Stanislas Lem - Solaris

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L’histoire se déroulant à bord de la station d’observation est la continuation de celle commencée avec la découverte de la planète. Là, l’incompréhension est de mise : les occupants de la station ne savent pas comment interpréter les raisons pour lesquelles l’océan a réagi en leur envoyant ces « visiteurs », tirés de souvenirs douloureux. Est-ce une volonté délibérée de les tourmenter en représailles à l’émission des rayons X ? Ou bien a-t-il agi sans savoir ce qu’il faisait, en extrayant les souvenirs les plus marquants de leurs esprits ? Les événements vécus par Kelvin et ses compagnons pourront-ils contribuer à sortir la Solaristique de l’ornière dans laquelle elle piétine depuis des années ? En tout cas, s’il y a une chose à en retenir c’est que, avant de comprendre une forme de vie extraterrestre, les humains doivent apprendre à se connaître eux-mêmes.
Solaris

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Je revins vers la porte ; les yeux fermés, je guettais les bruits extérieurs. Rien. J’ouvris la porte sur un gouffre noir et j’eus enfin l’esprit de retirer mes lunettes ; les filaments lumineux, sous le plafond, éclairaient parcimonieusement la rotonde.

Répartis entre les quatre portes des cabines d’habitation et le boyau conduisant à la cabine radio, une multitude de couloirs s’éloignaient en étoile dans toutes les directions. Tout à coup, surgissant d’un renfoncement qui menait à la salle d’eau commune, une haute silhouette parut, à peine distincte, confondue avec la pénombre.

Je m’immobilisai, rivé au sol. Une femme géante, de type négroïde, s’avançait tranquillement, en se dandinant. J’entrevis l’éclat du blanc de son œil et j’entendis le doux claquement de ses pieds nus. Elle n’était vêtue que d’une jupe jaune, en paille tressée ; ses seins énormes se balançaient librement et ses bras noirs étaient aussi gros que des cuisses. Elle me croisa — une distance de un mètre à peine nous séparait — sans m’accorder le moindre regard. Sa jupe de paille oscillant en cadence, elle continua son chemin, semblable à ces statues stéatopyges de l’Âge de pierre, qu’on peut voir dans les musées d’anthropologie. Elle ouvrit la porte de Gibarian. Sa silhouette se détacha nettement sur le seuil, cernée par la lumière plus vive qui s’était allumée à l’intérieur de la chambre. Puis elle referma la porte. J’étais seul. De la main droite, je saisis ma main gauche, que je serrai de toutes mes forces, jusqu’à faire craquer les articulations. Le regard absent, je contemplai la grande salle vide. Que s’était-il passé ? Qu’est-ce que c’était ? Soudain, je vacillai ; je me rappelais les avertissements de Snaut. Qu’est-ce que cela signifiait ? Qui était cette monstrueuse Aphrodite ? J’avançai d’un pas, d’un seul pas, dans la direction de la cabine de Gibarian. Je savais bien que je n’entrerais pas. Les narines largement écartées, j’aspirai l’air. Pourquoi ? Ah oui ! Instinctivement, j’avais attendu l’odeur caractéristique de sa sueur ; mais je n’avais rien senti, pas même au moment où nous n’étions qu’à un pas l’un de l’autre.

J’ignore combien de temps je restai appuyé à la fraîche paroi métallique, n’entendant rien d’autre que le bruit lointain, monotone, des climatiseurs.

Je giflai légèrement mes deux joues et je me dirigeai vers la cabine radio. Lorsque j’appuyai sur la poignée, j’entendis une voix âpre.

— Qui va là ?

— C’est moi, Kelvin.

Snaut était assis à une table, dressée entre un monceau de caisses d’aluminium et le poste émetteur ; il mangeait du concentré de viande, qu’il puisait directement dans la boîte de conserve. Ne quittait-il plus la cabine radio ? Ahuri, je le regardai qui jouait des mâchoires ; puis je me rendis compte que, moi-même, j’étais affamé. Je m’approchai des placards, je choisis l’assiette la moins poussiéreuse et je m’assis en face de Snaut.

Nous mangions en silence.

Snaut se leva, déboucha une bouteille calorifugée et remplit deux gobelets de bouillon brûlant. Reposant la bouteille à même le sol — il n’y avait pas de place sur la table —, il me demanda :

— Tu as vu Sartorius ?

— Non … où est-il ?

— En haut.

En haut, c’était le laboratoire. Nous continuâmes à manger, sans rien dire de plus. Snaut racla consciencieusement le fond de sa boîte. Quatre globes, fixés au plafond, éclairaient la salle ; un volet hermétique fermait la fenêtre à l’extérieur. Les reflets des globes lumineux vibraient sur le couvercle plastifié de l’émetteur.

Snaut portait maintenant un chandail noir flottant, qui s’effilochait aux poignets. Des veinules rouges marbraient la peau tendue de ses pommettes.

Il me demanda :

— Qu’est-ce qu’il y a ?

— Rien … pourquoi ?

— Tu es tout en nage.

Je m’essuyai le front. C’était vrai, je ruisselais ; la réaction, sûrement, après une rencontre inattendue. Snaut me regardait d’un œil inquisiteur. Fallait-il lui raconter ? S’il m’avait témoigné plus de confiance … Quel jeu incompréhensible jouait-on ici, et qui était l’adversaire de qui ?

— Il fait chaud. Je croyais que la climatisation, chez vous, fonctionnait mieux que ça !

— Les appareils se règlent automatiquement toutes les heures. — Son regard devenait insistant : Tu es sûr que c’est seulement la chaleur ?

Je ne répondis pas. Snaut jeta pêle-mêle les ustensiles et les boîtes vides dans l’évier. Il retourna à son fauteuil et continua de m’interroger :

— Quelles sont tes intentions ?

Je répliquai avec flegme :

— Ça dépend de vous. Je suppose que vous avez un plan de recherches, non ? Un nouveau stimulus, probablement les rayons X, ou quelque chose de ce goût-là …

Il fronça les sourcils :

— Rayons X … qui t’en a parlé ?

— Je ne me rappelle pas. Quelqu’un m’en a touché un mot. Peut-être sur le Prométhée. Alors, vous avez commencé ?

— Je ne suis pas au courant des détails. C’était une idée de Gibarian. Il a préparé ça avec Sartorius. Je me demande comment tu peux savoir.

Je haussai les épaules :

— Tu n’es pas au courant des détails ? Tu devrais, puisque c’est toi …

Je ne terminai pas ma phrase ; Snaut se taisait.

Le jappement des climatiseurs avait cessé. La température se maintenait à un niveau supportable. Dans l’air persistait un son nasillard, comme le bourdonnement d’une mouche agonisante.

Snaut se souleva de son fauteuil et alla se pencher au-dessus du tableau de commande de l’émetteur ; il se mit à manœuvrer les manettes, sans ordre et sans résultat, car il avait laissé l’interrupteur d’allumage au point mort. Il s’amusa ainsi un instant ; puis il remarqua :

— Il faudra remplir les formalités concernant …

Je ne voyais que son dos ; je dis :

— Oui ?

Il se retourna et me regarda d’un air mauvais. Je n’avais pas précisément cherché à le mettre en rage ; mais, ignorant la partie qui se jouait, je m’astreignais à une attente pleine de réserve.

La pomme d’Adam saillait dans l’encolure de son chandail :

— Tu es allé chez Gibarian, dit-il soudain — et ce n’était pas une question.

Je le regardai paisiblement.

Il répéta :

— Tu es allé chez lui !

J’esquissai un mouvement de la tête : « Si tu insistes … »

Il demanda :

— Il y avait quelqu’un ?

Ainsi donc, il l’avait vue — il connaissait du moins son existence !

— Personne … qui aurais-je pu trouver là-bas ?

— Alors, pourquoi ne m’as-tu pas laissé entrer ?

Je souris :

— Parce que j’ai eu peur. Je me suis rappelé tes avertissements. Quand la poignée a remué, je l’ai retenue machinalement. Pourquoi ne m’as-tu pas dit que c’était toi ? Je t’aurais laissé entrer.

D’une voix mal assurée, il répondit :

— Je croyais que c’était Sartorius.

— Et alors ?

À ma question, il répliqua de nouveau par une autre question :

— Qu’est-ce que tu en penses … qu’est-ce qui s’est passé là-bas ?

J’hésitai :

— Tu dois mieux le savoir que moi … où est-il ?

— Dans la chambre froide. Nous l’avons transporté tout de suite, ce matin.

— Où l’as-tu trouvé ?

— Dans l’armoire.

— Dans l’armoire ? Il était déjà mort ?

— Le cœur battait encore, mais il ne respirait plus. C’était la fin.

— Tu as essayé de le ranimer ?

— Non.

— Pourquoi ?

Il balbutia :

— Je n’ai pas eu le temps. Quand je l’ai étendu, il était mort.

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