Jean-Claude Mourlevat - Le chagrin du roi mort

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Le chagrin du roi mort: краткое содержание, описание и аннотация

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Elle se réveille en nage, court au lit de Brisco et pleure en caressant la main de l’enfant endormi.

— Mon enfant, dit-elle. Mon petit garçon…

Car c’est son garçon, maintenant, autant que l’autre, oui, autant que l’autre, aussi fort. Elle ne se doute pas qu’il y aura bien un drame, mais qu’il ne ressemblera pas du tout à son cauchemar. Et qu’il est très proche.

3

« FILE LA LUNE… »

Aleksander et Brisco traversèrent le hall d’accueil de la bibliothèque royale. Ils semblaient minuscules dans ce décor grandiose surmonté par la haute voûte du plafond. Des milliers de volumes en exposition emplissaient les étagères. Cela sentait bon le bois, le cuir, le papier. Les deux enfants se retinrent de courir jusqu’au long bureau où M me Holm officiait en compagnie de trois autres dames. Elle les regarda s’approcher à travers ses lunettes à verres épais qui la faisaient ressembler à une chouette.

— Vous avez le bonjour de M. Holm ! lui lança Brisco sans avoir la patience d’être devant elle.

— Ah, très bien, merci ! répondit-elle avec autant de sérieux que possible. Il va bien, j’espère ?

— Parfaitement ! enchaîna Aleks. Je lui ai trouvé une mine superbe ce matin !

Elle éclata de rire. Elle non plus ne se lassait pas de ce petit jeu. Ils bavardèrent quelques instants puis, comme d’autres visiteurs se présentaient, elle dut abréger.

— Alors, les enfants, où voulez-vous aller ce matin ?

Njall le Brûlé ! répondirent-ils d’une même voix.

— Encore ! Mais vous le connaissez par cœur !

— Oui, mais on veut le relire. Et puis on s’arrêtera en route.

— Bon. Eh bien vous connaissez le chemin : chariot 47, changement à la salle des Fumées puis chariot 47 B jusqu’au terminus. Bonne route ! Et si vous avez le moindre problème, n’oubliez pas…

— … la poignée rouge ! acheva Brisco. On sait !

S’ils adoraient lire et relire La Saga de Njall le Brûlé, c’était bien sûr parce qu’elle rassemblait des histoires drôles et palpitantes, mais aussi parce qu’il fallait effectuer, pour atteindre ce livre, un des voyages les plus surprenants de la bibliothèque.

— À tout à l’heure ! dirent-ils gaiement et ils s’en allèrent.

M me Holm, comme l’avait fait son mari, les regarda s’éloigner avec attendrissement, puis elle les oublia.

Les deux garçons marchèrent vers un panneau de bois blanc sur lequel était peint le mot DÉPARTS en lettres de couleurs vives. Le mur était constitué d’une centaine de niches superposées et alignées en rangées régulières. Dans la plupart de ces loges attendait un chariot sur son rail. Pour accéder à celui qui portait le numéro 47, ils montèrent un escalier latéral et empruntèrent une passerelle sécurisée par une rampe. Ils prirent place côte à côte sur le siège rembourré, ravis de constater qu’ils étaient les seuls passagers pour leur destination.

Ils quittèrent leur manteau qu’ils posèrent sur leurs genoux. Brisco étendit ses jambes devant lui et passa son bras gauche sur les épaules d’Aleks. De sa main libre, il caressa le bois lustré de l’accoudoir du chariot. Il aurait été difficile de trouver une seule écharde dans toute la bibliothèque.

— À toi l’honneur, Aleks ! Donne le départ !

Au-dessus de leur tête pendaient deux cordons tressés, avec une boule à leur extrémité. Aleks tira sur le jaune. Ils attendirent moins de trente secondes, puis une trappe à deux volets s’ouvrit dans le mur et le chariot s’engagea dans la pente douce d’une galerie éclairée tous les dix mètres environ par une lampe à huile. Ils roulèrent ainsi pendant quelques minutes, puis la route s’incurva sur la droite et commença à monter. Le chariot semblait maintenant tracté par une force silencieuse et invisible.

Il y eut ensuite un long replat et ils débouchèrent dans la salle des Fumées. Elle était faite d’une succession de petits bassins de pierre remplis d’une eau bleutée à la surface de laquelle flottait une vapeur légère. Une dizaine d’hommes et de femmes vêtus de longues chemises de bain y étaient immergés jusqu’au cou.

— On y va ? proposa Aleks.

Ils adoraient se baigner dans cette eau délicieusement chaude venue du fond de la terre. Parfois même ils venaient à la bibliothèque juste pour passer une heure à paresser dans un des bassins.

— Pas le temps ! répondit Brisco. Viens, on va prendre le 47 B !

Ils sautèrent de leur chariot, et montèrent dans celui qui conduisait à la chambre des Sagas, son terminus. Après quelques centaines de mètres plutôt paisibles, la pente se faisait si forte qu’on avait l’impression de plonger dans un gouffre puis, pendant plusieurs secondes, de tomber en véritable chute libre. Comme d’habitude à cet endroit, ils hurlèrent d’excitation et de plaisir, agrippés l’un à l’autre. Les adultes appréciaient moyennement ce moment de la traversée, mais les enfants y tenaient tellement qu’on l’avait finalement conservé.

Peu après, ils parvinrent à une nouvelle salle dont les murs étaient faits d’étagères chargées de livres. Une dizaine de personnes étaient installées sur des fauteuils et lisaient. Quelques enfants assis sur des bancs écoutaient un conteur qui faisait la lecture, debout. Il était vêtu d’une cape et ses cheveux blancs hérissés lui donnaient l’air d’un savant fou.

— On s’arrête un peu ? proposa Brisco.

— D’accord, souffla Aleks.

Il tira le cordon vert. Le chariot ralentit et s’immobilisa.

— Comme vous le savez, expliquait le conteur en donnant son poids à chaque mot, les afturganga sont de terribles revenants. Ils viennent chercher les vivants pour les entraîner dans l’au-delà. Pour en venir à bout, il faut les pouvoirs occultes d’un prêtre ou bien la force d’un colosse. Voulez-vous que je vous raconte une de ces légendes ? Je vous préviens, elle est un peu effrayante. Y en a-t-il parmi vous qui préfèrent partir ?

— Non, non ! firent les enfants, et pas un ne bougea.

— Bien, voici donc la légende du diacre de Myrka.

— Ouais ! souffla Brisco, je la connais, elle fait drôlement peur !

Un agréable frisson leur parcourut les reins.

— Un jour, commença le conteur, le diacre de Myrka décida de se rendre à Baegisa pour inviter sa fiancée Gudrun à fêter Noël avec lui.

— C’est quoi un diacre ? demanda une fillette à qui il manquait deux incisives.

— Un diacre est celui qui se charge de distribuer les aumônes pour l’église. Le diacre de Myrka prépara donc ses bagages, sella son cheval Faxi et prit la route. C’était au milieu de l’hiver…

Déjà le petit auditoire était sous le charme de la voix précise et bien timbrée. Les adultes écoutaient aussi, mine de rien, on le voyait à leur attitude. Le conteur décrivit la robe claire du cheval Faxi et sa crinière grise, le détail des provisions emportées, la neige sur la route, les cris des oiseaux dans le ciel bas. Il raconta comment le diacre, pour franchir la rivière Höörga, s’aventura imprudemment sur un pont de glace et comment celui-ci s’effondra.

— Le diacre sombra dans la rivière, dit-il, et il mourut noyé, ou de ses blessures, ou peut-être des deux à la fois ! Quand on retrouva son corps, plus tard, on vit qu’un bloc de glace lui avait brisé la nuque. Mais le jour même, personne ne sut rien de l’accident car c’était dans un endroit absolument désert. Ainsi, quand le lendemain Gudrun vit le cheval Faxi devant sa maison, elle pensa que l’homme qui se présentait à elle était…

— … le diacre !

— Oui, son fiancé, le diacre. Alors que c’était son revenant, l ’afturganga, vous l’avez compris. Elle ne se douta de rien, accepta volontiers l’invitation, rassembla à son tour ses affaires et monta en croupe.

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