Francis Carsac - Les robinsons du cosmos

Здесь есть возможность читать онлайн «Francis Carsac - Les robinsons du cosmos» весь текст электронной книги совершенно бесплатно (целиком полную версию без сокращений). В некоторых случаях можно слушать аудио, скачать через торрент в формате fb2 и присутствует краткое содержание. Город: Paris, Год выпуска: 1988, Издательство: NOUVELLES ÉDITIONS OSWALD (NéO), Жанр: Фантастика и фэнтези, на французском языке. Описание произведения, (предисловие) а так же отзывы посетителей доступны на портале библиотеки ЛибКат.

Les robinsons du cosmos: краткое содержание, описание и аннотация

Предлагаем к чтению аннотацию, описание, краткое содержание или предисловие (зависит от того, что написал сам автор книги «Les robinsons du cosmos»). Если вы не нашли необходимую информацию о книге — напишите в комментариях, мы постараемся отыскать её.

Depuis le « Robinson Crusoé » de Daniel De Foe qui marqua la naissance du thème, l’histoire de Robinson s’est hissée à la hauteur d’un mythe occidental fondamental. Comme tout mythe, il repose avant tout sur une structure obligatoire. Pour raconter l’histoire de Robinson, quatre « moments » sont indispensables: le naufrage, l’installation, la découverte de « naturels », le sauvetage final. En dehors de ces quatre « passages » nécessaires de l’œuvre, tout peut changer. En variant le décor ou les personnages, on obtient autant de reduplications valables du mythe. Ainsi rien n’oblige Robinson à être solitaire. En envoyant tout un village sur cette île de l’espace qu’est la planète Tellus, Carsac était dans le droit fil du mythe. Mais son œuvre reste proche de celles de Jules Verne ou de Rosny aîné: son Robinson qui se trouve, dès le départ, doté d’un village entier, n’aura aucun mal à se reconstituer une civilisation. Une voiture blindée, un cuirassé ou un champ d’exploitation de pétrole, ne semblent pas lui poser problème. On est ici à l’apogée de la robinsonade triomphante que rien ne limite. Et ce ne sont pas ces étranges Vendredis, sous la forme de centaures extraterrestres, qui sauront nous contredire ! Car l’intérêt primordial de ce roman tient aussi, sans doute, en ceci: il représente l’apothéose d’un mythe. 
D’après Stan Barets (Introduction)

Les robinsons du cosmos — читать онлайн бесплатно полную книгу (весь текст) целиком

Ниже представлен текст книги, разбитый по страницам. Система сохранения места последней прочитанной страницы, позволяет с удобством читать онлайн бесплатно книгу «Les robinsons du cosmos», без необходимости каждый раз заново искать на чём Вы остановились. Поставьте закладку, и сможете в любой момент перейти на страницу, на которой закончили чтение.

Тёмная тема
Сбросить

Интервал:

Закладка:

Сделать

Villageois et paysans. Un soi-disant comité de salut public a pris le pouvoir, sous une apparence de démocratie. Que comprend ce conseil ? Cinq étrangers sur neuf membres ! Un ouvrier, trois intellectuels, un ingénieur, un instituteur ! Cela fait six voix contre trois voix paysannes et celle de M. le curé, entraîné malgré lui dans cette aventure. Que peuvent comprendre ces gens à vos légitimes aspirations ? Qui au contraire mieux que moi, grand propriétaire terrien, saurait les partager ? Mettez-vous de mon côté, balayez cette clique ! Venez me rejoindre au Vallon.

Et c’était signé: Joachim Honneger.

Louis chanta victoire.

« Je vous l’avais bien dit ! Il faut prendre des mesures. »

La première fut de réquisitionner toutes les armes et de les distribuer à une garde choisie parmi les éléments sûrs. Elle se monta à cinquante hommes et fut placée sous le commandement de Simon Beuvin, lieutenant de réserve. Cet embryon d’armée, muni de fusils disparates, était cependant une force de police appréciable.

Vers la même époque se plaça la confirmation de notre solitude. Les ingénieurs, aidés par Michel et mon oncle, réussirent à monter un poste émetteur assez puissant, Radio-Tellus. Nous avions nommé notre nouveau monde Tellus, en souvenir de la Terre, dont c’était le nom latin. La plus grosse lune fut Phébé, la deuxième Séléné, et la troisième Artémis. Le soleil bleu fut Hélios, le rouge Sol. C’est sous ces noms que vous les connaissez.

C’est avec émotion que Simon Beuvin lança les ondes dans l’espace. Quinze jours de suite, nous répétâmes l’expérience, sur une gamme très variée de longueurs d’ondes. Aucune réponse ne vint. Comme le charbon était rare, nous espaçâmes nos appels, n’en lançant plus qu’un seul par semaine. Il fallut se résigner: autour de nous, il n’y avait que la solitude. Peut-être quelques petits groupes sans T.S.F.

CHAPITRE III

LES HYDRES

À part d’autres affiches, du même style, aussitôt lacérées, Honneger ne s’était plus manifesté. Nous ne pûmes prendre les colleurs d’affiches sur le fait. Mais le châtelain devait bientôt nous rappeler son existence de façon tragique. Vous vous souvenez de Rose Ferrier, la jeune fille que nous avions dégagée des ruines de sa maison, le premier jour ? Quoique toute jeune — elle avait alors seize ans — c’était la plus jolie fille du village. L’instituteur nous avoir avertis qu’avant le cataclysme, Charles Honneger avait beaucoup tourné autour d’elle. Une nuit rouge, nous fûmes réveillés par des coups de feu. Michel et moi bondîmes hors du lit, précédés pourtant par Louis. À peine sortis, nous nous heurtâmes à des gens affolés, courant dans le demi-jour pourpre. Revolver en main, nous courûmes en direction du bruit. Le piquet de garde était déjà là, et nous entendîmes les coups de leurs fusils de chasse, mêlés au claquement de la Winchester du père Boru, engagé dans l’armée comme sergent. Une lueur s’éleva, grandit: une maison brûlait. La bataille semblait confuse. Comme nous débouchions sur la place du puits, des balles sifflèrent à nos oreilles, suivies du déchirement d’une arme automatique: les assaillants avaient des mitraillettes ! En rampant, nous rejoignîmes le père Boru.

« J’en ai eu un, nous dit-il tout fier. « Au vol », comme je tirais les chamois !

— Un qui ? demanda Michel.

— Je n’en sais rien ! Les salauds qui nous attaquent ! »

Quelques coups de feu claquèrent encore, suivis d’un appel de femme:

« À moi ! Au secours !

— Rose Ferrier, dit Louis. C’est cette canaille d’Honneger qui l’enlève ! »

Une rafale de fusil mitrailleur nous fit courber la tête. Les cris décrûrent dans le lointain. Une auto ronfla.

« Attends un peu, cochon », hurla Michel.

Un ricanement lui répondit. Près de l’incendie, nous vîmes sur la place quelques morts, et un blessé qui rampait. À notre stupéfaction, nous reconnûmes le tailleur. Il était touché aux jarrets par des chevrotines, et nous trouvâmes dans sa poche un chargeur de mitraillette. L’interrogatoire fut rapidement mené. Croyant sauver sa peau, il dévoila les plans d’Honneger, ou du moins ce qu’il en savait. Profitant d’armes perfectionnées et, appuyé par une bande d’environ cinquante gangsters, il comptait s’emparer du village et dicter sa loi à ce monde. Fort heureusement pour nous, son fils, qui désirait Rose depuis longtemps, n’avait pas eu la patience d’attendre et était venu l’enlever, à la tête de douze bandits. Lui, le tailleur, faisait l’espion et devait repartir avec eux. Aidé de Jules Maudru, le grand bistrot, il collait les affiches.

La même nuit, il fut pendu ainsi que son complice, à la branche d’un chêne. Cette affaire nous coûta trois morts et six blessés. Trois jeunes filles, Rose, Michelle Audouy et Jacqueline Presle, la nièce de Marie, avaient disparu. En revanche, cette agression eut pour effet de ranger tout le village et les fermiers derrière nous. Les bandits avaient eu deux morts, en plus de leurs complices pendus. Nous récupérâmes sur le champ de bataille deux mitraillettes, un revolver et une assez grande quantité de munitions. Avant l’aube bleue, le Conseil à l’unanimité, décréta la mise hors-la-loi de Charles et Joachim Honneger, de leurs complices, et la mobilisation de l’armée. De graves événements allaient cependant retarder l’attaque du château.

Au matin, comme l’armée se réunissait, un homme affolé parut, à moto sur la route. Trois jours avant, ce même homme, un cultivateur vivant avec sa femme et ses deux enfants dans une ferme isolée, à cinq kilomètres du village, nous avait signalé qu’une de ses vaches était morte dans des circonstances étranges. Le matin, elle était en parfaite santé et le soir, elle était étendue sur le pâturage, vidée de son sang et même de sa chair. Son cuir portait une dizaine de trous disséminés.

L’homme descendit de moto avec tant de précipitation qu’il roula dans la poussière. Il était livide.

« Des bêtes qui tuent ! Comme des pieuvres volantes, et elles tuent d’un seul coup ! »

Après lui avoir fait prendre un grand verre d’eau-de-vie, nous pûmes avoir des renseignements plus précis.

« Ce matin donc, à l’aube, j’ai fait sortir les vaches. Je voulais nettoyer complètement l’étable. Mon fils Pierre les a menées au pâturage. Parbleu, j’avais bien vu un nuage vert, très haut au-dessus de ma tête, mais je n’y avais pas fait attention. Dame, dans un monde qui a deux soleils et trois lunes, les nuages peuvent bien être verts, que je pensais. Ah bien oui ! Quelles saletés ! Pierre revenait quand tout à coup le nuage vert est tombé. Oui, il est tombé ! Et j’ai vu que c’était une centaine au moins de pieuvres vertes, avec des bras qui s’agitaient ! Elles sont tombées sur les vaches, et les pauvres bêtes ont roulé mortes à terre. J’ai tout de suite crié à Pierre de se cacher. Il n’en a pas eu le temps, le malheureux ! Une des pieuvres a nagé dans l’air, et quand elle a été à trois mètres de lui, elle a lancé comme une langue qui a touché mon Pierre dans le dos, et il est mort ! Alors j’ai enfermé la femme à clé dans la maison, avec mon second fils, et je lui ai crié de ne pas bouger, et j’ai pris la moto. Elles m’ont poursuivi, les saletés, mais j’ai pu leur échapper. Par pitié, venez ! J’ai peur qu’elles rentrent dans la maison ! »

À la description du paysan, nous avions tout de suite reconnu l’animal du marais. Ce qui nous étonnais, c’est qu’il volât. De toute manière, c’était un danger terrible. Je pris avec Michel une conduite intérieure, et nous emportâmes les deux mitraillettes. Vandal, prévenu, s’installa d’autorité sur le siège arrière. Beuvin fit monter un détachement de la garde dans un camion bâché, et nous partîmes.

Читать дальше
Тёмная тема
Сбросить

Интервал:

Закладка:

Сделать

Похожие книги на «Les robinsons du cosmos»

Представляем Вашему вниманию похожие книги на «Les robinsons du cosmos» списком для выбора. Мы отобрали схожую по названию и смыслу литературу в надежде предоставить читателям больше вариантов отыскать новые, интересные, ещё непрочитанные произведения.


Francis Carsac - Sur un monde stérile
Francis Carsac
Francis Carsac - Ce monde est nôtre
Francis Carsac
Francis Carsac - Ceux de nulle part
Francis Carsac
Francis Carsac - Pour patrie l’espace
Francis Carsac
Francis Carsac - Terre en fuite
Francis Carsac
Francis Carsac - Os Robinsons do Cosmos
Francis Carsac
Francis Carsac - Robinsonii Cosmosului
Francis Carsac
Francis Carsac - Guerra de estrelas
Francis Carsac
Francis Carsac - Kosmoso robinzonai
Francis Carsac
libcat.ru: книга без обложки
Francis Carsac
Отзывы о книге «Les robinsons du cosmos»

Обсуждение, отзывы о книге «Les robinsons du cosmos» и просто собственные мнения читателей. Оставьте ваши комментарии, напишите, что Вы думаете о произведении, его смысле или главных героях. Укажите что конкретно понравилось, а что нет, и почему Вы так считаете.

x