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Frédéric Dard: J’ai bien l’honneur… de vous buter

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Frédéric Dard J’ai bien l’honneur… de vous buter

J’ai bien l’honneur… de vous buter: краткое содержание, описание и аннотация

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Je marche un peu, histoire de briser ma tension nerveuse. Mais c'est une coriace que cette tension-là ! Une seconde cigarette ne l'entame pas davantage. Au contraire, j'ai l'impression qu'elle est toute prête à se rompre… Je jette un coup de saveur à ma breloque ; voilà près de deux heures qu'elle est entrée dans la carrée, Elia… Et celle-ci demeure aussi inerte et silencieuse qu'auparavant. Il n'y a toujours qu'une fenêtre éclairée… Et quand je dis éclairée, j'exagère… Simplement on décèle une lueur… Que fabrique-t-elle derrière cette façade croulante ?…

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Je file un marron à la pointe du menton de Katty pour lui apprendre à ôter sa main de la poche de son tablier qui paraît contenir un objet lourd.

— Laissez ça, mon cœur… Vous n’allez pas passer votre temps à me tuer ; ça n’est plus une vie pour moi…

Vivement, je pique le soufflant qui alourdit sa poche.

C’est un joujou allemand, un walter 7,65…

Katty recule jusque derrière la table.

Elle en saisit le bord et fait basculer la vaisselle qui l’encombre.

Ça fait un tintamarre du diable. Moi je saute par-dessus la table et je la calme avec un second taquet plus généreux que le précédent. Du coup, elle s’effondre…

Alors je m’empare d’une serviette, je la trempe dans la flaque d’eau résultant d’une cruche brisée et je la passe sur la gueule de Katty… Bientôt celle-ci devient nette, blême et grise, alors que le linge est maculé de traînées pourpres et noires. D’un geste plus rapide encore je saisis ses tifs et je tire. La perruque me reste dans les mains.

— Salut, Kurt, fais-je en rigolant, t’as pas trop chaud là-dedans…

Je saisis le corsage noir et je l’arrache. Je tire les petits sacs de son qui lui tiennent lieu de poitrine et de ventre.

— Y a pas, dans cette famille, vous êtes doués pour le grimage. Il est vrai que vous êtes une famille de comédiens et que vous n’avez pas peur des hannetons !

Tout en jactant, je l’assaisonne à coups de tavasson. Je lui constitue un nouveau maquillage beaucoup plus solide que le précédent.

Il n’a bientôt plus figure humaine.

Je m’arrête lorsque je suis fatigué. À ce moment-là, ma douleur dans le dos se manifeste, et elle se manifeste parce que quelqu’un appuie dessus le canon d’une carabine.

Katty-Paste-Kurt (vous parlez d’un cumulard !) dit quelque chose en allemand.

Puis, s’adressant à moi tout en essuyant le sang qui lui coule du pif :

— L’homme qui tient l’autre bout de la carabine voudrait que vous leviez les mains, dit-il…

Un mauvais sourire tord le visage de celui qu’intérieurement je continue d’appeler « l’homme en beige ».

— Vous avez l’air d’en savoir très long, observe-t-il.

— Très long, admets-je.

— Trop, fait-il… Racontez un peu, pour voir.

Il s’explique dans un bon français teinté d’accent germanique alors que le personnage de Katty qu’il interprétait jactait fort mal notre langue. Il se méfiait de moi dès le départ, ce brave Kurt, il craignait que je ne décèle cet accent teuton, alors il préférait parler petit-nègre.

— Bombay, fais-je… Un gars trop mouillé s’y réfugie avec l’une de ses filles. Il trouve une place d’infirmier à l’hôpital et fait un jour la connaissance d’un moribond. Il prend l’identité de ce moribond et peut de la sorte venir s’installer en Angleterre.

« Là, il fait la connaissance d’une femme assez trouble : Elia Filesco qui trafique avec les personnalités nazies réfugiées en Amérique du Sud.

« Il prend la direction du réseau anglais s’occupant de la réintégration en Europe des mauvais sujets allemands expatriés. Mais Elia est trop indépendante à son gré. Alors il la tue, la fait enterrer sous son propre faux nom — si j’ose cette image — et lui trouve un sosie en la personne de sa fille aînée, laquelle subit pour cela quelques transformations essentielles.

« Seulement la fille aînée, la volcanique Hildegarde, risque de commettre des bévues car elle est trop portée sur la bagatelle. Kurt résout le problème de la surveillance en s’installant comme cuisinière. Intéressant rôle de composition. Je m’y suis laissé prendre ! Et pourtant j’ai le nez creux… Sa seconde fille sera la femme de chambre. À eux deux, ils créent un rempart entre l’extérieur et la fausse Filesco, écartant les gens étrangers qui s’apercevraient de la supercherie…

« Comme il y a, à cause des débarquements clandestins, pas mal d’allées et venues à faire et que la cuisinière Katty ne peut décemment piloter une auto, Hildegarde ne sachant pas conduire, on embauche un chauffeur… Mais il faut quelqu’un de discret. Quelqu’un qui ne risque pas de découvrir le pot aux roses. On décide de prendre un Français, et bibi arrive…

Kurt m’écoute attentivement, tout en étanchant le sang de son visage. Sous cette robe noire il fait plutôt grotesque.

— Vous vous méfiiez néanmoins de moi, et vous me suiviez… Cela vous a permis de comprendre qui j’étais. Mon sort était donc réglé, Hildegarde devait me nettoyer du bal !

« Elle m’a empoisonné, a réceptionné le couple qui débarquait, mais elle avait son plan : retourner en Amérique du Sud d’où elle venait. Son meurtre (car elle me croyait mort) l’épouvantait. Elle a fait une scène aux arrivants et ceux-ci, effrayés par sa véhémence, l’ont assassinée… Ensuite ils ont attendu Gloria. Il ne fallait pas que celle-ci sache… Elle a été empoisonnée. On la chargeait dans la bagnole lorsque je suis revenu à moi, mettant les autres en fuite.

« Quand ils m’ont vu partir, ils se sont enfuis par la lande jusqu’à la voiture qui les attendait et que vous pilotiez… Ils vous ont raconté que c’était moi qui avais assassiné vos filles. Vous avez cru que j’étais chargé par l’I.S. de votre extermination à tous, et vous êtes rentrés à Londres où vous avez repris votre rôle de Katty.

« Pourquoi cette imprudence ? Parce que vous êtes un homme courageux. Et surtout parce que vous vouliez ma peau et que vous vous doutiez que je reviendrais. Mais le Yard était sur place avant moi. Vous ne pouviez agir…

« Continuant de jouer Katty, vous m’avez envoyé chez Paste, cela, d’après vous, ne menait à rien… Mais cela m’a conduit à Ealing… À ce petit cimetière où vous m’avez rejoint… Où vous m’avez frappé, enterré… À cet instant j’ai su que c’était vous mon agresseur, sans vous voir… Car j’ai le sens olfactif très développé et, avant de sombrer dans les pommes, j’ai senti cette odeur de graillon qui est l’odeur de toutes les cuisinières et dont vos fringues sont imprégnées.

« Votre coup fait, vous êtes revenu ici pour y chercher du ciment et vous êtes retourné sceller cette putain de dalle.

Je cesse brusquement de parler, car il fait des yeux terribles, Kurt… Mais pas à moi, au gars qui tient le flingue. Et il se met à gueuler. Et il se rue sur le type. Et le type lui balance la purée à lui… Parce que ce type-là n’est autre que le mec qui a débarqué l’autre nuit et qui a buté les fillettes prodiges de Kurt…

Cette diversion est très profitable pour moi. Elle me permet de me jeter à plat ventre, de cueillir les pattes du grand diable blond, de le renverser et de le maintenir à terre tandis que l’homme que Rowland a placé en faction se précipite à la rescousse…

CONCLUSION

Je pousse la porte du jardin au moment où Félicie s’apprête à partir en courses.

Elle me saute au cou.

— Mon grand ! J’étais en soucis, pourquoi ne m’as-tu pas donné de tes nouvelles ?

— Excuse-moi, M’man, j’étais trop occupé…

— Oui, et pendant ce temps, je me ronge les sangs…

Pour la calmer je lui dis :

— Toi qui aimes les épices, je t’ai apporté six flacons de sauce anglaise…

— Merci, mon chéri… C’est gentil.

Je n’ajoute pas que je les ai achetés rue Saint-Lazare.

— J’espère que tu vas mener un peu la vie de famille, maintenant ? demande-t-elle.

Je pense à Kurt et à ses deux filles…

— D’accord, M’man, dis-je. C’est si beau la vie de famille !

FIN
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