Charles Dickens - Les Grandes Espérances (Édition intégrale)

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Les Grandes Espérances (Édition intégrale): краткое содержание, описание и аннотация

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Dans un petit village anglais du Kent, le jeune orphelin Pip mène une existence humble auprès de sa sœur acariâtre et de son mari, le bienveillant forgeron Joe Gargery. Un soir, dans le cimetière où l'enfant est venu s'incliner devant la tombe de ses parents, se produit un événement qui changera plus tard le cours de son existence : il est surpris par un vieux forçat fraîchement échappé de prison qui le contraint violemment à aller chercher des outils dans la forge pour scier ses entraves et l'aider dans sa fuite. Malgré l'adversité de son existence, Pip mène une vie insouciante jusqu'au jour où il est pris comme garçon de compagnie par l'antique Miss Havisham qui vit retirée du monde dans un vaste manoir délabré, cerné d'herbes folles, Satis House.
Les Grandes Espérances est l'un des romans les plus universellement connus de Charles Dickens.

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« Regarde-moi, dit miss Havisham, tu n’as pas peur d’une femme qui n’a pas vu la lumière du soleil depuis que tu es au monde ? »

Je regrette d’être obligé de constater que je ne reculai pas devant l’énorme mensonge, contenu dans ma réponse négative.

« Sais-tu ce que je touche là, dit-elle en appuyant ses deux mains sur son côté gauche.

– Oui, madame. »

Cela me fit penser au jeune homme qui avait dû me manger le cœur.

« Qu’est-ce ?

– Votre cœur.

– Oui, il est mort ! »

Elle murmura ces mots avec un regard étrange et en sourire de Parque, qui renfermait une espèce de vanité. Puis, ayant tenu ses mains sur son cœur pendant quelques moments, elle les ôta lentement, comme si elles eussent pressé trop fortement sa poitrine.

« Je suis fatiguée, dit miss Havisham ; j’ai besoin de distraction… je suis lasse des hommes et des femmes… Joue. »

Je pense que le lecteur le plus exigeant voudra bien convenir que, dans les circonstances présentes, il eût été difficile de me donner un ordre plus embarrassant à remplir.

« J’ai de singulières idées quelquefois, continua-t-elle, et j’ai aujourd’hui la fantaisie de voir quelqu’un jouer. Là ! là !… fit-elle en agitant avec impatience les doigts de sa main droite ; joue !… joue !… joue !… »

Un moment la crainte de voir venir ma sœur m’aider, comme elle l’avait promis, me donna l’idée de courir tout autour de la chambre, en galopant comme la jument de M. Pumblechook, mais je sentis mon incapacité de remplir convenablement ce rôle, et je n’en fis rien. Je continuai à regarder miss Havisham d’une façon qu’elle trouva sans doute peu aimable, car elle me dit :

« Es-tu donc maussade et obstiné ?

– Non madame, je suis bien fâché de ne pouvoir jouer en ce moment. Oui, très-fâché pour vous. Si vous vous plaignez de moi, j’aurai des désagréments avec ma sœur, et je jouerais, je vous l’assure, si je le pouvais, mais tout ici est si nouveau, si étrange, si beau… si triste !… »

Je m’arrêtai, craignant d’en dire trop, si ce n’était déjà fait, et nous nous regardâmes encore tous les deux.

Avant de me parler, elle jeta un coup d’œil sur les habits qu’elle portait, sur la table de toilette, et enfin sur elle-même dans la glace.

« Si nouveau pour lui, murmura-t-elle ; si vieux pour moi ; si étrange pour lui ; si familier pour moi ; si triste pour tous les deux ! Appelle Estelle. »

Comme elle continuait à se regarder dans la glace, je pensai qu’elle se parlait à elle-même et je me tins tranquille.

« Appelle Estelle, répéta-t-elle en lançant sur moi un éclair de ses yeux. Tu peux bien faire cela, j’espère ? Vas à la porte et appelle Estelle. »

Aller dans le sombre et mystérieux couloir d’une maison inconnue, crier : « Estelle ! » à une jeune et méprisante petite créature que je ne pouvais ni voir ni entendre, et avoir le sentiment de la terrible liberté que j’allais prendre, en lui criant son nom, était presque aussi effrayant que de jouer par ordre. Mais elle répondit enfin, une étoile brilla au fond du long et sombre corridor… et Estelle s’avança, une chandelle à la main.

Miss Havisham la pria d’approcher, et prenant un bijou sur la table, elle l’essaya sur son joli cou et sur ses beaux cheveux bruns.

« Ce sera pour vous un jour, dit-elle, et vous en ferez bon usage. Jouez aux cartes avec ce garçon.

– Avec ce garçon ! Pourquoi ?… ce n’est qu’un simple ouvrier ! »

Il me sembla entendre miss Havisham répondre, mais cela me paraissait si peu vraisemblable :

« Eh bien ! vous pouvez lui briser le cœur !

– À quoi sais-tu jouer, mon garçon ? me demanda Estelle avec le plus grand dédain.

– Je ne joue qu’à la bataille, mademoiselle.

– Eh bien ! battez-le, » dit miss Havisham à Estelle.

Nous nous assîmes donc en face l’un de l’autre.

C’est alors que je commençai à comprendre que tout, dans cette chambre, s’était arrêté depuis longtemps, comme la montre et la pendule. Je remarquai que miss Havisham remit le bijou exactement à la place où elle l’avait pris. Pendant qu’Estelle battait les cartes, je regardai de nouveau sur la table de toilette et vis que le soulier, autrefois blanc, aujourd’hui jauni, n’avait jamais été porté. Je baissai les yeux sur le pied non chaussé, et je vis que le bas de soie, autrefois blanc et jaune à présent, était complètement usé. Sans cet arrêt dans toutes choses, sans la durée de tous ces pâles objets à moitié détruits, cette toilette nuptiale sur ce corps affaissé m’eût semblé un vêtement de mort, et ce long voile un suaire.

Miss Havisham se tenait immobile comme un cadavre pendant que nous jouions aux cartes ; et les garnitures et les dentelles de ses habits de fiancée semblaient pétrifiées. Je n’avais encore jamais entendu parler des découvertes qu’on fait de temps à autre de corps enterrés dans l’antiquité, et qui tombent en poussière dès qu’on y touche, mais j’ai souvent pensé depuis que la lumière du soleil l’eût réduite en poudre.

« Il appelle les valets des Jeannots, ce garçon, dit Estelle avec dédain, avant que nous eussions terminé notre première partie. Et quelles mains il a !… et quels gros souliers ! »

Je n’avais jamais pensé à avoir honte de mes mains, mais je commençai à les trouver assez médiocres. Son mépris de ma personne fut si violent, qu’il devint contagieux et s’empara de moi.

Elle gagna la partie, et je donnai les cartes pour la seconde. Je me trompai, justement parce que je ne voyais qu’elle, et que la jeune espiègle me surveillait pour me prendre en faute. Pendant que j’essayais de faire de mon mieux, elle me traita de maladroit, de stupide et de malotru.

« Tu ne me dis rien d’elle ? me fit remarquer miss Havisham ; elle te dit cependant des choses très-dures, et tu ne réponds rien. Que penses-tu d’elle ?

– Je n’ai pas besoin de le dire.

– Dis-le moi tout bas à l’oreille, continua miss Havisham, en se penchant vers moi.

– Je pense qu’elle est très-fière, lui dis-je tout bas.

– Après ?

– Je pense qu’elle est très-jolie.

– Après ?

– Je pense qu’elle a l’air très-insolent. »

Elle me regardait alors avec une aversion très-marquée.

« Après ?

– Je pense que je voudrais retourner chez nous.

– Et ne plus jamais la voir, quoiqu’elle soit jolie ?

– Je ne sais pas si je voudrais ne plus jamais la voir, mais je voudrais bien m’en aller à la maison tout de suite.

– Tu iras bientôt, dit miss Havisham à haute voix. Continuez à jouer ensemble. »

Si je n’avais déjà vu une fois son sourire de Parque, je n’aurais jamais cru que le visage de miss Havisham pût sourire. Elle paraissait plongée dans une méditation active et incessante, comme si elle avait le pouvoir de transpercer toutes les choses qui l’entouraient, et il semblait que rien ne pourrait jamais l’en tirer. Sa poitrine était affaissée, de sorte qu’elle était toute courbée ; sa voix était brisée, de sorte qu’elle parlait bas ; un sommeil de mort s’appesantissait peu à peu sur elle. Enfin, elle paraissait avoir le corps et l’âme, le dehors et le dedans, également brisés, sous le poids d’un coup écrasant.

Je continuai la partie avec Estelle, et elle me battit ; elle rejeta les cartes sur la table, après me les avoir gagnées, comme si elle les méprisait pour avoir été touchées par moi.

« Quand reviendras-tu ici ? dit miss Havisham. Voyons… »

J’allais lui faire observer que ce jour-là était un mercredi, quand elle m’interrompit avec son premier mouvement d’impatience, c’est-à-dire en agitant les doigts de sa main droite :

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