Stanislas Lem - Solaris

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L’histoire se déroulant à bord de la station d’observation est la continuation de celle commencée avec la découverte de la planète. Là, l’incompréhension est de mise : les occupants de la station ne savent pas comment interpréter les raisons pour lesquelles l’océan a réagi en leur envoyant ces « visiteurs », tirés de souvenirs douloureux. Est-ce une volonté délibérée de les tourmenter en représailles à l’émission des rayons X ? Ou bien a-t-il agi sans savoir ce qu’il faisait, en extrayant les souvenirs les plus marquants de leurs esprits ? Les événements vécus par Kelvin et ses compagnons pourront-ils contribuer à sortir la Solaristique de l’ornière dans laquelle elle piétine depuis des années ? En tout cas, s’il y a une chose à en retenir c’est que, avant de comprendre une forme de vie extraterrestre, les humains doivent apprendre à se connaître eux-mêmes.
Solaris

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Un changement inattendu s’opéra en moi : à la pensée que j’étais devenu fou, je me calmai.

J’avais pourtant clairement entendu les paroles de Snaut … si Snaut existait et si j’avais jamais parlé avec lui ! Les hallucinations pouvaient avoir commencé beaucoup plus tôt. Je séjournais peut-être à bord du Prométhée ? Une maladie mentale m’avait subitement terrassé et j’affrontais les créations de mon cerveau irrité. En supposant que j’étais malade, il m’était permis de croire que j’allais guérir, ce qui m’accordait un espoir de délivrance — espoir auquel je devais renoncer, si j’attribuais une réalité aux cauchemars embrouillés que je venais de traverser.

Il convenait, avant tout, de concevoir une expérience logique — experimentum crucis — qui révélerait que j’étais vraiment devenu fou, que j’étais victime des mirages de mon imagination, ou que, malgré leur invraisemblance absurde, j’avais vécu des événements réels.

En réfléchissant, je regardais le rail qui conduisait à la rampe de lancement. C’était une poutre d’acier, jaillie du mur, peinte en vert pâle et bordée de plaques de métal incurvées. En quelques endroits, à un mètre au-dessus du sol, le vernis s’écaillait, usé par le frottement des chariots transportant les fusées. Je touchai l’acier, je le réchauffai sous mes doigts, je heurtai le sommet aplati du blindage. Le délire pouvait-il atteindre un tel degré de réalité ? Oui, répondis-je à moi-même. Après tout, c’était mon domaine, je connaissais la question.

Mais était-il possible de concevoir une expérience clef ? Non, me dis-je tout d’abord, c’est impossible, car mon cerveau malade (s’il est vraiment malade) créera les illusions que j’exigerai de lui. Dans le sommeil le plus banal, sans que nous soyons malades, nous nous entretenons avec des inconnus, auxquels nous posons des questions et dont nous entendons les réponses. En outre, bien que nos interlocuteurs soient en réalité les créations de notre propre activité psychique, forgées par un processus pseudo-indépendant, tant que ces interlocuteurs ne nous ont pas adressé la parole, nous ignorons quels mots s’échapperont de leurs lèvres. Pourtant, ces mots ont été formulés par une partie distincte de notre esprit ; nous devrions, par conséquent, les connaître à l’instant même où nous les élaborons pour les placer dans la bouche d’êtres fictifs. Aussi, quel que soit mon projet d’expérience, et de quelque façon que je le mette à exécution, je pourrai toujours estimer que je me comporte exactement comme en rêve. Snaut ou Sartorius n’ayant aucune existence réelle, il serait vain de leur poser aucune question.

J’eus l’idée d’absorber une poudre, quelque drogue puissante, du peyotl, par exemple, ou une autre préparation provoquant des hallucinations colorées. S’il s’ensuivait des visions, cela prouverait que j’avais vraiment vécu les événements récents et qu’ils se rattachaient à la réalité matérielle environnante. Et puis non, pensai-je, ce ne serait pas l’expérience clef souhaitable, puisque je connaissais les effets de la drogue (qu’il me faudrait choisir moi-même), et que mon imagination pouvait me suggérer la double illusion d’avoir absorbé cette drogue et d’en éprouver les effets.

Je tournais en rond, toujours le cercle se refermait ; il n’y avait pas moyen de s’en sortir. On ne pouvait pas penser autrement qu’avec son cerveau, on ne pouvait se voir de l’extérieur afin de vérifier le juste fonctionnement de ses processus internes … Soudain, une pensée me frappa, aussi simple qu’efficace.

Je me dressai d’un bond et je courus jusqu’à la cabine radio. La salle était déserte. Je jetai un coup d’œil vers la pendule électrique fixée au mur. Bientôt quatre heures, la quatrième heure de la nuit convenue à l’intérieur de la Station ; dehors, le soleil rouge brillait. Je branchai rapidement l’émetteur à longue portée et, pendant que les lampes chauffaient, je reconsidérai mentalement les principales étapes de l’expérience.

Je ne me rappelais pas le signal d’appel auquel répondait la station automatique du satelloïde ; je le trouvai sur un carton, suspendu au-dessus du tableau de commande central. J’envoyai l’appel en morse et la réponse me parvint huit secondes plus tard. Le satelloïde, c’est-à-dire son cerveau électronique, s’annonçait par un signal cadencé.

Je commandai au satelloïde de me faire savoir quels méridiens interstellaires de la Galaxie il traversait à des intervalles de vingt-deux secondes en tournant autour de Solaris, et j’exigeai des fractions de cinq chiffres.

Ensuite, je m’assis et j’attendis la réponse. Elle m’arriva au bout de dix minutes. J’arrachai la bande de papier fraîchement imprimé et je la cachai dans un tiroir (en prenant bien soin de ne pas la regarder). Je retirai de la bibliothèque de grandes cartes du ciel, des tables de logarithmes, un calendrier définissant le parcours journalier du satellite, ainsi que quelques livres auxiliaires. Puis je me mis en devoir de trouver la réponse à la question que j’avais posée. Pendant une bonne heure, j’alignai les équations. Depuis longtemps, depuis le temps de mes études, je ne m’étais plus livré à de pareils calculs. À quand remontait ma dernière performance ? À l’examen d’astronomie pratique, sans doute.

J’effectuai les opérations en m’aidant de l’énorme calculateur de la Station. Mon raisonnement se présentait ainsi : en exécutant mes calculs d’après les cartes du ciel, j’obtiendrai un recoupement approximatif des résultats fournis par le satelloïde. Approximatif, car le parcours du satelloïde est sujet à des variations très compliquées, du fait de l’action des forces de gravitation de Solaris et de ses deux soleils, du fait également d’écarts de gravitation localisés et provoqués par l’océan. Quand j’aurai les deux séries de chiffres, l’une fournie par le satelloïde et l’autre calculée théoriquement à partir de la carte du ciel, j’apporterai des rectifications à mes opérations ; alors, les deux groupes se recouvriront jusqu’à la quatrième décimale ; des différences ne subsisteront qu’à la cinquième, dues à l’action imprévisible de l’océan.

Si les chiffres obtenus du satelloïde ne sont pas une réalité, mais le produit de mon esprit égaré, il n’y aura pas de recoupement possible avec la seconde série, me disais-je. Mon cerveau est peut-être malade, mais il ne saurait, en aucune circonstance, rivaliser avec le grand calculateur de la Station et accomplir secrètement des calculs qui auraient exigé plusieurs mois de travail. Par conséquent, si les chiffres correspondent, le grand calculateur de la Station existe vraiment, je m’en suis réellement servi et je ne délire pas.

Mes mains tremblaient quand je sortis du tiroir le ruban télégraphique, que j’étalai à côté de la large bande de papier issue du calculateur. Les deux séries de chiffres correspondaient, comme je l’avais prévu, jusqu’à la quatrième décimale. Les différences n’apparaissaient qu’à la cinquième.

Je cachai tous les papiers dans le tiroir. Ainsi donc, le calculateur existait indépendamment de moi ; cela signifiait que la Station, avec ses habitants, existait réellement.

J’allais refermer le tiroir lorsque je remarquai qu’il était bourré de feuillets, recouverts de calculs impatiemment griffonnés. Un seul coup d’œil me révéla que quelqu’un avait déjà tenté une expérience semblable à la mienne et demandé au satelloïde, non pas des renseignements concernant les méridiens interstellaires, mais les mesures de l’albédo de Solaris à des intervalles de quarante secondes.

Je n’étais pas fou. Le dernier rayon d’espoir s’éteignit. Je débranchai l’émetteur, je bus le bouillon qui restait au fond de la bouteille calorifugée et j’allai me coucher.

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