Francis Carsac - Les robinsons du cosmos

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Depuis le « Robinson Crusoé » de Daniel De Foe qui marqua la naissance du thème, l’histoire de Robinson s’est hissée à la hauteur d’un mythe occidental fondamental. Comme tout mythe, il repose avant tout sur une structure obligatoire. Pour raconter l’histoire de Robinson, quatre « moments » sont indispensables: le naufrage, l’installation, la découverte de « naturels », le sauvetage final. En dehors de ces quatre « passages » nécessaires de l’œuvre, tout peut changer. En variant le décor ou les personnages, on obtient autant de reduplications valables du mythe. Ainsi rien n’oblige Robinson à être solitaire. En envoyant tout un village sur cette île de l’espace qu’est la planète Tellus, Carsac était dans le droit fil du mythe. Mais son œuvre reste proche de celles de Jules Verne ou de Rosny aîné: son Robinson qui se trouve, dès le départ, doté d’un village entier, n’aura aucun mal à se reconstituer une civilisation. Une voiture blindée, un cuirassé ou un champ d’exploitation de pétrole, ne semblent pas lui poser problème. On est ici à l’apogée de la robinsonade triomphante que rien ne limite. Et ce ne sont pas ces étranges Vendredis, sous la forme de centaures extraterrestres, qui sauront nous contredire ! Car l’intérêt primordial de ce roman tient aussi, sans doute, en ceci: il représente l’apothéose d’un mythe. 
D’après Stan Barets (Introduction)

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Deux kilomètres plus loin, nous rencontrâmes la première hydre. C’est le nom que Michel leur donna, et il leur est resté. Elle voletait, poursuivant une brebis. Un coup de fusil à plomb l’abattit. Malgré les supplications du paysan qui voulait qu’on ne s’arrêtât pas, nous fîmes stopper le convoi.

« Il faut connaître ses ennemis avant de les combattre », expliqua Vandal.

L’animal mesurait environ quatre mètres de long et avait la forme d’une outre effilée vers l’arrière, avec une queue puissante et aplatie. À l’avant, six bras creux portaient à leur extrémité une ouverture entourée de dents cornées, qui sécrétait une bave gluante. Il y avait six yeux, à la base des tentacules. Au centre de la couronne formée par ceux-ci, une éminence conique portait un long filament terminé par un tube corné, coupé en oblique comme une aiguille à injection.

« Certainement un appareil à venin, dit Vandal. Je vous conseille de combattre sans sortir du camion, dont les bâches de toile épaisse vous protégeront peut-être. C’est bien le même animal que l’autre jour, mais bien plus gros, et aérien. Comment peuvent-ils voler ? » À la partie supérieure du corps, l’hydre possédait deux gros sacs dégonflés, crevés par les plombs. À l’arrière de la couronne de tentacules, le gros de la charge avait fait un trou à loger le poing, dans la chair verte.

Nous repartîmes. J’avais baissé un peu la vitre de mon côté, pour passer le canon de ma mitraillette. Michel conduisait. Vandal avait pris l’autre arme, et surveillait le côté gauche. Le camion nous suivait. Au détour de la route, à trois mètres de haut, entre les arbres, nous aperçûmes une autre hydre. Elle flottait en l’air, immobile, les tentacules pendants et ondulant faiblement. De saisissement, ma première rafale fut mal ajustée ; l’hydre donna un violent coup de queue, puis fila en zigzaguant, prenant de la hauteur, à grande vitesse: au moins 60 à l’heure ! Nous ne pûmes l’abattre. À six cent mètres de là était la ferme. Une spirale de fumée sortait paisiblement de la cheminée.

Nous la dépassâmes, prenant un chemin de terre dont les profondes ornières nous firent déraper. Derrière la vitre d’une fenêtre, nous entrevîmes le visage affolé de la fermière, et celui de son deuxième fils, un gamin de onze ou douze ans. Filant à travers près, nous arrivâmes au pâturage. Une soixantaine d’hydres étaient affairées autour des cadavres des vaches. Chacune avait plongé un ou deux tentacules dans leur chair.

« Il y en avait d’autres tout à l’heure, nous cria le fermier. Méfiez-vous ! »

Jusqu’à notre premier coup de feu, les hydres ne se dérangèrent pas. Quelques-unes, alourdies, quittaient les cadavres et allaient boire: du moins est-ce ainsi que nous interprétâmes leur comportement sur le moment. Elles voletaient vers une mare, plongeaient dans l’eau un tentacule spécial, plus gros que les autres, et pompaient. Au bout de quelques instants, elles semblaient gonfler, et leur vol était nettement plus léger.

Nous choisîmes chacun notre objectif. Je visai soigneusement le groupe le plus proche, composé de six animaux « attablés » à la même vache.

« Feu ! » cria Beuvin.

Une salve s’étira avec le bruit d’une soie déchirée. Les douilles vides de ma mitraillette crépitèrent contre le pare-brise. Une d’elles, brûlante, pénétra par le col ouvert de la chemise de Michel, qui jura. Chez les hydres, ce fut la panique. Un bon nombre d’entre elles, touchées à mort, s’abattirent au sol, dégonflées. Mes rafales firent mouche. Vandal, plus heureux encore — ou plus adroit — en tua deux d’une seule giclée de balles. Les chevrotines les déchiquetèrent.

Celles qui ne furent pas blessées prirent de la hauteur à une vitesse qui nous étonna. Quelques secondes plus tard, il ne restait qu’une tache verte, très haut. Armes rechargées, je descendis à terre avec Michel et Vandal. Les autres restèrent dans le camion, prêts à nous couvrir de leur feu. La peau des vaches mortes était trouée de multiples ouvertures à peu près rondes, faites évidemment par les dents cornées situées au bout des tentacules. La chair était transformée en une sorte de boue noirâtre.

« Digestion externe, expliqua Vandal, comme chez la larve du dytique. L’hydre tue avec son appareil à poison, puis elle injecte dans le corps de sa victime, par les tentacules, les sucs digestifs qui transforment cette chair en une bouillie nutritive. Après quoi, elle pompe cette bouillie. »

Voulant examiner le monstre de plus près, il se pencha, s’accroupit à côté. Ce faisant, sa main effleura la chair verte. Il poussa un cri de douleur.

« Attention ! N’y touchez pas. Ça brûle. »

Sa main gauche se couvrit de pustules blanchâtres.

« Comme un cœlentéré ! Vous connaissez tous deux le pouvoir urticant des méduses. C’est ici le même résultat, sinon le même procédé. Qui s’y frotte s’y pique ! »

Sa main enfla rapidement, et devint douloureuse, mais l’effet ne se prolongea que deux jours.

Cependant, là-haut, le nuage vert des hydres restait immobile. Nous étions embarrassés, hésitant à nous en aller, de peur qu’elles n’attaquent la ferme et craignant aussi, que pendant notre absence, Honneger ne tente un coup de force sur le village. Les hydres devaient elles-mêmes nous tirer de cette indécision.

« En retraite ! » cria soudain Michel, qui les observait. Nous bondîmes vers l’auto. Vandal y pénétra, puis Michel, puis moi-même. Comme je claquais la portière, une hydre se précipita sur la voiture, s’écrasant sur le toit qui, heureusement résista. Les autres, en une ronde infernale, tournaient autour du camion, à grande vitesse, fantastique carrousel.

Hâtivement, je relevai la vitre, puis j’observai le spectacle, prêt à intervenir. Une fusillade nourrie éclata. Certes, les gardes n’économisaient pas la poudre. Les hydres atteintes se tordaient sur le sol, les autres continuaient leur tournoiement fou. À un moment, comme sur un signal, elles passèrent à l’attaque, le dard tendu en avant. Un cri s’éleva du camion: une hydre avait passé son appareil à poison par une fente de la bâche, et un homme avait dû être piqué. Le camion se mit en marche. Nous ouvrîmes alors le feu. En peu de temps, nous fîmes du beau travail. Il était difficile, collées comme elles l’étaient au camion, de les atteindre sans blesser nos camarades, mais comme aucune ne s’occupait de nous, nous tirions comme à l’exercice. Nous en détruisîmes une trentaine, qui, ajoutées aux victimes de la première attaque, portèrent le total de leurs pertes à plus de soixante-dix. Cette fois, la leçon porta et elles s’envolèrent pour ne plus revenir.

Une d’elles, morte, mais non dégonflée, dérivait dans l’air, à deux mètres de haut. Habilement, un de nos hommes encercla son corps d’un lasso, et nous la ramenâmes au village, remorquée comme un ballon captif. Nous ramenâmes aussi le fermier, sa femme, son deuxième fils, et le cadavre à demi digéré du premier. Les douze vaches mortes restèrent sur place, ainsi que les hydres, sauf une que Vandal fit charger avec des cordes, a fin de dissection. Contrairement à nos craintes, personne n’avait été piqué, et le cri que nous avions entendu n’était qu’un cri de peur. Quoi qu’il en fût, nous connaissions maintenant la gravité de la menace que la faune sauvage de Tellus faisait peser sur nous.

Nous revînmes au village en triomphateurs. Les gardes chantaient. Ouvriers pour la plupart, ils entonnaient des refrains révolutionnaires. Michel et moi, nous beuglions l’air des trompettes d’Aïda de la façon la plus « pompière » possible. Les nouvelles que Louis nous communiqua refroidirent un peu notre bel enthousiasme.

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