Stanislas Lem - Solaris

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L’histoire se déroulant à bord de la station d’observation est la continuation de celle commencée avec la découverte de la planète. Là, l’incompréhension est de mise : les occupants de la station ne savent pas comment interpréter les raisons pour lesquelles l’océan a réagi en leur envoyant ces « visiteurs », tirés de souvenirs douloureux. Est-ce une volonté délibérée de les tourmenter en représailles à l’émission des rayons X ? Ou bien a-t-il agi sans savoir ce qu’il faisait, en extrayant les souvenirs les plus marquants de leurs esprits ? Les événements vécus par Kelvin et ses compagnons pourront-ils contribuer à sortir la Solaristique de l’ornière dans laquelle elle piétine depuis des années ? En tout cas, s’il y a une chose à en retenir c’est que, avant de comprendre une forme de vie extraterrestre, les humains doivent apprendre à se connaître eux-mêmes.
Solaris

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— De la … grand ciel … alors, tu es … Kelvin ?

— Oui. Qu’est-ce que tu as à me regarder comme ça ? Qu’est-ce que j’ai d’étonnant ?

Il cligna rapidement des paupières :

— Rien, dit-il en s’essuyant le front, rien … Excuse-moi, Kelvin, ce n’est rien, je t’assure, simplement la surprise … je ne m’attendais pas à te voir.

— Comment, tu ne t’attendais pas à me voir ? On vous a avisés il y a plusieurs mois, et Moddard a télégraphié aujourd’hui même du Prométhée …

— Oui, oui, bien sûr, seulement, vois-tu, ces temps-ci, nous sommes un peu … désorganisés.

Je répondis sèchement :

— En effet … je m’en aperçois !

Snaut tourna autour de moi, inspectant mon scaphandre, un scaphandre très ordinaire, avec l’habituel harnachement de fils et de câbles sur la poitrine.

Il toussa, tâta son nez osseux :

— Tu as peut-être envie de prendre un bain ? Ça te ferait du bien … la porte bleue, de l’autre côté.

— Merci, je connais la disposition de la Station.

— Tu as peut-être faim ?

— Non !.. où est Gibarian ?

Sans répondre, il s’approcha de la fenêtre. Le dos tourné, il avait l’air nettement plus âgé. Les cheveux, coupés ras, étaient gris ; des rides profondes creusaient la nuque brûlée par le soleil.

Derrière la fenêtre miroitaient les crêtes des vagues énormes, qui rampaient, s’élevant et retombant au ralenti. À regarder ainsi l’océan, on avait l’impression — simple illusion, certainement — que la Station se déplaçait imperceptiblement, comme glissant d’un socle invisible ; puis elle semblait retrouver son équilibre, avant de pencher de l’autre côté, d’un même mouvement paresseux. En bas, l’écume épaisse, couleur de sang, s’amassait au creux des vagues. Une fraction de seconde, ma gorge se contracta et je regrettai la discipline sévère, à bord du Prométhée, souvenir d’une existence qui subitement m’apparut heureuse et à jamais révolue.

Snaut se retourna en se frottant nerveusement les mains :

— Écoute, dit-il tout à coup, pour le moment, il n’y a que moi … Aujourd’hui, il faudra te contenter de ma compagnie. Appelle-moi Vieux-Rat, et pas d’histoires ! Puisque tu avais vu ma photographie, tu n’as qu’à t’imaginer que tu me connais depuis longtemps. Tout le monde m’appelle Vieux-Rat. Je n’y peux rien. D’ailleurs, je suppose que c’est un nom prédestiné, mes parents ont toujours eu des aspirations cosmiques …

Obstiné, je répétai ma question :

— Où est Gibarian ?

Sa paupière battit de nouveau :

— Je regrette de t’avoir accueilli de cette façon. C’est … ce n’est pas vraiment ma faute. J’avais complètement oublié … il s’est passé beaucoup de choses, ici, tu comprends …

— Ça va … Alors, Gibarian ? Il n’est pas dans la Station ? Il est en vol d’observation ?

Snaut contempla un tas de câbles enroulés :

— Non, il n’est pas sorti. Et il ne s’envolera pas. Justement …

Les oreilles toujours bouchées, j’entendais de plus en plus mal et je demandai :

— Quoi … qu’est-ce que ça signifie ? Où est-il ?

La voix changée, il répondit :

— Tu as très bien compris.

Il me regardait froidement dans les yeux ; je frissonnai. Il était ivre, mais il savait de quoi il parlait.

— Il n’y a pas eu …

— Oui.

— Un accident ?

Il hocha la tête, acquiesçant vigoureusement et guettant ma réaction.

— Quand ?

— Ce matin, à l’aube.

J’éprouvai une émotion sans violence. Cet échange de questions et de réponses m’avait plutôt calmé par sa concision. Je commençais à m’expliquer le comportement étrange de Snaut.

— Quelle sorte d’accident ?

— Va dans ta cabine et enlève ce scaphandre … reviens ici … dans … dans, mettons, une heure.

J’hésitai un instant.

— Bon, dis-je enfin.

Au moment où je me dirigeais vers la porte, il me rappela :

— Attends !

Il avait un drôle de regard et, s’il désirait ajouter quelque chose, les mots ne se décidaient pas à franchir ses lèvres. Au bout d’un moment, il dit :

— Nous étions trois, et maintenant, avec toi, nous sommes de nouveau trois. Tu connais Sartorius ?

— Comme je te connaissais, en photographie.

— Il est dans le laboratoire, là-haut, et je ne pense pas qu’il en sortira avant la nuit, mais … en tout cas, tu le reconnaîtrais. Si tu voyais quelqu’un d’autre, tu comprends, quelqu’un qui ne serait ni moi ni Sartorius, tu comprends, alors …

— Alors, quoi ?

Je rêvais, tout cela n’était qu’un rêve ! Ces vagues noires, aux reflets sanglants, sous le soleil bas, et ce petit homme qui venait de se rasseoir dans son fauteuil, la tête de nouveau pendante, et qui regardait un tas de câbles.

— Alors, ne fais rien.

Je m’emportai :

— Qui pourrais-je voir ? Un fantôme !

— Évidemment, tu crois que je suis fou. Non. Non, je ne suis pas fou. Je ne peux rien te dire d’autre, pour le moment. Du reste, peut-être … il ne se passera peut-être rien. En tout cas, n’oublie pas mon avertissement.

— Parle plus clairement ! De quoi s’agit-il ?

— Maîtrise-toi, prépare-toi à affronter … n’importe quoi. Je sais que c’est impossible. Essaie quand même. C’est le seul conseil que je peux te donner. Je n’en trouve pas d’autre.

Je criai :

— Mais qu’est-ce que je pourrais affronter ?

À le voir assis là, regardant de côté, avec sa tête fatiguée et brûlée par le soleil, j’eus du mal à me contenir ; j’aurais voulu le saisir aux épaules et bien le secouer.

Péniblement, il lâcha ses mots un à un :

— Je ne sais pas. En un sens, ça dépend de toi.

— Des hallucinations ?

— Non, c’est … c’est réel. N’attaque pas. Et rappelle-toi ce que je t’ai dit !

Je ne reconnus pas ma propre voix :

— Qu’est-ce que tu racontes ?

— Nous ne sommes pas sur la Terre.

Je criai encore :

— Une forme polythère ? Elles n’ont absolument rien d’humain !

J’allais me jeter sur lui, pour l’arracher à la contemplation qui lui inspirait, apparemment, ces propos insensés, quand il murmura :

— C’est pourquoi elles sont redoutables. Rappelle-toi ce que je t’ai dit, tiens-toi sur tes gardes !

— Qu’est-il arrivé à Gibarian ?

Il ne répondit pas.

— Que fait Sartorius ?

— Reviens dans une heure.

Je me détournai et je sortis. En refermant la porte, je le regardai une dernière fois. Petit, recroquevillé, la tête dans les mains et les coudes appuyés sur son pantalon taché, il restait assis sans bouger. Alors seulement, je remarquai le sang caillé au dos de ses deux mains.

Les Solaristes

Le couloir était vide. Je demeurai un instant immobile derrière la porte fermée. Le gémissement du vent enveloppait la gaine étanche du boyau. Sur le panneau de la porte, j’aperçus, collé de travers, sans soin, un carré de sparadrap, recouvert d’une inscription au crayon : « Homme ». Je regardai ce mot, indistinctement griffonné, et je voulus retourner auprès de Snaut ; je me ravisai.

Ses avertissements déments vibraient encore à mes oreilles. J’avançai dans le passage, les épaules ployées sous le poids du scaphandre. À pas feutrés, fuyant plus ou moins consciemment quelque observateur invisible, je revins jusqu’à la rotonde ; en sortant du couloir, je trouvai deux portes à ma gauche et deux portes à ma droite. Je lus les noms des occupants : Dr Gibarian, Dr Snaut, Dr Sartorius. Aucune plaque n’était fixée à la quatrième porte. J’hésitai, je pressai doucement la poignée et j’ouvris lentement la porte. En poussant le panneau, j’eus le pressentiment, presque la certitude, qu’il y avait quelqu’un dans la chambre. J’entrai.

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