Stanislas Lem - Solaris

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L’histoire se déroulant à bord de la station d’observation est la continuation de celle commencée avec la découverte de la planète. Là, l’incompréhension est de mise : les occupants de la station ne savent pas comment interpréter les raisons pour lesquelles l’océan a réagi en leur envoyant ces « visiteurs », tirés de souvenirs douloureux. Est-ce une volonté délibérée de les tourmenter en représailles à l’émission des rayons X ? Ou bien a-t-il agi sans savoir ce qu’il faisait, en extrayant les souvenirs les plus marquants de leurs esprits ? Les événements vécus par Kelvin et ses compagnons pourront-ils contribuer à sortir la Solaristique de l’ornière dans laquelle elle piétine depuis des années ? En tout cas, s’il y a une chose à en retenir c’est que, avant de comprendre une forme de vie extraterrestre, les humains doivent apprendre à se connaître eux-mêmes.
Solaris

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Harey

L’acharnement, une sorte de rage muette, m’avait maintenu debout devant le calculateur. À présent, accablé de fatigue, je ne savais plus faire basculer un lit mécanique ; oubliant de repousser les crampons, je me pendis à la poignée et le sommier s’écroula d’une seule masse.

J’arrachai vêtements et linge, que je rejetai loin de moi, roulés en boule, puis je me laissai tomber sur l’oreiller. Je ne pris pas même la peine de le gonfler convenablement ; je m’endormis sans éteindre les lampes.

Je rouvris les yeux, avec l’impression d’être resté assoupi quelques minutes. La chambre baignait dans une pénombre rouge. J’avais moins chaud ; je me sentais bien. Je reposais, couvertures rabattues, complètement nu. Le rideau ne voilait que la moitié de la fenêtre et là, en face de moi, à côté de la vitre éclairée par le soleil rouge, quelqu’un était assis. Je reconnus Harey. Elle portait une robe de plage blanche, dont le tissu se tendait à la pointe des seins ; elle avait les jambes croisées, ses pieds étaient nus ; immobile, les bras écartés — ses bras hâlés jusqu’au coude — elle me regardait sous ses cils noirs. Harey, avec ses cheveux sombres, coiffés en arrière. Je la contemplai longuement, paisiblement. Ma première pensée me réconforta : je rêvais et j’étais conscient de rêver. Cependant, j’aurais préféré qu’elle disparût. Je fermai les yeux et je m’efforçai de chasser ce rêve. Quand je rouvris les yeux, Harey était assise en face de moi. Elle avait les lèvres retroussées, à sa façon habituelle, comme si elle s’apprêtait à siffloter ; mais son regard restait grave. Je me rappelai mes spéculations de la veille à propos des rêves. Elle n’avait pas changé depuis le jour où je l’avais vue pour la dernière fois ; c’était alors une jeune femme de dix-neuf ans. Aujourd’hui, elle en aurait vingt-neuf ; mais, évidemment, les morts ne changent pas, ils demeurent éternellement jeunes. Elle me considérait de son regard toujours étonné. Je me dis que j’allais lui jeter quelque chose à la tête ; pourtant, bien qu’il s’agît d’un rêve, je ne pus me résoudre — même en rêve — à maltraiter une morte.

Je murmurai :

— Pauvre petite, tu es venue me faire une visite ?

Le son de ma voix m’effraya, et la chambre, Harey, tout avait une apparence tellement réelle.

Un rêve en relief, légèrement coloré … je voyais, sur le sol, une quantité d’objets que je n’avais pas remarqués au moment de me coucher. Quand je me réveillerai, me dis-je, je vérifierai si ces objets sont vraiment là, ou si, comme Harey, je ne les ai vus qu’en rêve …

Je demandai :

— Tu as l’intention de rester longtemps ?

Je constatai que je parlais tout bas, de la voix d’un homme qui craint d’être entendu au-delà de la porte. Pourquoi se soucier, en rêve, des oreilles indiscrètes ?

Le soleil s’élevait au-dessus de l’horizon. Bon signe ! Je m’étais couché un jour rouge, auquel devait succéder un jour bleu, suivi d’un autre jour rouge. Je n’avais pas dormi quinze heures sans interruption … c’était un rêve !

Rassuré, je regardai attentivement Harey. Le soleil l’éclairait à contre-jour ; les rayons pourpres doraient la peau veloutée de sa joue gauche et les cils projetaient une ombre en travers du visage. Elle était vraiment jolie. Et moi, même endormi, terriblement précis : je guettais les mouvements du soleil, attendant de voir se creuser la fossette à cet endroit insolite, plus bas que le coin des lèvres. Toutefois, j’aurais préféré me réveiller. Je devais me mettre au travail. Je serrai les paupières.

J’entendis un grincement. Aussitôt, je rouvris les yeux. Harey s’était assise à côté de moi, sur le lit ; elle continuait de me regarder gravement. Je lui souris ; elle sourit et se pencha. Nous nous embrassâmes ; un premier baiser timide, un baiser d’enfants. Puis d’autres baisers. Je l’embrassai longtemps. Est-ce que je pouvais ainsi profiter d’un rêve ? me demandai-je. Je ne trahissais pas son souvenir, c’était d’elle que je rêvais, d’elle seule.

Cela ne m’était encore jamais arrivé … Nous ne parlions pas. Je demeurais étendu sur le dos ; quand elle soulevait le visage, je voyais ses narines diaphanes, dont j’avais appris à interpréter les frémissements. Du bout des doigts, je lui caressai la conque de l’oreille, où le sang avait afflué sous mes baisers. Est-ce alors que je commençai à m’inquiéter ?

Je continuais à me dire que c’était un rêve, mais mon cœur se serrait.

Je bandai mes muscles, afin de sauter hors du lit ; j’étais à peu près certain d’échouer, car en rêve, très souvent, notre corps engourdi se dérobe, refuse d’obéir ; j’espérais, néanmoins, que cette tentative me tirerait du sommeil. Je ne m’éveillai pas ; je m’assis, les jambes pendantes. Rien à faire, je devais subir ce rêve jusqu’au bout … Ma bonne humeur s’était envolée. J’avais peur.

Je demandai :

— Qu’est-ce que — je m’éclaircis la gorge — qu’est-ce que tu veux ?

Mes pieds nus tâtaient le sol, à la recherche d’une paire de mules. Une arête vive arrêta brutalement mon orteil ; j’étouffai un cri. Avec satisfaction, je pensai que ce cri me réveillerait, et je me souvins que je n’avais pas de mules !

Mais cela continuait … Harey avait reculé ; elle était appuyée contre la barre du lit. Le cœur palpitant soulevait doucement la robe à la pointe du sein gauche. Harey m’observait avec un intérêt paisible.

Vite, une douche ! Puis je me dis qu’une douche, en rêve, n’interromprait pas le sommeil …

— D’où sors-tu ?

Elle saisit ma main, d’un geste que je connaissais bien, la lança en l’air, la rattrapa, tripota les doigts et répondit :

— Je ne sais pas. Tu es fâché ?

C’était sa voix, sa voix aux intonations profondes, sa voix un peu absente. Elle parlait toujours ainsi — l’air de ne pas se soucier beaucoup des mots qu’elle prononçait, d’être déjà préoccupée par autre chose. Les gens la croyaient irréfléchie, ou insolente, car son regard ne se départait pas d’une expression de vague étonnement.

— Est-ce que … qui t’a vue ?

— Je ne sais pas. Je suis arrivée sans histoires. Kris, c’est important ?

Elle continuait à tripoter mes doigts, mais son visage renfrogné ne participait plus au jeu.

— Harey …

— Quoi, mon chéri ?

— Comment savais-tu où j’étais ?

Elle réfléchit. Un sourire — elle avait les lèvres couleur de griotte — découvrit ses dents :

— Aucune idée ! C’est drôle, non ? Quand je suis entrée, tu dormais. Je ne t’ai pas réveillé. Je ne t’ai pas réveillé, parce que tu piques des colères. Tu as un sale caractère …

Elle serra plus fort ma main.

— Tu es allée en bas ?

— Oui, c’est tout gelé. J’ai filé !

Elle lâcha ma main. Elle s’étendit, la tête en arrière, tous les cheveux rejetés du même côté, et elle me regarda avec ce demi-sourire qui m’avait irrité avant de me séduire.

Je bafouillai :

— Mais … Harey … mais …

Je me penchai sur elle et je retroussai la courte manche de sa robe. Là, au-dessus de la cicatrice en forme de fleur laissée par la vaccination antivariolique, il y avait un point rouge, une trace d’injection. Je ne fus pas surpris (instinctivement, je m’astreignais à sonder l’invraisemblable pour réunir les lambeaux d’une vérité cohérente) et pourtant j’éprouvai un vertige. Je touchai du doigt ce point rouge, dont je rêvais encore après tant d’années, dont j’avais si souvent rêvé, m’éveillant aussitôt avec un gémissement et me retrouvant toujours dans la même position, plié en deux parmi les draps froissés, me retrouvant tel que je l’avais trouvée, elle, déjà presque froide, car, en dormant, j’essayais de revivre ce qu’elle avait vécu, comme si, par-delà le temps, j’avais espéré obtenir son pardon ou lui tenir compagnie au cours des dernières minutes, alors qu’elle ressentait les effets de l’injection et que la terreur l’envahissait. Elle, qui redoutait une simple égratignure, qui ne supportait pas la douleur, ni la vue du sang, elle avait délibérément commis cette action horrible, ne laissant que quelques mots griffonnés à mon intention. J’avais conservé son billet dans mon portefeuille, un billet défraîchi, aux plis usés, dont je ne me séparais jamais ; je n’avais pas le courage de m’en débarrasser. Tant et tant de fois, je l’avais imaginée traçant ces mots, se préparant à agir … Je me persuadais qu’elle avait monté une comédie, qu’elle avait seulement voulu m’effrayer et que la dose, à la suite d’une erreur, s’était révélée trop forte. Tout le monde me suggérait que cela s’était passé ainsi, ou que cela avait été une décision précipitée, provoquée par une dépression, une dépression subite. Les gens ignoraient ce que je lui avais dit cinq jours plus tôt ; ils ignoraient que, pour l’atteindre plus cruellement, j’avais emporté mes affaires, et qu’elle, au moment où je bouclais mes valises, elle avait demandé très tranquillement : « Tu sais ce que ça signifie ? » Et moi, j’avais fait semblant de ne pas comprendre, alors même que je comprenais parfaitement, mais je jugeais qu’elle était lâche ; d’ailleurs, je le lui avais dit … Et maintenant, elle était couchée en travers du lit et elle me regardait attentivement, comme si elle ne savait pas que c’était moi qui l’avais tuée.

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