Francis Carsac - Les robinsons du cosmos

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Depuis le « Robinson Crusoé » de Daniel De Foe qui marqua la naissance du thème, l’histoire de Robinson s’est hissée à la hauteur d’un mythe occidental fondamental. Comme tout mythe, il repose avant tout sur une structure obligatoire. Pour raconter l’histoire de Robinson, quatre « moments » sont indispensables: le naufrage, l’installation, la découverte de « naturels », le sauvetage final. En dehors de ces quatre « passages » nécessaires de l’œuvre, tout peut changer. En variant le décor ou les personnages, on obtient autant de reduplications valables du mythe. Ainsi rien n’oblige Robinson à être solitaire. En envoyant tout un village sur cette île de l’espace qu’est la planète Tellus, Carsac était dans le droit fil du mythe. Mais son œuvre reste proche de celles de Jules Verne ou de Rosny aîné: son Robinson qui se trouve, dès le départ, doté d’un village entier, n’aura aucun mal à se reconstituer une civilisation. Une voiture blindée, un cuirassé ou un champ d’exploitation de pétrole, ne semblent pas lui poser problème. On est ici à l’apogée de la robinsonade triomphante que rien ne limite. Et ce ne sont pas ces étranges Vendredis, sous la forme de centaures extraterrestres, qui sauront nous contredire ! Car l’intérêt primordial de ce roman tient aussi, sans doute, en ceci: il représente l’apothéose d’un mythe. 
D’après Stan Barets (Introduction)

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— Eh bien, mon oncle, comment expliquez-vous cela ?

— Que veux-tu que je te dise ? Je n’en sais rien. Comment vont les autres ? »

Je le mis au courant.

« Il va falloir descendre au village, voir ce qu’il en est là-bas, reprit-il.

— Malheureusement, le soleil se couche.

— Le soleil se couche ? Mais non, il se lève.

— Il se couche, mon oncle. Tout à l’heure, il était plus haut dans le ciel.

— Ah ! Tu veux parler de ce misérable petit lumignon de cuivre ? Regarde plutôt derrière toi ! »

Je me retournai, et vis un radieux soleil bleuté, derrière les montagnes écroulées. Il fallait se rendre à l’évidence: nous étions sur un monde qui possédait deux soleils.

Ma montre marquait 0 h 10.

DEUXIÈME PARTIE

LES ROBINSONS DE L’ESPACE

CHAPITRE I

LES DÉCOMBRES

Décrire l’avalanche de sentiments qui s’abattit alors sur moi, non, je ne le peux pas. Inconsciemment, malgré toute son étrangeté, j’avais assimilé la catastrophe aux normes terrestres: raz de marée, séismes, éruptions. Et je me trouvais soudain devant ce fait impossible, fou, mais réel: j’étais sur un monde éclairé par deux soleils ! Non, je ne saurais dire l’affolement qui s’empara de moi. J’essayais de nier l’évidence.

« Mais … nous sommes pourtant sur Terre ! Voici la montagne, et l’observatoire, et le village en bas !

— Je suis certes assis sur un fragment de la Terre, répondit mon oncle. Mais, à moins que je ne sois assez ignare en astronomie pour ne pas connaître un fait de cette importance, notre système ne comporte qu’un seul soleil, et ici, il y en a deux.

— Mais alors, où sommes-nous ?

— Je n’en sais rien, te dis-je. Nous étions dans l’observatoire. Il a vacillé. J’ai pensé à un tremblement de terre, et nous sommes sortis, Martine et moi. Nous avons trouvé Michel dans l’escalier, et nous avons tous été projetés au-dehors. Nous avons perdu conscience, et n’avons rien vu.

— J’ai vu, moi, dis-je, frissonnant. J’ai vu les montagnes disparaître avec l’observatoire, dans une lueur livide. Puis je me suis retrouvé dehors, moi aussi, et l’observatoire était là, de nouveau !

— Dire que, sur quatre astronomes, nul n’a été témoin de ça, se lamenta-t-il.

— Michel a vu le début. Mais où est-il ? Il tarde bien …

— En effet, dit Martine. Je vais voir.

— Non, c’est à moi d’y aller. Mon oncle, par pitié, où pensez-vous que nous soyons ?

— Je te répète encore que je n’en sais rien. Mais à coup sûr, pas sur Terre. Ni même dans notre Univers, peut-être, ajouta-t-il, à mi-voix.

— Alors, la Terre ? C’est fini pour nous ?

— J’en ai bien peur ! Mais occupe-toi plutôt de retrouver Michel. »

J’avais à peine fait quelques pas que je le vis. Il était accompagné de deux hommes, l’un brun âgé de trente ans environ, l’autre rouquin, et de dix ans son aîné. Michel fit les présentations, ce qui me parut comique, étant donné les circonstances. C’étaient Simon Beuvin, ingénieur électricien, et Jacques Estranges, ingénieur métallurgiste, directeur de l’usine.

« Nous venions voir ce qui est arrivé, dit Estranges. Nous sommes descendus d’abord au village, où les équipes de secours se sont promptement organisées. Nous avons envoyé nos ouvriers en renfort. L’église est effondrée. La mairie a enseveli le maire et sa famille. Aux premiers rapports, il y aurait environ 50 blessés, dont quelques-uns assez gravement. Onze morts, en plus du maire et de sa famille. Mais la plupart des maisons ont tenu.

— Et chez vous ? demanda mon oncle.

— Peu de dégâts. Vous savez, ces maisons préfabriquées sont légères et font bloc. Quelques machines descellées à l’usine. Ma femme a quelques coupures peu profondes. C’est notre seul blessé, répondit Beuvin.

— Nous avons avec nous un chirurgien. Nous allons l’envoyer au village. »

Puis, se tournant vers Michel et moi-même:

« Aidez-moi, vous deux. Je vais aller à la maison. Martine, ramenez Ménard. Venez avec nous, messieurs. »

Quand nous arrivâmes à la maison, nous vîmes que Vandal et Massacre avait bien travaillé. Tout était de nouveau en ordre. Sur deux lits reposaient mon frère et Breffort. Massacre préparait sa trousse.

« Je vais aller voir en bas, dit-il. Il doit y avoir du travail pour moi.

— En effet, répondit mon oncle. Ces messieurs en viennent ; il y a beaucoup de blessés. »

Je m’assis à côté du lit de Paul.

« Comment cela va-t-il, vieux ?

— Bien. À peine un peu mal à la jambe.

— Et Breffort ?

— Bien aussi. Il a repris connaissance. C’est beaucoup moins grave qu’on ne pouvait le craindre.

— Alors, je descends au village, dis-je.

— C’est ça, dit mon oncle. Allez-y aussi, Michel, Martine, Vandal. Ménard et moi veillerons ici. »

Nous partîmes. Chemin faisant, je demandai aux ingénieurs.

« A-t-on idée de l’étendue de la catastrophe ?

— Non. Il faut attendre. Occupons-nous d’abord du village, et des quelques fermes voisines. Nous verrons plus loin, après. »

La rue principale était à peu près comblée par les maisons écroulées. Les autres rues, perpendiculaires, étaient presque intactes. Les dégâts atteignaient leur maximum à la place centrale, où la mairie et l’église n’étaient plus qu’un tas de décombres. Comme nous arrivions, on dégageait le corps du maire. Je remarquai parmi les sauveteurs un groupe dont l’action était mieux coordonnée. Au même moment, un homme s’en détacha, vint vers nous.

« Enfin, du renfort ! dit-il d’un ton joyeux. On en a besoin ! »

Il était jeune, vêtu d’une combinaison bleue. Moins grand que moi, il était puissamment bâti et devait posséder une force peu commune. Sous une chevelure noire, des yeux gris perçants brillaient dans un visage aux traits accusés. Je me sentis pour lui une sympathie que la suite des événements devait transformer en amitié.

« Où sont les blessés ? demanda Massacre.

— Dans la salle des fêtes. Vous êtes médecin ? Votre confrère ne se plaindra pas d’un coup de main !

— Je suis chirurgien.

— Ça, c’est une chance ! Hé, Jean-Pierre. Conduis le docteur à l’infirmerie !

— Je vais avec vous, dit Martine. Je vous aiderai. »

Michel et moi, nous nous joignîmes aux déblayeurs. Le jeune homme parlait aux ingénieurs avec animation. Il revint vers nous.

« Ce fut dur de les convaincre que leur premier travail consistait à nous fournir de l’eau et de l’électricité, si possible. Ils voulaient déblayer ! S’ils n’usent pas de leurs connaissances maintenant, quand le feront-ils ? Au fait, quels sont vos métiers ?

— Géologue.

— Astronome.

— Bon, cela peut être utile, plus tard. Pour le moment, il y a plus pressé. Au travail !

— Plus tard ? Que voulez-vous dire ?

— Je pense que vous devez savoir que nous ne sommes plus sur Terre ? Pas besoin d’être grand clerc pour s’en apercevoir ! Tout de même, c’est drôle. Hier, c’étaient eux qui me donnaient des ordres, et aujourd’hui, c’est moi qui ai fixé leur travail aux ingénieurs !

— Qui êtes-vous donc ? interrogea Michel.

— Louis Maurière, contremaître à l’usine. Et vous ?

— Lui, c’est Michel Sauvage, et moi, Jean Bournat.

— Vous êtes parent du vieux. C’est un chic type ! »

Tout en parlant, nous avions commencé à déblayer les ruines d’une maison. Deux ouvriers s’étaient joints à nous.

« Chut, fit Michel. J’entends quelque chose. »

De sous l’amas de décombres, de faibles appels sortaient.

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