Stanislas Lem - Solaris

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L’histoire se déroulant à bord de la station d’observation est la continuation de celle commencée avec la découverte de la planète. Là, l’incompréhension est de mise : les occupants de la station ne savent pas comment interpréter les raisons pour lesquelles l’océan a réagi en leur envoyant ces « visiteurs », tirés de souvenirs douloureux. Est-ce une volonté délibérée de les tourmenter en représailles à l’émission des rayons X ? Ou bien a-t-il agi sans savoir ce qu’il faisait, en extrayant les souvenirs les plus marquants de leurs esprits ? Les événements vécus par Kelvin et ses compagnons pourront-ils contribuer à sortir la Solaristique de l’ornière dans laquelle elle piétine depuis des années ? En tout cas, s’il y a une chose à en retenir c’est que, avant de comprendre une forme de vie extraterrestre, les humains doivent apprendre à se connaître eux-mêmes.
Solaris

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Elle demanda :

— Oui, alors ?

Ses yeux reflétaient le soleil rouge ; toute la chambre était rouge. Harey considéra son bras avec intérêt, parce que je l’avais observé si longuement, et, quand je me reculai, elle posa une joue fraîche et lisse dans le creux de ma main.

Je bredouillai :

— Harey … c’est impossible …

— Tais-toi !

Je distinguais le mouvement de ses yeux, sous les paupières closes.

— Où sommes-nous, Harey ?

— Chez nous.

— Où est-ce ?

Un œil s’entrouvrit et se referma instantanément ; les longs cils m’avaient chatouillé la paume.

— Kris !

— Quoi ?

— Je suis bien.

Levant la tête, j’aperçus une partie du lit dans le miroir au-dessus du lavabo : un éboulement de cheveux souples, les cheveux de Harey, et mes genoux nus. Du bout du pied, j’attirai un des objets informes que j’avais sortis de la caissette ; je le ramassai de ma main libre. Une tige avait fondu en aiguille. J’appliquai la pointe contre ma peau et je l’enfonçai, à côté d’une petite cicatrice rose. La douleur parcourut mon corps tout entier. Je regardai le sang qui coulait, dégoulinant à l’intérieur de la cuisse et s’égouttant sans bruit sur le sol.

À quoi bon, à quoi bon … Des pensées terrifiantes m’assaillaient, des pensées distinctement formulées. J’avais cessé de me dire : « C’est un rêve. » Je ne croyais plus à un rêve. Je me disais : « Je dois me défendre. »

J’examinai ses épaules, la hanche moulée de toile claire, les pieds nus qui pendaient … Je m’inclinai, je saisis délicatement une cheville, puis je fis courir mes doigts sous la plante du pied.

La peau était douce, une peau de nouveau-né.

Je savais, je n’en doutais plus, que ce n’était pas Harey et j’avais presque la certitude qu’elle-même l’ignorait.

Le pied nu remua, un rire silencieux gonfla les lèvres de Harey :

— Arrête …, murmura-t-elle.

Je dégageai avec précaution la main qui soutenait sa joue et je me levai. Je m’habillai rapidement.

Elle s’était redressée ; elle me regardait.

Je lui demandai :

— Où sont tes affaires ?

Et immédiatement je regrettai ma question.

— Mes affaires ?

— Quoi, tu n’as que cette robe ?

Désormais, je poursuivais lucidement le jeu. J’essayai de prendre un comportement insouciant, indifférent, comme si nous nous étions quittés hier — non, comme si nous ne nous étions jamais quittés !

Elle se leva ; d’un geste familier, vif et sûr, elle tira sa jupe, afin de la défroisser. Mes paroles l’avaient troublée, mais elle ne disait rien. Pour la première fois, elle parcourut la chambre d’un œil curieux, scrutateur ; puis, perplexe, elle répondit :

— Je ne sais pas … — Elle entrebâilla la porte de l’armoire : Peut-être là-dedans ?

— Non, là-dedans il n’y a que des combinaisons.

Je trouvai un appareil électrique à côté du lavabo et je commençai à me raser, attentif à ne pas la quitter du regard.

Elle allait et venait, furetant partout. Enfin, jetant un coup d’œil au delà de la fenêtre, elle s’approcha de moi :

— Kris, j’ai l’impression qu’il s’est passé quelque chose …

Elle s’interrompit ; j’avais déconnecté le rasoir ; j’attendais.

— J’ai l’impression d’avoir oublié quelque chose, continua-t-elle, d’avoir beaucoup oublié … Je ne me souviens que de toi … je … je ne me rappelle rien d’autre.

Je l’écoutais, m’efforçant de conserver un visage impassible.

— Est-ce que … est-ce que j’ai été malade ? demanda-t-elle.

— Oh … oui, en un certain sens. Oui, tu as été un peu malade.

— Ah, bien sûr, ça explique mes absences de mémoire.

Elle s’était rassérénée. Jamais je ne pourrais décrire ce que j’éprouvais. Quand je l’observais, qui allait et venait, souriante ou grave, parlant ou se taisant, s’asseyant et se relevant, mon épouvante cédait devant la conviction d’avoir Harey, là, en face de moi, alors même que je corrigeais mon jugement et qu’elle me paraissait stylisée, réduite à quelques expressions, à quelques gestes, à quelques mouvements caractéristiques.

Elle se colla contre moi, les deux poings plaqués sur ma poitrine, à la naissance du cou :

— Où est-ce que nous en sommes, nous deux ? Ça va bien ou ça va mal ?

— On ne peut mieux.

Elle sourit faiblement :

— Quand tu réponds comme ça, c’est que ça va plutôt mal.

Je dis précipitamment :

— Quelle idée ! Harey, ma chérie, je dois sortir maintenant, attends-moi ! — Et j’ajoutai, car je commençais à avoir terriblement faim : tu voudrais peut-être manger ?

— Manger ? — Elle secoua la tête, agitant la masse ondoyante de ses cheveux. — Non … il faut t’attendre ? … longtemps ?

— Une petite heure.

— Je viens avec toi.

— Tu ne peux pas venir avec moi, je dois travailler.

— Je viens avec toi.

Elle avait changé, ce n’était plus du tout Harey : l’autre n’imposait pas sa présence, non, jamais elle ne s’imposait.

— C’est impossible, mon petit …

Elle me considérait, de bas en haut ; soudain, elle me saisit la main. Et ma main s’attarda, remonta le long d’un bras tiède et plein. Malgré moi, je la caressais. Mon corps reconnaissait son corps, mon corps la désirait, mon corps m’attirait vers elle, par-delà la raison, par-delà toute réflexion, par-delà la peur.

Veillant à rester calme, je répétai :

— Harey, c’est impossible, tu dois rester ici.

Un seul mot résonna :

— Non.

— Pourquoi ?

— Je … je ne sais pas. — Elle regarda alentour, puis de nouveau leva les yeux vers moi. — Je ne peux pas, dit-elle d’un souffle.

— Mais pourquoi ?

— Je ne sais pas. Je ne peux pas. Il me semble … il me semble … — Elle cherchait la réponse, et, quand elle l’eut découverte, ce fut pour elle une révélation. — Il me semble que je dois toujours te voir !

Le ton décidé se prêtait mal à l’aveu d’un sentiment ; il s’agissait de tout autre chose. Cette constatation modifia brutalement, bien que de façon non apparente, la nature de mon étreinte.

Je la tenais dans mes bras ; je la regardais dans les yeux. Insensiblement, d’un mouvement instinctif, je me mis à tirer ses mains en arrière et, quand elles furent réunies, mon regard fouilla la chambre ; il me fallait un lien pour lui attacher les mains.

Ses coudes se heurtèrent ; une détente puissante suivit. Je ne résistai guère qu’une seconde. Renversé en arrière et la pointe des pieds touchant à peine le sol, même un athlète n’aurait pas réussi à se libérer ; mais Harey redressa la taille et ramena ses bras de côté ; son visage, faiblement éclairé d’un sourire incertain, n’avait pas participé à la lutte.

Elle m’observait avec un intérêt paisible, comme au début, quand je m’étais réveillé. Comme si ma tentative désespérée ne l’avait pas émue ; comme si elle ne s’était rendu compte de rien ; comme si elle avait ignoré ma crise de panique. Dressée devant moi, elle attendait — grave, passive, un peu étonnée.

Abandonnant Harey au milieu de la chambre, je me dirigeai vers la tablette qui surmontait le lavabo. J’étais prisonnier d’un piège insensé et je voulais en sortir, coûte que coûte ! Si on m’avait demandé ce qui se passait exactement en moi et ce que signifiaient les événements, j’aurais été incapable de bredouiller trois mots. Mais déjà je savais que ma situation était identique à celle des autres habitants de la Station, que tout ce que j’avais vécu, appris, ou entrevu, faisait partie d’un seul tout, terrifiant et incompréhensible. Cependant, à l’instant précis, je m’ingéniais simplement à trouver un truc, à échafauder un moyen de fuite. Sans me détourner, je sentais le regard de Harey. Au-dessus de la tablette, une petite pharmacie de secours était encastrée dans la paroi. À la hâte, j’en examinai le contenu. Il y avait, parmi les médicaments, un flacon de comprimés somnifères ; je le décapuchonnai et je jetai quatre comprimés — dose maximale — au fond d’un verre. J’agissais ouvertement, sans trop essayer de dissimuler mes faits et gestes à Harey. Pourquoi ? Je ne me posai pas la question. Je remplis le verre d’eau chaude.

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