Колетт Вивье - La maison des petits bonheurs
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- Название:La maison des petits bonheurs
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- Год:1959
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des biscottes;
des cerises fraîches;
des sucettes;
des petits nougâts.
Tante Mimi m'avait bien recommandé de ne pas manger de tout, pour ne pas avoir l'air glouton, aussi, je n'ai pas pris de biscottes. Mais j'ai mangé quatre parts de tarte aux fraises, et, à la fin, j'étais rouge, rouge, rouge, mon chapeau me serrait la tête, et il a fallu que je pense très fort à mes frisettes pour m'obliger à ne pas l'enlever.
On a organisé un concours de sucettes, à celle qui ferait le mieux une pointe, et c'est Tiennette Jacquot qui l'a gagné.
— Cela mérite une récompense, s'est écriée Mlle Délice.
Elle a sorti de l'invisible un ravissant livre blanc: «Alice au Pays des Merveilles», et dedans, c'etait plein d'images si jolies, si légères, qu'on avait l'impression que la maîtresse l'avait acheté dans un pays fait pour elle seule.
— Montre-le-nous! montre-le-nous! nous exclamons-nous en nous précipitant sur Tiennette.
Mais voici que, lorsque nous reprenons nos places, nous trouvons chacune, sur notre assiette, un petit livre tout pareil, bleu, rose ou vert pâle. D'où était-il venu? Mystère! Oh, que je voudrais croire aux fées et que Mlle Délice en soit une!.. Mon livre à moi, c'est «Robin des bois», et Marie Collinet a «Bellerose».
— Merci, merci, mademoiselle! crions-nous toute, et Marie plus fort que les autres.
Le goûter, les cadeaux, la fête, tout ça l'avait un peu grisée, et il faut dire que la maîtresse était particulièrement gentille avec elle: quand, après le goûter, nous avons joué au portrait, elle s'arrangeait toujours pour lui poser les questions les plus amusantes.
Nous avons joué aussi:
à colin-maillard;
à danse-toujours;
à la main chaude;
à cligne-musette;
aux mots interrompus.
Et, pour finir, à la poste-courre. Nous sautions, nous dansions, nous tournions; le salon était dans un bel état! A un moment, Marie qui était Edimbourg, devait changer avec Carmen, qui était Lyon; mais Carmen, en courant, l'attrape par le cou, elle se débat… crac… le collier rouge se casse et les perles roulent de tous les côtés! Nous étions toutes à quatre pattes par terre, en train de les ramasser, quand on sonne à la porte, et qui fait son entrée? Tante Mimi, dans sa toilette noire des dimanches!
— Bonjour, bonjour, dit-elle, je suis la tante d'Aline Dupin.
— Ah, très bien, fait la maîtresse, toute riante et hors d'haleine, comme c'est gentil à vous d'être venue! Asseyez-vous… ici… là… oh, excusez-moi, les fauteuils servaient au jeu, et il y a un désordre, un désordre!
— En effet, articule tante Mimi en jetant un coup d'œil autour d'elle; mais où est ma nièce, s'il vous plaît?
— Me voici, ma tante!
Et j'allais courir vers elle, quand elle me regarde:
— Qu'est-ce que c'est que ce chapeau? Tu as gardé ton chapeau tout l'après-midi?
Que répondre? Je lance à Violette et à Marie un regard désolé que Mlle Délice surprend et, croyant arranger les choses:
— Oui, oui, dit-elle, tout l'après-midi! Oh, c'était pour jouer, pour rire…
Mais tante Mimi a pris un air si glacé que sa voix a faibli et qu'elle s'est tue. Alors, tout doucement, tante Mimi a pointé son index vers mon chapeau:
— Enlève-le!
— Oh, ma tante!
— En-lè-ve-le!
Je l'ai enlevé, d'un geste si brusque que j'ai arraché toute la coiffe. Il y avait une glace en face de moi, et j'ai pu me voir; j'ai vu des frisettes qui, collées par la sueur, formaient un toupet de clown, tout pointu, au dessus de ma figure rouge et luisante. C'était grotesque et j'avais tellement honte que, pour qu'on ne me voie pas comme ça, je me suis faufilée derrière le bureau, pendant que les autres continuaient à chercher les perles du collier. On était bien, là, c'était tout noir, et j'aurais voulu ne jamais en sortir!..
Soudain, Jacqueline Mouche se redresse.
— En voici tout un bout, mademoiselle, il n'est même pas défilé!
Elle tend le collier à la maîtresse, mais tante Mimi le saisit au passage.
— C'est… c'est le collier d'Aline, ma parole!
Malheur!.. J'essaie, affolée, de faire des signes à Jacqueline; elle ne voit rien et répond avec assurance:
— Pas du tout, madame, c'est celui de Marie Collinet!
— Comment, comment? s'écrie tante Mimi, eh non, c'est celui d'Aline: je le lui en offert il y a quinze jours!
— Marie le portait pourtant… et…
A ce moment, elle s'aperçoit de mes gestes et s'arrête net. Tante Mimi lui lance un petit regard.
— Ah, bon! (et, se tournant vers moi), c'est bien ton collier, n'est-ce pas?… Alors, qu'est-ce qu'il faisait au cou de Marie je-ne-sais-qui?
Je veux répondre, mais Marie s'avance:
— Elle me l'avait prêté, madame, elle est si gentille!.. Je ne voulais pas… et puis j'ai dit oui: c'était pour que je sois belle… Oh! je regrette… si j'avais su que ça vous déplairait!
— Parfait, parfait, a déclaré tante Mimi, sans même lui accorder un coup d'œil; voulez-vous me chercher les autres perles?
Chacune les lui a apportées, en silence; elle les a mises dans son sac.
— Eh bien, a-t-elle dit, maintenant, nous rentrons! Au revoir, mademoiselle Délice!
La maîtresse, d'un air contraint, nous a accompagnées jusqu'à la porte. J'étais tellement consternée que j'aurais oublié mon beau livre si Violette n'avait pas couru après moi pour me le donner. Je marchais d'un pas mécanique à côté de tante Mimi qui ne desserrait pas les dents. Mais, une fois à la maison, elle me pousse dans ma chambre et se plante devant moi, toute raide.
— Petite hypocrite! Petite menteuse! Après tout ce que j'ai fait pour toi!
— Quoi? Qu'est-ce qu'il y a? s'ecrie papa en accourant.
Je veux me jeter dans ses bras, mais tante Mimi me retient.
— Ne l'embrassez pas, Fernand, elle ne le mérite guère!
Et de raconter que j'ai caché sous mon chapeau les belles boucles qu'elle avait eu tant de peine à me faire, et prêté à la premiere venue le beau collier rouge, sans le lui dire, comme une vilaine rusée que j'étais! C'était vrai, tout ça, c'était vrai, mais si j'avais pu me défendre, expliquer comment j'aurais mieux aimé mourir que de montrer mon toupet de frisettes, et comme elle était vieille et terne, la robe de Marie Collinet! Mais je sentais bien que ces excuses-là, on ne les aurait pas comprises; et puis, même si je l'avais voulu, je n'aurais pas pu dire un mot.
— Voyons, répétait papa qui semblait aussi malheureux que moi, voyons, dis quelque chose, Liline!
Enfin, j'ai balbutié à grand peine:
— La… la maîtresse… elle… elle va être fâchée!
— Voilà, s'est écriée tante Mimi triomphante, voilà comme elle est! On s'imagine qu'elle se repent, qu'elle se désole, et puis, non, elle ne pense qu'à cette demoiselle Délice qui compte bien plus pour elle que toute sa famille!.. Et c'est là sa reconnaissance, et ce sont là ses remerciements pour le dévouement que… ah, la la… heureusement que sa sœur ne lui ressemble pas!
J'ai été punie, on m'a confisqué mon beau livre et je suis restée dans ma chambre toute la soirée. De mon lit, j'entendais Estelle qui racontait gaiement son après-midi, je l'entendais qui d'un ton alerte, décrivait les magasins, le grand escalier roulant où elle était montée cinq fois de suite, le thé avec des petites serviettes, les vendeuses très chics, qui vous impressionnaient. Au rayon des robes, elle en avait essayé plusieurs, une surtout, en soie rose, qui lui allait si bien que la vendeuse l'avait déclarée «faite pour elle». Papa ne répondait que par des «oh» ou des «ah»; Riquet, lui, n'ouvrait pas la bouche et, le dîner fini, il s'est faufilé près de moi et il m'a donné deux noix. Cher petit, je ne pouvais pas les craquer, mais je les ai mises sous mon oreiller, et elles m'ont bien fait plaisir.
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