son oncle l’avait investi d’une mission. Il ferait de son mieux.
— Je suis prêt.
— Bien, j’aimerais d’abord que tu nous racontes le… rêve que tu as fait lorsque tu es allé voir la dépouille du roi sur la place.
— C’était pas un rêve.
— Soit, reprit Ketil, un peu embarrassé, qu’importe, dis-nous ce qui s’est passé.
Aleks se racla la gorge. Dans cette enceinte habituée aux empoignades vigoureuses, son menu filet de voix se détacha, trop fragile, dans le silence.
— Le roi, enfin le fantôme du roi, s’est assis sur le bord du lit de pierre et il m’a parlé.
— Oui, ton père nous l’a dit. Nous aimerions savoir quels mots précis le roi a utilisés. Est-ce que tu serais capable de les répéter ?
— Oui, je crois.
— C’est parfait. Alors dis-nous.
— Il m’a dit de faire attention au feu. Au « feu qui brûle ». Voilà comment il a dit. Même que ça m’a fait rire.
— Oui, ton père nous l’a aussi rapporté. Mais il y a un détail que tu lui as donné quand il est venu te chercher. Rappelle-toi.
— Je me rappelle pas.
— Si, Aleks. Est-ce bien à toi que le roi croyait parler ?
— Ah, non ! Il croyait parler à Brisco.
— Comment le sais-tu ?
— Parce qu’il m’appelait comme ça : Brisco.
— D’accord. Et tu l’as détrompé ?
— Non, parce que j’arrivais pas à parler. Mes lèvres étaient gelées. Il m’a toujours appelé Brisco.
Prononcer le nom de son frère lui fit soudain monter un sanglot, une sorte de hoquet qui ressemblait à un gémissement. Les gorges se serrèrent, et Ketil attendit un instant avant de poursuivre :
— Dis-moi, Aleks, le roi t’a-t-il appelé autrement que Brisco ? Je veux dire avec d’autres mots. Rappelle-toi bien, c’est très important.
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