Колетт Вивье - La maison des petits bonheurs

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La maison des petits bonheurs: краткое содержание, описание и аннотация

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Riquet a dit:

1. — Les poireaux.

2. — Me laver les dents.

3. — Dire bonjour.

4. — Le calcul.

5. — Avoir un costume neuf.

6. — Le thermomètre.

Et moi:

1. — La soupe à l'oseille.

2. — Réciter une poésie devant tout le monde.

3. — La composition d'histoire.

4. — Me coucher avant les autres.

5. — Les cataplasmes.

6. — Les gants de laine qui grattent.

Estelle n'a rien voulu répondre. Papa s'est fâché, elle a boudé et, quand j'ai voulu l'embrasser, après, en lui disant que je regrettais de m'être mise en colère, elle m'a repoussée très fort: vrai, j'aurais dû tenir ma langue!.. Mais on a ri encore: M. Copernic était tellement absorbé par son jeu qu'il ne faisait pas du tout attention à ce qu'il mangeait, et il a failli s'étranger avec un os de lapin; ensuite il a renversé la salière; ensuite il a commencé à manger sa banane avec la peau; et toujours si joyeux, si content de nous égayer! Tante Mimi le regardait d'un air sévère et, plus il s'excitait, plus elle devenait raide. Elle n'a ouvert la bouche que pour gronder Riquet quand, après le dessert, il a grimpé sur les genoux de M. Copernic en lui demandant une histoire; Riquet est descendu, mais est remonté deux minutes plus tard, et M. Copernic lui a chanté une chanson très jolie sur un petit éléphant qui ne voulait pas se laver les oreilles, et puis une autre, sur la grammaire telle qu'on l'apprend au pays des rêves. C'est sur l'air du «Bon tabac»:

Tous les mots s'accordent au pays des rêves

Et dansent ensemble le long des cahiers;

Le pluriel et le singulier

Et tous les participes passés;

Les noms composés par deux se promènent

Et font des sourires aux mots dérivés!

Hein, croyez-vous qu'ils ont de la chance, les écoliers de ce pays-là!

Après, Gabriel est venu avec Violette et Armand, que tante Mimi n'a pas osé mettre à la porte. On a rejoué au jeu des six choses, et M. Copernic nous a fait sa liste à lui. Il déteste:

1. — Cirer sa chaussure droite.

2. — Se couper l'ongle de l'index.

3. — Les M majuscules.

4. — L'imparfait du subjonctif.

5. — Les réveil-matin.

6. — Les marrons glacés.

— Comment, avons-nous dit, les marrons glacés? Mais est-ce que vous en recevez, monsieur Copernic?

— Je pense bien, des quantités de sacs: c'est le père Noël qui me les donne! (il a baissé la voix). Il sait bien, pourtant, que je ne les aime pas, mais il le fait exprès, parce qu'un soir de réveillon où nous nous sommes trouvés nez à nez, lui et moi, et où j'avais un peu envie de rire, je lui ai tiré la barbe en l'appelant: «mon barbichon!» Il s'en est allé, furieux, au grand trot de son ânon, et c'est depuis lors que, pour se venger, il m'apporte chaque année tant de marrons glacés! Mais il ne les dépose pas dans ma cheminée, non, il les lance à toute volée par la fenêtre, sans même prendre la peine de quitter son traîneau: Pim! Pam! Poum!.. Et allez donc! L'an passé, avec ces façons, il a cassé un de mes carreaux, et le dernier sac, le pus gros de tous, m'a fait une telle bosse au front que je n'ai pas pu mettre de chapeau pendant dix jours… Ah! il est rancunier, le Père Noël! Hein, tu n'es pas de cet avis, Riquet?

Riquet est resté un long moment silencieux.

— Ah! si alors, a-t-il dit enfin; et je me demande, mon pauvre monsieur Copernic, si ce n'est pas pour ça que vous avez déménagé, pour que le Père Noël ne vous retrouve plus l'année prochaine et qu'il ne puisse plus vous faire des bosses?

— Décidément, s'est écrié M. Copernic, on ne peut rien te cacher, mon garçon!.. Mais, dis-moi, est-ce qu'il n'est pas grand temps d'aller en classe?

Il en était grand temps, en effet, et nous avons dévalé l'escalier en riant comme des fous. Ah, que ça fait du bien d'être gai! Mais papa, lui, n'avait pas l'air content, et j'ai bien vu qu'il en voulait à tante Mimi d'avoir si mal reçu M. Copernic.

MARDI 13.

J'ai eu 10 en français, 8 en histoire, et je suis 3 een dessin; c'est bien, ça, pour finir mon trimestre. Et puis en plus c'est jeudi, après-demain, que je vais goûter chez la maîtresse: oui, je suis dans le premier groupe! J'en danse de joie!

A la maison, le gros Gabriel s'est fait une entorse en sautant deux marches de l'escalier. Armand venait d'en sauter sept d'un coup, et moi cinq.

— Peuh, dit Gabriel, ce n'est pas bien dur!

— Tiens, tiens, essaie donc, mon gros!

Il monte à la septième marche, prend son élan, se ravise, descend à la sixième… ainsi de suite jusqu'à la seconde; et c'est là qu'il a trouvé le moyen de se tordre le pied, le patapouf! Nous l'avons relevé, tout geignant; il en a pour dix jours à rester allongé, et maman Petiot lui fera des massages, parce que grand'mère Pluche ne sait pas bien. Comme il pleurait, Armand a couru lui acheter les «Pieds nickelés» et Riquet lui a offert son album de Mickey, malgré les protestations de tante Mimi qui trouve que c'est «malsain» de prêter ses affaires.

— Mais Gabriel n'est pas malsain!

— Qu'est-ce que tu en sais? Il est si gras, si bouffi!..

J'ai fait signe à Riquet de ne pas repondre, et j'ai descendu l'album sans rien dire: voilà où j'en arrive, à agir en cachette, quand je sens que tante Mimi n'a pas raison.

C'est comme pour Marie Collinet: je lui demande, ce matin, quelle robe elle va mettre jeudi.

— Eh, répond-elle, celle que j'ai sur moi!

Et c'en est une grise, toute triste, avec, en plus, une reprise au col.

— Ecoute, ai-je proposé, j'ai un beau collier rouge, veux-tu que je te le prête, pour égayer un peu ce gris?

Elle a dit non, d'abord, et puis, oui, et je le lui ai apporté l'après-midi: c'est parfait, les perles du devant cachent juste la reprise. Mais, là encore, je n'ai rien osé dire à tante Mimi, de peur de la contrarier; et pourtant, je sais que maman m'aurait approuvée, elle!

Quant à moi, je mets ma robe verte de la fête de maman Petiot, et puis aussi ma combinaison neuve, avec la dentelle. Et que je n'oublie pas.

De me laver la tête.

De me couper les ongles.

De bien me nettoyer les oreilles…

Ah! que je vais être belle!.. Estelle est désolée de n'être pas invitée, elle pleure, mais tante Mimi lui a promis, pour la consoler, de l'emmener dans les magasins.

VENDREDI MATIN, 16.

J'ai passé une bonne, une très bonne journée; évidemment, il y a eu des petites ombres, mais c'était quand même une bonne journée.

Et d'abord, mercredi soir, j'avais fini de me laver les cheveux et je les lissais pour qu'ils brillent, quand tante Mimi arrive avec un peigne.

— Laisse ça, Aline, je vais te mettre des bigoudis.

— Des bi-gou-dis? Oh… pourquoi?

— Tiens, pour que tu frises! Je sais bien que tes cheveux sont très raides, mais on peut toujours essayer

Mais je ne voulais pas qu'on essaie. C'est maman qui m'a choisi ma coiffure, une coiffure toute simple, toute nette, «comme ma Liline elle-même», disait-elle; on ne change pas ce que maman a fait, et j'ai horreur des bigoudis, moi!.. Je l'ai répété, répété à tante Mimi qui m'a écoutée avec patience, et puis, quand je me suis tue:

— Bien, a-t-elle déclaré de sa voix tranquille; maintenant, ne bouge plus la tête, s'il te plaît, j'ai tout juste le temps avant le dîner!

Oh, que j'aurais voulu lancer le peigne en l'air et courir chez les Petiot!.. Je me levais déjà… mais j'ai pensé à papa qui allait rentrer tout à l'heure et qui, dès la porte, comme chaque soir, chercherait mon sourire pour se faire du bien… Je me suis rassise, mais avec un tel effort que j'en avais le sang aux joues.

Et ça a duré longtemps! Je serrais à deux mains les barreaux de la chaise pour être sûre de ne pas me sauver et je sentais, plus que je ne le voyais, tante Mimi qui s'affairait autour de moi, brossant, peignant, roulant des mèches avec des barrettes qui se refermaient avec un «clic». A la sixième, papa est rentré avec Riquet, et tante Mimi, un bigoudi dans la bouche, lui a expliqué ce qu'elle faisait.

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