Колетт Вивье - La maison des petits bonheurs

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La maison des petits bonheurs: краткое содержание, описание и аннотация

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Riquet me guettait derrière la porte, tout habillé, les yeux pleins de malice.

— Liline, vive Liline! Je suis prêt; hein, c'est une surprise? C'est que nous avons un travail fou, ce matin… (il a pris un air solennel), parce que tu penses tout de même pas que nous allons laisser maman revenir dans cet appartement-là… Non, non, on va tout changer, tout remettre comme avant… hein, Liline?

Sa voix, son sourire me suppliaient. Cher Riquet… je l'ai pris dans mes bras et me suis mise à danser, à danser.

— Tu as raison, tu as raison! Vite, dépêchons-nous! Je voudrais que ça soit déjà fait!

Quel mal nous avons eu! Jamais je n'aurais cru que tante Mimi avait changé tant de choses; c'est bien simple, voici la liste:

1. — L'armoire à linge que nous avons entièrement défaite pour la ranger comme maman la range (j'y ai retrouvé mon collier et «Robin des Bois»).

2. — La boîte à ouvrage de maman que nous avons replacée sur la petite table et, avec vingt francs que m'a donnés Riquet — moi, je n'avais plus rien, à cause du journal de tante Mimi, — je suis descendue acheter un bouquet de narcisses que j'ai mis à côté.

3. — Tout le buffet de la cuisine, les provisions, les couverts.

4. — Mon beau dessin de la tempête que j'ai refait. Ce n'était pas très pressé, bien sûr, mais je n'aurais pas pu attendre un jour de plus. Je crois qu'il est très réussi, plus joli que celui d'avant, et les vagues sont terrifiantes: forcément, j'ai fait des progrès.

5. — Pendant que je finissais, Riquet allait et venait dans la salle à manger; j'y cours, je le trouve grimpé sur une chaise et farfouillant dans la pendule.

— Tu comprends, Liline, je l'arrête, pour qu'on retrouve nos 6 heures moins 10!

— Mais tu vas tout casser! Laisse-moi faire, tiens-moi seulement mon crayon bleu… là!

En un clin d'oeil, j'ai eu enlevé le balancier et déplacé les aiguilles. Ah! que nous allions bien déjeuner, avec nos 6 heures moins 10 devant les yeux, comme avant, comme toujours!

Il ne restait plus que le ti-toum, le plus dur. Riquet a été chercher dans sa caisse à jouets sa panoplie de menuisier, mais comment faire quelque chose avec un si petit marteau? La fenêtre ne bougeait pas, je ne savais même pas par quel bout la prendre.

— Qu'est-ce que tu fabriques, ma fille? me demande maman Petiot, de sa cuisine.

— J'arrange la fenêtre, mais il me manque un bon marteau!

— Hé, viens le chercher!

Je sortais de chez elle avec le marteau quand je me heurte à Estelle qui rentrait de l'école.

— Estelle, Estelle, viens m'aider, je refais le ti-toum!

— Oh! très bien, très bien, j'arrive!

Elle tenait la fenêtre, je tapais, et nous avons eu enfin raison du gond.

— Dites donc, vous démolissez la maison, là-haut! nous crie la concierge.

— Bon, bon, c'est fini, madame Misère!

Estelle se frappe le front.

— Attends!

Elle disparaît et revient avec son vase qu'elle pose triomphalement sur la toilette!

Il était plus d'onze heures; et le ménage? Estelle saisit le balai, Riquet, le chiffon, je descends acheter un bifteck et des pommes de terre. Ça nous rappelait le jour où le poêle ne tirait pas et où nous avions dû tant nous dépêcher. Et, là encore, nous avons fait si vite qu'à midi et demie tout était prêt, la table mise, les pommes de terre cuites. Papa est rentré; nous l'avons entraîné à travers les pièces, pour qu'il voie les changements. Devant le petit bouquet, il a dit: «Chers petits!», devant l'armoire, il a souri, devart la pendule, il s'est mis à rire, mais, quand il a vu le ti-toum, il s'est fâché:

— Vous n'auriez pas dû… Quelles folle vous faites!

— Papa, c'est notre ti-toum!

Quel gai déjeuner nous avons fait! J'ai raconté le départ de tante Mimi, mais on sentait que papa était à cent lieues d'elle, qu'il pensait à maman, là-bas, prête à partir. Il est content, Martinet ne lui en veut plus et vient de recevoir une grosse commande: des quantités de rayons pour une bibliothèque de 6000 livres.

— 6000 Iivres? s'est écrié Riquet, ahuri; mais alors, papa, c'est tout le temps les mêmes?

— Grosse bête, tu crois donc qu'il n'exisie que 6 000 livres? Mais il y en a 50, 100 fois plus!

Riquet a poussé un long soupir.

— Oh!.. je n'aurai jamais le temps de les lire tous, même si je vis très vieux!.. Comment faire?

— Eh! tu choisiras les meilleurs, mon garçon! a répondu papa.

Mais on voyait qu'il était très fier que Riquet ait tant envie de lire et il s'est mis à chanter: «Vole, mon cœur, vole», d'une voix tellement fausse que nous en riions aux larmes, tous les trois.

Maintenant, j'ai fini la vaisselle et je viens de conduire Riquet chez le coiffeur; il a déjà bien meilleure mine, avec sa bonne petite tête rasée. Je l'ai installé sur mon lit, et je me dépêche de nettoyer les cuivres, d'achever les rangements pour maman. A quatre heures, je ferai mes devoirs avec Violette. Je vais d'une pièce à l'autre, je voudrais que tout soit si beau. Est-ce que demain viendra? Est-ce que la nuit passera?

Mme Misère me dit que tante Mimi n'avait pas reçu la moindre lettre, hier soir. Alors, elle avait menti, pour les plombiers, c'était un prétexte pour partir? Pauvre tante Mimi, je comprends tout; ça lui aurait fait trop de peine de voir notre joie, au retour de maman, et elle a mieux aimé s'en aller… C'est terrible pour elle d'être si jalouse, mais elle n'y peut rien, et je n'en ai pas parlé à papa.

JEUDI 29 AVRIL.

Maman est là, elle est vraiment là, c'est bien elle. Pendant que j'écris — il est une heure — elle est assise dans le fauteuil, avec Riquet sur ses genoux, Estelle à sa droite, et papa devant elle, qui la regarde d'un air heureux. Elle n'a pas changé, sauf qu'elle est en noir, mais elle a mis un col blanc.

Nous avons tous été la chercher à la gare, ce matin, tous, même Riquet que j'avais bien emmitouflé dans son cache-nez et dans son beau costume gris. Comme le temps nous a paru long: nous regardions les aiguilles de l'immense pendule qui avançaient à petites secousses: 9 heures 7, 9 heures 15… 9 heures 23.. Un sifflement, un grand bruit de vapeur, des gens qui courent le long du quai et, tout d'un coup, dans la foule, quelqu'un de sombre qui s'élance vers nous.

— Mes chéris!

C'était maman!.. Papa la serre dans ses bras, si longtemps que nous la lui arrachons de force et l'embrassons tous à la fois, Riquet d'un côté, Estelle de l'autre, et nous pleurions tant que nous pouvions.

— Allonis, allons, a fait un employé, en voilà un embouteillage! Vous vous attendrirez chez vous, les voyageurs!

Nous nous sommes séparés, nous avions un peu honte, et papa nous a fait monter dans un taxi. Maman nous regardait, nous regardait encore.

— Il me semble qu'Estelle a grossi. Liline a bonne mine, mais son chapeau est tout de travers (elle l'a relevé doucement… Oh! sa main sur mon front!). Et mon Riquet… il est un peu pâlot, dites, est-ce qu'il n'aurait pas été malade?

— Un petit peu, a dit papa, mais ce n'est rien; je t'expliquerai plus tard…

Et il commençait à raconter le départ de tante Mimi quand nous sommes arrivés, et Mme Misère est accourue pour nous ouvrir la portière.

— Madame Dupin, eh, vous voilà tout de même, misère! Avez-vous fait un bon voyage?

Alors, toutes les portes de la maison se sont ouvertes, et c'était à qui viendrait voir maman: grand'mère Pluche, la couturière, M. Copernic, et même le charbonnier qui était sorti de sa cour. Mais Mme Petiot est intervenue.

— Laissez-les tranquilles, ils ont besoin d'être un peu en famille!

Et on nous a seulement aidés à monter les bagages. Comme maman était contente; elle courait d'une pièce dans l'autre, comme une petite fille, s'arrêtait, respirait les fleurs.

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