Колетт Вивье - La maison des petits bonheurs
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- Название:La maison des petits bonheurs
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- Год:1959
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— Aline, prends-le!
C'est vrai, d'ailleurs, que Riquet ne veut que moi; il faut que je lui tienne la main, il faut que je lui parle, il faut que je lui sourie, et la seule chose qui le calme un peu, c'est quand je mets ma joue contre la sienne; alors; il ferme les yeux et il répète tout bas: «Maman! maman!»… comme une litanie. Ça me fait pleurer! Le pauvre papa est chez Martinet où Estelle, de temps en temps, court lui donner des nouvelles; à part ça, elle essaie de m'aider, mais elle ne sait pas bien et, tout à l'heure, elle a renversé la potion sur le beau couvre-pied rose de maman; depuis, elle reste assise sans bruit, tout au bout du lit, et me regarde aller et venir avec des yeux tnstes, tristes.
Armand a une bronchite, mais ça m'est égal, Armand.
Le médecin reviendra dans la soirée; qu'est-ce qu'il dira?
5 HEURES ET DEMIE.
40°8. Riquet ne s'agite plus du tout; il est tellement fatigué qu'il n'a même plus la force de se soulever sur son oreiller. On dirait qu'il perd toutes ses forces… Et si?… Oh! non… il va guérir!.. Et ce médecin, mais qu'est-ce qu'il fait donc?… Ah! on sonne, c'est lui!
7 HEURES.
Rien encore, le médecin ne peut rien dire. J'ai couru après lui dans l'escalier.
— Monsieur le docteur, oh! jurez-moi que… que ça n'est pas une méningite, ou bien la… la fièvre typhoïde!
Il a souri derrière ses lunettes.
— Voyons, ma petite fille, tu ne vas pas tomber malade, toi aussi? En voilà des bêtises! Je viens de le dire à ton père: si la fièvre tombe demain, elle n'aura été due qu'à une extrême fatigue, conséquence de cette équipée! Mais, bien évidemment, il faut qu'elle tombe.
On fait des enveloppements d'heure en heure. Papa m'aide? il sait très bien, il est doux, il va vite. Oh! que cette fièvre baisse, qu'elle baisse!
9 HEURES.
Papa ne se couchera pas, tante Mimi non plus; nous voulions rester aussi debout, Estelle et moi, mes ils ont dit non. Est-ce qu'ils s'imaginent que nous pourrons dormir? Et si Riquet me réclame? Je suis bien décidée, en tout cas, à ne pas me déshabiller, comme ça, si papa m'appelle, je n'aurai qu'à sauter du lit. Mais que ça va être affreux de rester dans le noir, à attendre demain.
DIMANCHE 25, 6 HEURES DU MATIN.
La fièvre tombe un petit peu: 39°1, à quatre heures, un degré et demi de moins qu'hier. Le médecin l'avait dit, oh! quel bon médecin!.. Riquet est encore très rouge et très brûlant, mais il ne se plaint plus, je crois même qu'il dort… Papa s'est allongé à côté de lui pour se reposer. Moi je ne peux pas. Je me suis levée plusieurs fois cette nuit, pour voir comment ça allait. Et puis, à quatre heures, tante Mimi est venue me chercher, parce que Riquet me réclamait. Dès qu'il m'a vue, il a pris ma main, il l'a refermée doucement sur la sienne, et c'est à ce moment-là qu'il s'est endormi. Quand il se réveillera, sûrement, il aura moins de fièvre encore; c'est cette longue marche qui l'avait tant fatigué, et puis les nuits dehors. Il aura du mal à reprendre ses forces, mais je ferai tout ce que le médecin dira, tout! Il faut que Riquet ait très bonne mine pour le retour de maman: je l'emmènerai chez le coiffeur, ça grossit la figure d'avoir les cheveux coupés, et je lui mettrai son beau costume neuf.
Mais que je parle d'Estelle. Cette nuit, je croyais qu'elle dormait, quand je l'entends qui m'appelle tout bas:
— Liline… Liline…
— Qu'est-ce qu'il y a?
— Li-line!
Et la voilà qui se jette sur moi, cache sa tête contre mon épaule, et sanglote, sanglote.
— Liline, est-ce que tu crois que Riquet… que Riquet est très malade?
— Mais non, qu'est-ce que tu racontes! Riquet n'a rien qu'une grande fatigue, conséquence de son équipée (les mots mêmes du médecin)… et, dès demain, la fièvre baissera! Voyons, voyons, dans quel état te mets-tu?
Elle a pleuré plus fort et, tout d'un coup:
— Ce n'est pas tant pour ça, mais… tu ne m'aimes plus, non, tu ne m'aimes plus du tout!
C'était elle qui me faisait des reproches! Du coup, je me suis fâchée. Je l'ai appelée «nigaude… sotte… gourdiflotte…» A chaque mot, elle pleurait un peu moins et, quand j'ai eu dit «bécasse», elle s'est calmée tout à fait.
— Je vois que tu m'aimes encore un peu; oh! Liline, j'étais si malheureuse! Tu sais, le jour où tu mas dit: «Si tu peux dormir, tant mieux pour toi!», et puis cet autre, où tu étais si contente d'aller sans moi chez Mlle Délice… et puis…
Comme ça pendant dix minutes, avec des détails, mais si déformés que je n'y reconnaissais plus rien. Je ne pouvais pas en croire mes oreilles: c'était donc moi qu'Estelle accusait, moi à qui, au contraire, elle avait fait tant de peine? C'était trop fort, et j'avais bien envie de lui tourner le dos; mais elle paraissait vraiment très malheureuse, et je n'ai pas osé. Il y a eu un long silence, et Estelle a dit enfin, lentement, d'une voix changée:
— Je sais bien, va, je sais bien comme je suis: je ne pense qu'à moi… je ne peux pas faire autrement… Aide-toi, Liline… aide-moi… J'ai besoin que tu m'aides, je t'en prie!
— Estelle! ai-je murmuré.
J'ai mis mes bras autour d'elle, et nous nous sommes serrées si fort l'une contre l'autre que nous nous entendions respirer et que nos larmes se mêlaient sur nos joues… Pauvre Estelle, elle a raison; un petit feu brûle dans son cœur, un feu si faible, si faible qu'il faut l'entourer de beaucoup de chaleur, de beaucoup de tendresse pour l'empêcher de mourir. De Riquet, de moi, elle ne se soucie pas beaucoup, mais voilà: «Je ne l'aime plus.» Eh bien, si, telle qu'elle est, je l'aime, et je l'aiderai, puisqu'elle me le demande, elle me trouvera toujours auprès d'elle. Je le lui ai dit, redit. Elle m'a embrassée.
— Ma Liline chêrie, que tu es bonne! Mais, tu sais, plus j'y pense, plus je suis sûre que c'est la faute de tante Mimi, tout ça. Au début, ça m'amusait qu'elle me préfère, qu'elle me fasse des complimems et des cadeaux; mais, après, elle ne voulait plus que je la quitte, et je vous croyais contre moi, toi et Riquet… Oh! je la déteste!
— Ecoute, Estelle, elle a été vraiment très gentille avec toi!
— Non, non, je lui en veux trop!
Elle s'est tue un moment et, quand je l'ai appelée, un peu plus tard, elle dormait déjà tranquillement, comme si Riquet n'avait pas été malade, comme s'il n'y avait rien eu d'autre au monde que ce grand chagrin dont je venais de la consoler.
Ce matin, elle s'est réveillée toute fraîche, toute gaie. Elle me sourit, elle couvre papa de baisers, elle est aux petits soins pour Riquet.
— Eh bien, et moi? lui a dit joyeusement tante Mimi.
Mais Estelle lui a lancé un regard si froid qu'elle s'est détournée avec une tristesse étonnée, et j'ai bien vu qu'elle avait de la peine.
LUNDI 26.
Riquet n'a plus de fièvre. Le thermomètre, ce matin, marquait 36°8.
— 36°8, a fait tante Mimi en le secouant; ce n'est pas possible, il est détraqué; le petit avait encore 38°3 hier soir!
J'ai été emprunter celui des Petiot: même température.
— Oh! mais, j'en ai assez du thermomètre! s'est écrié Riquet; et puis, j'ai faim, moi!
Il avait faim!.. Je lui ai donné un peu de purée, de la compote de pommes; il était content de manger, et même, il a réclamé de la compote.
— Non, non, ai-je dit, c'est assez, sinon, tu retomberais malade et tu ne pourrais pas te lever jeudi, pour le retour de maman.
— Oh! alors, s'est-il exclamé, je ne mangerai plus du tout, du tout, si ça vaut mieux!.. Mais qu'est-ce qu'elle dira, maman, quand elle saura que j'étais parti pour la voir? Est-ce qu'elle sera fâchée tout entière, ou bien en même temps, un petit peu contente?
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