Frédéric Dard - Les soupers du prince

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Quand Edouard, dit Doudou, devient Edouard I Sire, de grâce, écoutez-moi,
Je reviens des galères.
Je suis voleur, vous êtes roi,
C'est à peu près la même affaire. (Pétition d'un voleur de Sa Majesté, attribuée à Lacenaire.)
Il est des gens à qui la vie réserve bien des surprises. Tenez, Édouard Blanvin, dit Doudou… Trente-deux ans, beau gosse ; passionné par les bagnoles. Et pas n'importe lesquelles s'iouplaît ! Des tractions avant qu'il bichonne amoureusement comme les petites nénettes qui « raffolent de sa gueule d'amour de gentil voyou ». Uniour, sa chère môman lui révèle qu'il est le fils du défunt prince de Montégrin. Doudou serait donc Edouard I
. De la banlieue grise au château d'opérette, il n'y a qu'un pas. Doudou le franchit allégrement. La grande vie commence. Les surprises et les ennuis !

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Le cynisme de l’adolescente glaça Rosine. « Mon Dieu, où va cette enfant ! Quel destin l’attend si à treize ans elle possède une pareille mentalité ? Elle est capable de tout ! »

Elle se mit à regretter de l’avoir amenée, mais il était trop tard ; Marie-Charlotte allait bien au-delà de ses espérances et prenait l’initiative.

— Ton brigand, faut que tu me présentes dès demain, déclara-t-elle. Pas ici. Il doit bien y avoir un motel quelque part ? Moi, mon prof d’anglais, c’est dans un motel qu’il me baisait. Pratique, tu paies quand on te donne la clé et tu te débines quand tu veux, sans voir personne.

Rosine l’écoutait avec épouvante.

— Tu as déjà vécu ça ? murmura-t-elle.

— Ça et le reste, fit Marie-Charlotte. Qu’est-ce que tu crois ? L’enfant prodige, ma vieille ! Ils m’ont assez cassé les couilles avec Mozart, eh bien, je suis Mozart ! Tu m’as voulue, tu m’as. Laisse-moi m’occuper de tes problos, tantine. Avec toi, tout baigne ; avec ma mère c’était comme un enterrement qu’on suivait jour après jour ; jusqu’à présent, ma vie c’était de marcher derrière un corbillard. Mais c’est fini ; et quand tu en auras marre de moi, dis-le franchement, j’irai voir ailleurs si j’y suis !

Cet échange avait eu lieu dehors.

Elles entrèrent enfin dans le wagon. Rachel cuvait au milieu d’une flaque de déjections.

— Quelle horreur ! s’écria Rosine. Tu vois ce qui arrive dès que je tourne le dos ?

— Pourquoi tu la fous pas dans un hospice ? Moi, ma vieille, je peux te dire que ça lui pend au nez si un jour elle est à ma charge. Ils sont faits pour ça, les hospices.

— Ça ne serait pas possible, assura Rosine, choquée. J’aime ma mère.

La gamine hocha la tête.

— Si on se fait chier avec les gens qu’on aime, on finit par ne plus les aimer.

* * *

Le lendemain, elle déclara qu’il fallait acheter une jolie robe à Marie-Charlotte en vue de la « rencontre ». Elle s’attira les sarcasmes de la gamine :

— Qu’est-ce que tu t’imagines ? Qu’il a envie de tripoter les petites filles modèles ? T’es loufe, tante ; ton vieux crabe, ce qui l’excite, c’est la gamine qu’il voit dans la rue avec un jean élimé, des tennis cradoches et une chemise d’homme !

— Tu crois ? demanda Rosine, tout de suite vaincue.

— Toi, t’en es restée aux petits livres d’or ; y a qu’à voir le tas de choucroute que tu te trimbales sur la tronche pour s’en rendre compte.

Tantine se sentit bafouée. Elle avait trop le culte de sa chevelure élaborée pour la laisser moquer par l’impertinente.

— Écoute, ma fille, je t’ai pas attendue pour savoir comment je dois me coiffer.

— Non, et c’est dommage, déclara l’effrontée. Enfin, comme on dit : chacun sa merde, hein ?

Rosine sut qu’elle allait devoir avaler pas mal de couleuvres avec sa nièce et qu’il lui faudrait tenir bon.

Rachel était souffrante de sa muflée de la veille, et ne quitta pas son lit. Rosine lui prépara un bouillon de poireaux en l’engueulant de première. Le père Montgauthier ne vint pas au chantier, terrassé lui aussi par les libations. Lorsque Rosine entendit bourdonner l’engin, elle crut à son retour. En réalité, Marie-Charlotte était parvenue à mettre le monstre en marche et faisait joujou dans le terrain vague. Ayant participé à de nombreux vols de voitures avec les garnements de son quartier, elle avait acquis suffisamment de notions en mécanique pour affronter les engins les plus hétéroclites. Invisible dans la cabine vitrée, elle arpentait la terre défoncée et, sûre de ses chenilles, se risquait sur des buttes et dans des creux, ce qui lui procurait des sensations de fête foraine.

— Quelle idée t’a prise de ramener cette petite ici ? grommela Rachel entre deux aigreurs stomacales. Tu trouves qu’on n’est pas suffisamment à l’étroit ?

— Nine n’en pouvait plus d’elle, répondit Rosine ; elle est dure !

— Et c’est toi qui vas la dresser ?

— Cette gosse a besoin de la campagne pour se calmer un peu les nerfs.

— Parce que t’appelles ce bourbier de bidonville la campagne ?

— Au moins, il y a de l’espace ; pendant qu’elle s’amuse avec le bouteur, elle ne pense pas à mal faire.

Rachel soupira et se tourna côté cloison pour essayer de se rendormir. Ce matin-là, le monde ne lui disait rien qui vaille ; elle préférait l’oublier.

Lorsque Rosine avait besoin de téléphoner, elle devait parcourir deux kilomètres avant d’atteindre la maisonnette du garde-barrière (l’un des derniers passages à niveau de ce type qui subsistât dans la grande ceinture). Le préposé vivait là avec sa femme malade et trois gosses. L’épouse qui souffrait d’un cancer faisait de fréquents séjours à l’hôpital pour sa chimiothérapie ; il arrivait qu’elle fût absente lorsque Rosine venait téléphoner, et celle-ci se laissait alors un peu peloter par cet employé subalterne de la S.N.C.F., histoire d’ensoleiller son quotidien plein de grisaille. Il ne sollicitait jamais la permission d’aller « plus loin », ne se sentant pas sûr de soi en présence de la fringante cavale à la crinière de Hun.

Elle descendit téléphoner à Nivolas pendant l’heure du déjeuner.

— J’ai ce qu’il vous faut, monsieur le maire, claironna la gaillarde femme.

— Déjà ? fit-il.

Il continuait d’avoir la joie inquiète du sadique sur le point de s’assouvir. La possibilité de satisfaire ses fantasmes le faisait trembler d’angoisse.

— Je pense que vous serez comblé, poursuivit Rosine. Treize ans, un minois de gamine perverse…

— Bon, bon, ça va, ça va ! interrompit Dieudonné Nivolas. Comment ça se passe ?

— Je vous dirais bien de venir au chantier, mais vous savez comme je suis logée, et puis il y a ma mère infirme. J’ai pensé à un motel. Je prends une chambre avec le sujet. Vous nous rejoignez, je vais faire un tour…

Le programme n’eut pas l’heur de plaire au maire.

— Si on me voit entrer dans un motel, ça fera jaser. Or, tout le monde voit tout le monde.

— C’est juste, admit Rosine. Reste la voiture. Vous venez la chercher et allez vous isoler dans un bois. Mais il y a des yeux dans les bois comme ailleurs. Franchement, l’idée du motel est préférable.

Ils s’autorisèrent un long silence de perplexité. Rosine craignit que Nivolas ne déclarât forfait avant de sauter le pas.

— Écoutez, fit-elle : venez nous prendre à la maison, nous roulerons et trouverons bien une solution. L’occasion fait le larron.

Il accepta.

Le garde-barrière se tenait à l’extérieur, par discrétion, pendant la communication. En entendant le déclic de l’appareil raccroché, il revint. Un sourire sans joie ne parvenait pas à égayer sa gueule de clown démaquillé.

— Comment va votre épouse ? questionna Rosine.

— C’est la fin, répondit le pauvre homme en caressant les seins lourds de sa visiteuse ; elle sortira plus de l’hôpital.

Elle lui prodigua des paroles de réconfort et il en profita pour palper sa moule à travers la robe légère. Elle mit une pièce de dix francs sur la toile cirée de la table.

— Soyez fort, monsieur Macheru.

Ce con la pinçait et tirait sur ses poils pubiens.

« Un abruti, estima Rosine, juste bon à faire dérailler un train à l’occasion. »

7

Ils l’approchaient avec dévotion, les mains au dos, comme certains visiteurs s’approchent des vitrines hébergeant les joyaux de la Couronne anglaise. Ils tournaient autour de la voiture sans se parler, en proie à une admiration capiteuse. Ça les prenait brusquement, en plein travail. Édouard s’arrêtait de bloquer un boulon, se tournait vers Banane et proposait :

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