Stanislas Lem - Solaris

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L’histoire se déroulant à bord de la station d’observation est la continuation de celle commencée avec la découverte de la planète. Là, l’incompréhension est de mise : les occupants de la station ne savent pas comment interpréter les raisons pour lesquelles l’océan a réagi en leur envoyant ces « visiteurs », tirés de souvenirs douloureux. Est-ce une volonté délibérée de les tourmenter en représailles à l’émission des rayons X ? Ou bien a-t-il agi sans savoir ce qu’il faisait, en extrayant les souvenirs les plus marquants de leurs esprits ? Les événements vécus par Kelvin et ses compagnons pourront-ils contribuer à sortir la Solaristique de l’ornière dans laquelle elle piétine depuis des années ? En tout cas, s’il y a une chose à en retenir c’est que, avant de comprendre une forme de vie extraterrestre, les humains doivent apprendre à se connaître eux-mêmes.
Solaris

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J’appelai :

— Sartorius ! Dr Sartorius ! C’est moi, Kelvin, le nouveau ! Je dois vous voir, je vous en prie, ouvrez-moi !

Il y eut un bruissement de papiers froissés.

— C’est moi, Kelvin ! Vous avez entendu parler de moi ! Je suis arrivé du Prométhée il y a quelques heures ! — Je criais, les lèvres collées dans l’angle où la porte adhérait au montant métallique. — Dr Sartorius ! Je suis seul. Je vous en prie, ouvrez !

Pas un mot. Puis le même bruissement qu’auparavant. Ensuite, le cliquetis d’instruments d’acier qu’on range sur un plateau. Ensuite … je n’en croyais pas mes oreilles … une série de tout petits pas, le trottinement d’un enfant, le piétinement serré, précipité, d’une paire de jambes minuscules. Des doigts remarquablement agiles imitaient-ils cette démarche en tapotant le couvercle d’une boîte vide ?

Je hurlai :

— Dr Sartorius, vous ouvrez, oui ou non ?

Aucune réponse, seulement ce trottinement d’enfant et, simultanément, les pas d’un homme marchant sur la pointe des pieds. Mais, si cet homme se déplaçait, il ne pouvait pas en même temps imiter la démarche d’un enfant ! Du reste, peu m’importait …

Sans plus contenir la rage qui m’envahissait, j’éclatai :

— Dr Sartorius ! Je n’ai pas entrepris un voyage de seize mois pour venir m’amuser de vos comédies ! Je compte jusqu’à dix. Si vous n’ouvrez pas, j’enfonce la porte !

Je doutais, d’ailleurs, de forcer aisément cette porte … et la décharge d’un pistolet à gaz n’est pas très puissante. J’étais pourtant décidé à exécuter ma menace, d’une façon ou d’une autre, même s’il me fallait avoir recours à des explosifs, que je trouverais sans doute en quantité dans les magasins d’entrepôt. Je ne pouvais pas me permettre de céder, c’est-à-dire que je ne pouvais plus continuer à jouer un jeu de fous avec les cartes truquées que me mettait en main la situation.

Il y eut un bruit de lutte. Ou simplement d’objets repoussés ? Le rideau se fendit en son milieu et une ombre élancée se projeta sur le verre dépoli, que la lumière givra alentour.

Une voix enrouée, haut perchée, parla :

— J’ouvrirai, mais vous devez me promettre de ne pas entrer.

— En ce cas, pourquoi ouvrir !

— C’est moi qui sortirai.

— Bon. C’est promis.

La silhouette recula et le rideau fut soigneusement refermé.

Des opérations confuses se déroulaient à l’intérieur du laboratoire. J’entendis des frottements — était-ce une table qui raclait le sol ? Enfin, la serrure claqua, le panneau de verre s’écarta et Sartorius se glissa dans le couloir.

Il s’adossa à la porte. Il était très grand, maigre, tout en os sous son tricot blanchâtre. Autour du cou, il avait noué un foulard noir. Sur le bras, pliée en deux, il portait une blouse de laboratoire, brûlée par les réactifs. Sa tête, extraordinairement étroite, était inclinée de côté. Je ne voyais pas ses yeux ; des lunettes noires, arquées, lui recouvraient la moitié du visage. La mâchoire inférieure était allongée ; il avait les lèvres bleues et d’énormes oreilles, également bleutées. Il ne s’était pas rasé. Des gants antiradiations, des gants rouges, attachés par des lacets, pendaient à ses poignets.

Nous restâmes un moment à nous regarder avec une aversion non dissimulée. Ses cheveux hirsutes (il les avait évidemment tondus lui-même) étaient couleur de plomb ; la barbe repoussait poivre et sel. Comme Snaut, il avait le front brûlé, mais seulement jusqu’à mi-hauteur, et blafard au-dessus d’une ligne horizontale ; il devait porter une sorte de calotte quand il s’exposait au soleil.

— J’écoute, dit-il.

J’avais l’impression qu’il ne se souciait pas de ce que j’avais à lui dire ; tendu et toujours collé à la plaque de verre, il était attentif surtout à ce qui se passait derrière lui.

De peur de lâcher une sottise, je ne sus d’abord que dire ; je commençai :

— Je m’appelle Kelvin … vous avez certainement entendu parler de moi. Je suis, ou plutôt j’étais le collaborateur de Gibarian.

Son visage maigre, tout en traits verticaux — c’est ainsi que j’imaginais Don Quichotte —, était dépourvu d’expression. Et le masque noir ne m’aidait pas à trouver les mots.

— J’ai appris que Gibarian … était mort. — Je m’interrompis.

— Oui. J’écoute.

La voix trahissait de l’impatience.

— S’est-il suicidé ? Qui a trouvé le corps, est-ce vous ou Snaut ?

— Pourquoi vous adressez-vous à moi ? Le docteur Snaut ne vous a-t-il pas renseigné ?

— Je désirais entendre ce que vous aviez à me dire au sujet de cette affaire.

— Vous avez étudié la psychologie, Dr Kelvin, n’est-ce pas ?

— Oui. Eh bien ?

— Vous servez la science ?

— Oui, bien sûr. Quel rapport …

— Vous n’êtes pas commissaire ou inspecteur de la police judiciaire. Il est actuellement deux heures quarante et, au lieu de vous consacrer à votre tâche, aux travaux qui vous sont dévolus ici, non content de forcer la porte de mon laboratoire, vous me questionnez comme si je faisais figure de suspect.

La sueur suintait à son front. Je me dominai avec effort ; la voix étouffée, je dis :

— Vous êtes suspect, Dr Sartorius !

Je cherchais à l’atteindre à tout prix et j’ajoutai, furieux :

— D’ailleurs, vous le savez parfaitement !

— Kelvin, si vous ne vous rétractez pas et ne me présentez pas des excuses, je porterai plainte contre vous par rapport-radio.

— Pourquoi vous présenterais-je des excuses ? Parce que vous vous enfermez et vous barricadez dans ce laboratoire, au lieu de venir me saluer, au lieu de me mettre honnêtement au courant de ce qui se passe ici ? Avez-vous complètement perdu la tête ? Et vous, oui, qui êtes-vous ? Un savant ou un misérable capon ? Répondez !

Je ne sais plus ce que je criais encore. Il ne tressaillit même pas. De grosses gouttes s’écoulaient sur ses joues aux pores dilatés. Tout à coup, je compris : il ne m’avait pas entendu ! Les deux mains ramenées dans le dos, de toutes ses forces, il retenait la porte, qui ballottait, comme si, de l’autre côté, quelqu’un avait tiraillé le panneau.

D’une voix bizarre, aiguë, il gémit :

— Allez-vous-en ! Je vous en supplie … pour l’amour de Dieu, partez ! Descendez, je vous rejoindrai, je ferai tout ce que vous voudrez, mais je vous en supplie, partez !

Sa voix trahissait un tel épuisement, que je tendis machinalement les bras, voulant l’aider à retenir cette porte ; il poussa alors un hurlement d’horreur, à croire que j’avais pointé un couteau dans sa direction. Je commençai à reculer, cependant qu’il criait de sa voix de fausset : « Va, va ! Je reviens, je reviens, je reviens ! Non, non ! »

Il entrebâilla la porte et se précipita à l’intérieur. Il me sembla qu’un objet jaune, un disque luisant avait brillé un instant en travers de sa poitrine.

Une rumeur sourde parvenait maintenant du laboratoire ; le rideau vola de côté ; une grande ombre se projeta sur l’écran de verre, puis le rideau retomba et je ne vis plus rien. Que se passait-il dans la pièce ? Des pas frappaient le sol, une poursuite folle s’engagea, suivie d’un effroyable fracas de verre et j’entendis un rire d’enfant …

Mes jambes vacillaient ; je considérais la porte d’un œil hagard. Le silence avait succédé au vacarme. Je m’assis sur le bord plastifié d’une fenêtre. Je restai assis là, un quart d’heure peut-être, je ne sais pas, attendant quelque chose, ou simplement assommé au point de n’avoir plus envie de me lever. Ma tête éclatait. J’entendis un grincement continu et une lumière accrue éclaira le palier.

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