Stanislas Lem - Solaris

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L’histoire se déroulant à bord de la station d’observation est la continuation de celle commencée avec la découverte de la planète. Là, l’incompréhension est de mise : les occupants de la station ne savent pas comment interpréter les raisons pour lesquelles l’océan a réagi en leur envoyant ces « visiteurs », tirés de souvenirs douloureux. Est-ce une volonté délibérée de les tourmenter en représailles à l’émission des rayons X ? Ou bien a-t-il agi sans savoir ce qu’il faisait, en extrayant les souvenirs les plus marquants de leurs esprits ? Les événements vécus par Kelvin et ses compagnons pourront-ils contribuer à sortir la Solaristique de l’ornière dans laquelle elle piétine depuis des années ? En tout cas, s’il y a une chose à en retenir c’est que, avant de comprendre une forme de vie extraterrestre, les humains doivent apprendre à se connaître eux-mêmes.
Solaris

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De ma place, je ne voyais qu’une partie du couloir circulaire qui entourait le laboratoire. Celui-ci était situé au sommet de la Station, sous la carapace même de l’armature supérieure, aussi les parois étaient-elles concaves et inclinées, avec des fenêtres oblongues distantes de quelques mètres. Les volets extérieurs remontaient, le jour bleu touchait à sa fin. Un éclat aveuglant transperça les vitres épaisses. Chaque baguette nickelée, chaque loquet flamboya. La porte du laboratoire — ce grand panneau de verre rugueux — ruissela de blêmes étincelles. Je regardai mes mains, posées sur les genoux, et devenues grises dans cette lumière spectrale. Ma main droite tenait le pistolet à gaz — je ne m’en étais pas rendu compte, j’ignorais que j’avais retiré le pistolet de son fourreau. Je le rengainai. Je savais désormais que même une lance radioactive ne m’aurait guère aidé. À quoi m’aurait-elle servi ? À attaquer la porte, à prendre d’assaut le laboratoire ?

Je me levai. Le disque solaire, semblable à une explosion d’hydrogène, s’enfonçait dans l’océan et me pénétrait d’un jet de rayons horizontaux, presque tangibles. Quand les rayons frappèrent ma joue (je descendais l’escalier), je les ressentis comme une empreinte brûlante.

Au milieu de l’escalier, je m’arrêtai pour réfléchir et je regrimpai les degrés. Je fis le tour du laboratoire. Ainsi que je l’ai dit, le couloir l’encerclait entièrement ; après avoir parcouru une centaine de pas, je me trouvai en face d’une seconde porte de verre, exactement pareille à l’autre. Je n’essayai pas de l’ouvrir ; je savais qu’elle était fermée.

Je scrutai la paroi, cherchant un guichet, une fente quelconque ; l’idée d’espionner Sartorius m’était venue tout naturellement et sans honte. Je souhaitais en terminer avec les suppositions et connaître la vérité, une vérité qu’à l’avance j’imaginais incompréhensible.

Je m’avisai que les salles du laboratoire étaient éclairées par des fenêtres de plafond, aménagées au sommet de la carapace qui enveloppait la Station ; de l’extérieur, il serait donc possible d’épier Sartorius. Pour commencer, il fallait descendre, m’équiper d’un scaphandre et d’un appareil à oxygène. Au haut de l’escalier, j’hésitai ; ces tabatières étaient probablement des dalles de verre dépoli. Mais je voulais voir le laboratoire, et aucune autre solution ne se présentait …

Je regagnai l’étage intermédiaire. La porte de la cabine radio était ouverte. Snaut, affaissé dans son fauteuil, dormait. Au bruit de mes pas, il sursauta et ouvrit les yeux.

— Salut, Kelvin ! dit-il d’une voix rauque.

Comme je gardais le silence, il demanda :

— Alors, tu as appris quelque chose ?

— Oui … il n’est pas seul.

Snaut grimaça :

— Ah, vraiment ? En effet, c’est quelque chose. Il a des visiteurs ?

Presque involontairement, je répliquai :

— Je ne comprends pas pourquoi tu ne veux pas me dire de quoi il s’agit. Puisque je reste ici, tôt ou tard j’apprendrai la vérité. Pourquoi ces mystères ?

— Quand toi-même tu auras reçu des visiteurs, tu comprendras.

Il me sembla que ma présence l’importunait et qu’il n’avait pas envie de poursuivre la conversation.

Je sortis.

— Où vas-tu ?

Je ne répondis pas.

La gare spatiale était dans l’état où je l’avais laissée. Ma capsule calcinée se dressait, béante, sur son socle. Je m’approchai du vestiaire où s’alignaient les scaphandres. Mais, subitement, je me désintéressai de cette escapade à la surface de la carapace.

Je fis demi-tour et je descendis un escalier en colimaçon, qui conduisait aux magasins d’entrepôt. En bas, des bouteilles et des caisses entassées remplissaient le couloir étriqué. Des plaques de métal nu, à reflets bleuâtres, revêtaient les parois. Encore quelques dizaines de pas, et sous une voûte apparurent les tuyaux givrés de l’installation de réfrigération. À l’extrémité du couloir, ils s’engouffraient dans un manchon à large col plastique.

Quand j’ouvris la lourde porte, épaisse de deux pouces et gainée de mousse isolante, un froid glacial me pénétra. Je frissonnai. J’étais debout au seuil d’une grotte taillée dans une banquise, avec des reliefs sculptés en forme de grosses bobines, d’où pendaient des stalactites de glace. Ici aussi, ensevelies sous une couche de neige, il y avait des caisses, des capsules spatiales ; des rayons latéraux étaient chargés de boîtes et de sacs translucides contenant une matière jaune huileuse. La voûte s’abaissait ; un rideau moiré de gel cachait le fond de la grotte. J’écartai le rideau. Un grand corps allongé, recouvert de toile, reposait sur une grille d’aluminium. Je soulevai le bord de la bâche et j’aperçus le visage figé de Gibarian. Les cheveux noirs, lisses, barrés d’une mèche grise, collaient étroitement au crâne. Les cartilages de la gorge saillaient en arête au milieu du cou. L’œil terne regardait fixement la voûte, une larme de glace opaque accrochée à la commissure des paupières. Le froid était si brutal, que je dus serrer les dents pour les empêcher de claquer. Soutenant d’une main le linceul, de l’autre j’effleurai la joue de Gibarian. Je crus toucher un tronc de bois pétrifié, hérissé de poils noirs et piquants. La courbe des lèvres exprimait une patience infinie, dédaigneuse. Lâchant la toile, je remarquai, dépassant d’entre les plis, cinq perles noires disposées par ordre de grandeur. Je me raidis.

J’avais reconnu des doigts, la pulpe ovale des orteils d’un pied nu ; sous le linceul froissé, aplatie contre le corps de Gibarian, était couchée la femme noire.

Lentement, je retirai la bâche. La tête, casquée de cheveux crépus, tortillés en petites touffes, s’appuyait au creux d’un bras noir et massif. Le dos reluisait, tendu à l’arête des vertèbres. Nul mouvement n’animait ce corps colossal. J’examinai encore la plante des pieds nus et je constatai que ceux-ci n’étaient pas aplatis, ni déformés, par le poids qu’ils avaient dû porter ; que la marche n’avait pas durci la peau, aussi intacte et douce que la peau des mains ou des épaules.

Avec plus de difficulté que je n’en avais éprouvé à toucher le cadavre de Gibarian, je me forçai à toucher l’un de ces pieds nus. Je fis alors une autre constatation invraisemblable : ce corps, abandonné dans un congélateur, ce corps vivait et bougeait. La femme avait retiré son pied, tel un chien endormi dont on a essayé de saisir la patte.

Je pensais confusément : « Elle va geler … » Mais le corps, redevenu paisible, était tiède et j’avais senti le battement régulier du pouls dans les coussinets des orteils. Je reculai, le rideau tomba ; je partis précipitamment.

Au sortir de la grotte blanche, la chaleur me parut étouffante. Je suivis le couloir et je montai l’escalier, qui me ramena vers la gare spatiale.

Je m’assis sur les anneaux d’un parachute enroulé ; je me pris la tête entre les mains. J’étais assommé. Mes pensées s’échappaient : impossible de les retenir, elles glissaient le long d’une pente abrupte … Que m’arrivait-il ? Si ma raison s’effondrait, autant perdre conscience tout de suite ! L’idée d’un anéantissement immédiat éveilla un espoir inexprimable — irréalisable.

Pas la peine d’aller trouver Snaut ou Sartorius, personne ne pouvait pleinement se rendre compte de ce que j’avais vécu, de ce que j’avais vu, de ce que j’avais touché de mes propres mains. Une seule explication, une seule issue se présentait : la folie. Oui, voilà, j’étais devenu fou, dès mon arrivée ici. Les émanations de l’océan avaient attaqué mon cerveau ; les hallucinations se succédaient ; il ne fallait pas gaspiller mes forces à tenter de résoudre des énigmes illusoires, mais demander le secours d’un médecin, appeler par radio le Prométhée ou quelque autre vaisseau, envoyer un S.O.S.

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