Hervé Bazin - Cri de la chouette

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Cri de la chouette: краткое содержание, описание и аннотация

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Folcoche, c'est l'affreux surnom dont les enfants Rezeau avaient affublé leur terrible mère. après l'avoir combattue dans l'inoubliable
, Jean Rezeau avait fui la tribu : il s'était marié, avait fondé une famille normale — sa revanche — dans la
. Vingt-cinq ans plus tard, veuf, remarié avec Bertille dont il élève la fille parmi ses propres enfants, nous le retrouvons dans
. Mais voilà que Madame Mère, Folcoche, jamais revue, fait irruption chez lui. Trahie, dépouillée par son fils préféré, elle vient offrir la paix. Jean, qui avait chassé les fantômes de sa jeunesse, accepte d'oublier le passé sur l'insistance de sa femme et de ses enfants qui croient pouvoir convertir leur redoutable aïeule. C'était oublier que Folcoche est toujours Folcoche. Et la vieille chouette, aussitôt, sème méfiance et discorde.
Passant d'un humour féroce à la nostalgie, du pittoresque à la poésie, Hervé Bazin nous donne, avec
, le plus humain et le plus tragique de ses romans.

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— T'as vu ? Ma sœur se noie : on lui fait le bouche à bouche, dit Aubin qui m'accompagne à la civette.

— Attends un peu que j'aille à son secours !

Je fonce, j'écarte poliment un dadais marqué de rouge ; je ramène une Blandine au sein gonflé de soupirs à qui je m'entends dire que le bachotage pour l'heure est plus urgent que le pelotage, qu'elle a à se faire examiner par ses profs avant d'en confier le soin aux garçons… Mais malgré l'âge on proteste, on incrimine ma conception des poids et mesures, on cite le nom de Salomé… Quoi donc ? J'en suis tout épaté, tout désolé. Mais vlan ! mignonne, te voilà giflée.

* * *

Nous devenons tous nerveux. Baptiste qui, mauvais signe, se tire sur la barbe, débouche dans le vivoir. Il passait hier place Dauphine et qui a-t-il vu, sortant du palais de justice ? Sa nièce ! Raccompagnée jusqu'à la grille par un robin en toge poinçonnée d'une rosette. J'essaie de blaguer :

— Elle a peut-être entrepris de reloger le bâtonnier ?

— Ou Gonzague, dit Baptiste. Tu veux mon avis ? Salomé nous double tous, ta mère comprise.

Bertille n'en croit rien : sa fille ne peut être devenue soudain aussi dissimulée. Jeannet, qui est là, près d'une Marie toute ronde, s'esclaffe. Voyons ! C'est normal : une fille amoureuse est capable de passer sur le pire en oubliant le reste.

— Ce n'est pas vrai, crie Aubin.

— Quand il s'agit d'elle, tu vois tout en noir, dit Bertille.

Jeannet se pique et s'en va.

* * *

Peu après Paule me donne son coup de fil mensuel. Consultée, elle répond comme elle fait si souvent : par une autre question.

— Au fait, ce garçon, savez-vous ce qu'il devient ?

Puis elle admire, oui, elle admire qu'une femme de soixante-quinze ans, d'une sécheresse réputée, fasse — ce sont ses mots — un si beau délire. Elle ajoute tranquillement qu'elle aime assez m'en voir jaloux.

Je raccroche, irrité.

* * *

Avis diamétralement opposé à celui de Mme Daroux qui ne se félicite pas de voir sa vraie petite-fille bénéficier des largesses de sa fausse grand-mère.

— C'est comme si je donnais tout à Jeannet, répète-t-elle. Chacun se doit à sa branche.

Sinon ça piaille, en effet, et il tombe beaucoup de crotte dessous.

* * *

Il se passe sûrement quelque chose, mais quoi ? Salomé téléphone de moins en moins, reste trois semaines sans venir et, à sa première visite, prend fort mal les questions de sa mère :

— Tu me fais suivre ?

Elle lâche pourtant, après un silence maussade :

— La défense a demandé au juge de m'entendre. Je ne pouvais pas refuser, non ?

Nous ne saurons ni où ni comment ni par qui elle a été contactée. Mais comme Bertille essaie de l'envelopper des deux bras, de lui dire que nous ne comprenons pas ses absences, qu'elle nous manque, voilà Salomé qui fond en larmes sans cesser d'être agressive :

— Ce que vous pouvez être tannants, les uns, les autres ! On m'aime, ça ! on m'aime de tous les côtés. Mais chacun pour soi. Regardez Aubin qui me fait la gueule parce que je ne suis plus là pour le border comme quand il avait cinq ans ! Qui me veut ne se préoccupe jamais de qui je veux. J'en ai assez d'être harcelée…

Puis soudain elle me jette :

— Et ta mère qui s'y met, maintenant !

* * *

On pouvait le prévoir, mais l'inattendu va être l'apparition de Mme Rezeau qui, se méfiant du téléphone, a jugé plus sage de tomber chez nous à l'improviste, en semaine, au début de l'après-midi, c'est-à-dire à l'heure où sa protégée travaille. Craignant ne pas rentrer à temps, elle a même pris un taxi dont le chauffeur — gratifié d'un maigre pourboire, j'imagine — a haussé les épaules en repartant. Elle est là, dans mon bureau, toute benoîte, entre Bertille et moi. Officiellement, elle est venue nous présenter les factures, qui sont salées. Ne sachant pas discuter les chiffres, je ne dirai rien. Ne voulant pas perdre la face, je célerai que je regrette de m'être laissé entraîner à tant de frais pour le vague plaisir de signer de ma semelle un carré de glaise craonnaise où patouillait déjà le grand-père de mon grand-père.

— Fred a la jaunisse, dit enfin Madame Mère.

Elle claque de la langue, toute satisfaite de pouvoir nous informer. Elle continue :

— Marcel marie sa fille aînée : Rose. Très bien, ma foi. Famille, nom, idées, situation, tout est parfait. Le garçon est ingénieur dans le pétrole.

A noter, n'est-ce pas ? Que cet avis nous inspire des comparaisons ! Mais la chronique familiale n'est pas terminée :

— Quant à Rueil, ça y est, Marcel liquide. Mais il n'est pas fou : il s'associe avec un promoteur. Vous devinez qui ?

Geste évasif de Bertille.

— La G.I.F.F., pardi ! Il y a d'immenses pancartes à l'entrée de la propriété : Bientôt s'élèvera ici la Résidence Joséphine… Oui, il y aura cent logements là où vécut, seul, mon colonel de grand-père, surnommé le Dindon. Comme dit Max, la roue a tourné, aujourd'hui le dindon ou ses pareils sont cuits et bons à découper. Salomé s'en occupe avec lui.

Pause pour quitter l'accessoire. Reprise dans l'essentiel :

— Vous ne pourrez pas vous plaindre de ne pas l'avoir vue, ces temps-ci. Elle m'abandonne toutes les fins de semaine.

Bertille et moi, nous avons eu le tort de ciller. Le visage de Mme Rezeau se crispe, se recreuse de cent rides brusquement plus profondes. Elle voulait s'assurer de ce dont, en même temps, elle venait nous prévenir. Tel, qui entend profiter seul de son bien, ne dédaignera pas l'aide d'autrui pour le défendre. Mais que rien ne soit trop explicite !

— Pauvre chou ! ajoute simplement Mme Rezeau, elle m'inquiète un peu. En voilà une qui a besoin de vacances et de bon air, loin de Paris !

XXVI

Entre les nénuphars circulaires, çà et là ponctués de fleurs glaireuses, un soleil déclinant tamisé par les saules distribuait des ronds de lumière glauque, soluble dans l'eau, elle-même parcourue d'orbes molles chaque fois que, par en dessous, la remontée à l'air d'un dytique, le suçon d'un chevesne en touchaient la surface ou, par en dessus, la ridait l'effleurement rapide de ces fausses araignées coureuses que Papa appelait savamment des gerris. Sur la berge nous étions plantés à cinq mètres les uns des autres, le fermier, mon benjamin et moi. Je dis le fermier en tête : du droit de canne consenti par Marcel il ne devait pas se priver en mon absence et c'était bien ainsi. J'avais retrouvé un vieux pantalon de toile de mon père. Nu dans son short, encore blanc comme un lavabo, Aubin, en pleine crise d'allongement, laissait rôtir des bras et des cuisses maigres d'atèle. Il arrivait à ne pas souffler mot. Quant à Jobeau, trapu, tout en poitrail et en avant-bras, perdant du poil de partout, écrasant dans l'herbe un fessier de velours à grosses côtes rapiécé de carrés divers, il était plus immobile que le têtard d'aune voisin dont, parallèles à ses jambes, descendaient vers l'Ommée deux racines rougeàtres. La rigueur des sagittaires fléchant un cumulus soudé au ciel et dominant depuis des heures son double empêtré dans la rivière, la fixité des bouchons, celle du nylon enseveli dans les transparences, celle des gaules coincées sur de petites fourches de frêne écorcé accentuaient le silence, à peine troublé par un bref coassement ou le lointain pupulement d'une huppe. La bonace d'eau douce, quoi ! Le chaudron d'été, où recuire la concentration des odeurs : effluves de menthe, de sauge, d'armoise, mofettes remontées — en bulles dansantes — des vases en travail et, brochant sur le reste, liés entre eux par l'échange nourricier, le relent du roui qui accompagne toutes les marinades de verdure, le relent du mucus, lubrifiant des poissons.

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