José Gómez - Planète à louer

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Dans un futur indéterminé, une guerre nucléaire totale est sur le point d’éclater. Afin de sauver la Terre, des espèces extraterrestres en prennent possession, après avoir fait montre de leur force en annihilant l’Afrique. Ils y imposent des règles draconiennes visant à rétablir l’équilibre écologique. Un siècle plus tard, notre planète est redevenue un paradis, un « monde souvenir », où les riches xénoïdes viennent faire du tourisme. Mais derrière l’image d’Épinal, les conditions de vie des Terriens sont loin d’être idylliques.
Buca, la prostituée, Moy, l’artiste métis ou Alex, le scientifique de génie, tous n’aspirent qu’à une seule chose : fuir… partir… s’exiler… quitter la Terre… par tous les moyens!

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On leur faisait payer le prix fort. Par une sorte de justice poétique, l’Agence Touristique Planétaire drainait l’argent des xénoïdes en utilisant, à leur insu, leurs capacités sensorielles.

Ils s’approchèrent du premier contrôle, autour duquel grouillait l’inévitable Cour des Miracles : des marchands indépendants, des agents de change illégaux, des vendeurs de drogue, des travailleuses sociales à leur compte, et même, discrètement à l’écart, de jeunes garçons s’adonnant au travail social masculin, très élégants dans leurs tenues moulantes en synthé-cuir noir. Tout ce commerce était interdit et poursuivi par la Sécurité Planétaire. En théorie, du moins. Et toute cette faune essayait d’attirer l’attention des touristes, dans l’espoir de gagner une poignée de crédits.

Un mois plus tôt, Buca avait fait partie de ce milieu, dans un autre astroport. Il y avait toujours les mêmes acteurs. Le mutilé de guerre qui, pour quelques crédits, exhibait ses moignons radioactifs. La victime du reconditionnement corporel qui bavait lamentablement et tendait une main tremblante pour quémander l’aumône. Le religieux persécuté qui voulait qu’on l’aide à réaliser son pèlerinage sacré. La mère pauvre et sa fille crasseuse, affalées dans un coin, qui jetaient des regards de chien battu. Le riche déchu qui feignait la dignité pour vendre ses faux, restes supposés du patrimoine familial. Le vendeur d’espèces en cours d’extinction, avec ses cages dissimulées contenant des solenodons de Cuba, (1) Mammifère en voie d’extinction très rarement observé et endémique des îles de Cuba et d’Hispaniola. ( N.d.T .) des perroquets parlants ou de petits léopards. La jeune orpheline qui, pour une centaine de crédits, montrait des photos de sa famille. Le jeune universitaire en mal de distractions qui n’était pas dans la misère mais qui ne refusait pas quelques crédits ou une invitation courtoise à dîner de la part d’un généreux humanoïde partageant ses tendance homosexuelles. Et tous les autres… Tous ceux qui tentaient d’assaillir ou d’escroquer le bienfaiteur extraterrestre. Les guides touristiques ne cessaient de mettre en garde les xénoïdes contre toute cette faune.

Buca se souvint des paroles de Jowe : « Ils n’existent que parce qu’on les tolère. » Une façade de fausse naturalité, un parfum de danger pour des touristes avides de sensations fortes. Un marché noir de tour-opérateurs indépendants dont les produits et services improvisés mettaient en valeur l’efficacité sophistiquée de l’Agence Touristique Planétaire… Et les agents de la Sécurité Planétaire veillaient dans l’ombre pour que ces « indépendants » ne deviennent jamais une réelle menace pour les touristes.

On remarquait surtout les travailleuses sociales indépendantes. Des chaussures à hautes semelles fluorescentes qui les obligeaient à marcher d’un pas à la fois sinueux et instable, comme sur des échasses. Des vêtements moulants comme des secondes peaux, très courts, à moitié transparents ou scintillants. Des modèles conçus non pour suggérer, mais pour tout montrer, pour laisser le moins possible de chair tarifée à l’imagination du client.

Buca les regarda, à la fois amusée et dégoûtée. Elles représentaient son passé. Elle les compara à son propre reflet sur les murs polis en métalloplastique. Elle n’était plus l’une d’entre elles. Elle n’arborait plus l’uniforme insolent du désir.

Elle portait un ensemble en simili-argent qui moulait ses formes sveltes, les suggérant sans adhérer de façon impudique à son corps. Les tons du tissu changeaient, interagissant avec son biorythme. Seuls son visage et ses mains étaient découverts : elle avait montré assez de peau pour au moins mille ans. Ces vêtements étaient ceux des élégantes dames humanoïdes de Tau Ceti ou d’Alpha du Centaure. Et sa peau était assez pâle pour qu’elle passe pour une Centaurienne…

Peut-être aurait-elle dû acheter du fond de teint bleu clair ; Selshaliman n’y aurait vu aucun inconvénient. Elle aurait ainsi parfait l’illusion. Non par un culte puéril ou pour imiter leur apparence et leurs coutumes, mais parce que les xénoïdes étaient tout simplement plus… distingués.

La compagnie de Selshaliman fut suffisante pour qu’elle traverse le deuxième contrôle sans être inquiétée. Seules les travailleuses sociales officielles pouvaient pénétrer librement dans cet anneau. Les indépendantes avaient besoin d’être accompagnées d’un xénoïde pour y accéder. La soudaine explosion de couleurs et de sons étourdit Buca pendant une seconde.

L’anneau intermédiaire de chaque astroport terrestre était une zone soigneusement contrôlée destinée aux voyageurs de passage ou aux touristes désireux de profiter des réductions douanières. On y trouvait des travailleuses sociales d’espèces, de tailles ou d’apparences diverses, toutes plus provocantes les unes que les autres, et leurs homologues masculins, dans leurs uniformes noirs en synthé-cuir. Il y avait aussi des boutiques d’artisanat local, de souvenirs et de babioles touristiques comme celles que l’on trouvait sur toute la planète. Mais, ici, elles vendaient leur camelote à bas prix.

Buca s’arrêta devant un hologramme représentant Nouveau Paris. Juste devant, était exposé un morceau de métal à moitié fondu qui, d’après la plaque explicative, aurait appartenu à l’authentique Tour Eiffel.

Buca n’était jamais allée à Nouveau Paris. Il existait tant d’endroits sur Terre qu’elle ne visiterait sans doute jamais… Elle se fichait que la ville ne soit qu’une reconstitution métalloplastique de la vieille et authentique cité, rasée par une explosion nucléaire juste après le Contact. Comme toute Terrienne, Buca se sentait fière du passé glorieux de sa planète. De la Grèce, de Rome, des Aztèques et des Incas, de Gengis Khan, des Mongols, des pyramides, de la muraille de Chine, des maharadjahs d’Inde, des samouraïs du Japon, de Tombouctou et de New York.

Le présent appartenait désormais aux Gordiens et aux autres xénoïdes.

Selshaliman contemplait également l’hologramme de Nouveau Paris. Y était-il seulement allé ? Quelle ironie. On leur devait ce qu’était devenue la Terre. À eux et à leur argent… Et ils n’en profitaient même pas.

Buca répéta en riant l’un des slogans omniprésents de l’Agence Touristique Planétaire : « Bienvenue sur Terre, la planète la plus touristique de la galaxie. L’hospitalité est une seconde nature pour nous, puisque nous existons pour vous aider à vous sentir mieux ici que dans votre propre maison. » Puis son sourire se tordit en un rictus amer et elle regarda Selshaliman avec une haine à peine déguisée.

Il y avait aussi l’autre passé. Celui que décrivaient les textes interactifs de l’éducation élémentaire, une des rares choses que l’Agence Touristique Planétaire accordait gratuitement à tout habitant de la planète. Un passé relativement récent. Lorsque les Terriens voyageaient déjà dans l’espace avec des vaisseaux primitifs mais ne croyaient pas encore à l’existence des xénoïdes. Lorsque la Terre possédait plusieurs nations et de nombreuses langues – avant la planète unifiée –, du bétail, des cultures, du poisson et du gibier en abondance, mais aussi beaucoup de pauvres et d’affamés. Lorsque la civilisation se trouvait constamment au bord de l’effondrement par la guerre nucléaire, la pollution, l’explosion démographique, ou le tout conjugué.

Puis était arrivé le Contact. Les intelligences de l’Univers surveillaient les humains depuis des millénaires, sans intervenir, attendant qu’ils atteignent la maturité nécessaire pour être acceptés au sein de la grande famille galactique. Mais lorsque l’annihilation de la Terre avait paru inévitable, ils avaient enfreint leurs propres règles et étaient accourus pour sauver la planète. Leurs immenses vaisseaux étaient descendus sur Paris, Rome, Tokyo, New York. Leur envie d’aider et leurs ressources paraissaient infinies…

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