Daniel Pennac: La fée carabine

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Daniel Pennac La fée carabine
  • Название:
    La fée carabine
  • Автор:
  • Издательство:
    Éditions Gallimard
  • Жанр:
    Иронический детектив / на французском языке
  • Год:
    1987
  • Город:
    Paris
  • Язык:
    Французский
  • ISBN:
    978-2070490851
  • Рейтинг книги:
    4 / 5
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« Si les vieilles dames se mettent à buter les jeunots, si les doyens du troisième âge se shootent comme des collégiens, si les commissaires divisionnaires enseignent le vol à la tire à leurs petits-enfants, et si on prétend que tout ça c'est ma faute, moi, je pose la question : où va-t-on ? » Ainsi s'interroge Benjamin Malaussène, bouc émissaire professionnel, payé pour endosser nos erreurs à tous, frère de famille élevant les innombrables enfants de sa mère, cœur extensible abritant chez lui les vieillards les plus drogués de la capitale, amant fidèle, ami infaillible, maître affectueux d'un chien épileptique, Benjamin Malaussène, l'innocence même (« l'innocence m'aime ») et pourtant… pourtant, le coupable idéal pour tous les flics de la capitale.

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Daniel Pennac

La fée carabine

« Et personne ne sauva personne par l’épée.

Ça nous changeait, le chien et moi. »

Robert Soulat(L’Avant-Printemps)

« Vieillir, hélas ! disait mon père, mais c’est le seul moyen que j’aie trouvé de ne pas mourir jeune. »

À la Sécu


Pour Igor, pour André Vers,

Nicole Schneegans, Alain Léger

et Jean-François Carrez-Corral.

Et chaque mot en souvenir de

Jean et de Germaine


I

LA VILLE, UNE NUIT

La ville est l’aliment préféré

des chiens.

1

C’était l’hiver sur Belleville et il y avait cinq personnages. Six, en comptant la plaque de verglas. Sept, même, avec le chien qui avait accompagné le Petit à la boulangerie. Un chien épileptique, sa langue pendait sur le côté.

La plaque de verglas ressemblait à une carte d’Afrique et recouvrait toute la surface du carrefour que la vieille dame avait entrepris de traverser. Oui, sur la plaque de verglas, il y avait une femme, très vieille, debout, chancelante. Elle glissait une charentaise devant l’autre avec une millimétrique prudence. Elle portait un cabas d’où dépassait un poireau de récupération, un vieux châle sur ses épaules et un appareil acoustique dans la saignée de son oreille. À force de progression reptante, ses charentaises l’avaient menée, disons, jusqu’au milieu du Sahara, sur la plaque à forme d’Afrique. Il lui fallait encore se farcir tout le sud, les pays de l’apartheid et tout ça. À moins qu’elle ne coupât par l’Érythrée ou la Somalie, mais la mer Rouge était affreusement gelée dans le caniveau. Ces supputations gambadaient sous la brosse du blondinet à loden vert qui observait la vieille depuis son trottoir. Et il se trouvait une assez jolie imagination, en l’occurrence, le blondinet. Soudain, le châle de la vieille se déploya comme une voilure de chauve-souris et tout s’immobilisa. Elle avait perdu l’équilibre ; elle venait de le retrouver. Déçu, le blondinet jura entre ses dents. Il avait toujours trouvé amusant de voir quelqu’un se casser la figure. Cela faisait partie du désordre de sa tête blonde. Pourtant, vue du dehors, impeccable, la petite tête. Pas un poil plus haut que l’autre, à la surface drue de la brosse. Mais il n’aimait pas trop les vieux. Il les trouvait vaguement sales. Il les imaginait par en dessous, si on peut dire. Il était donc là, à se demander si la vieille allait se rétamer ou non sur cette banquise africaine, quand il aperçut deux autres personnages sur le trottoir d’en face, qui n’étaient d’ailleurs pas sans rapport avec l’Afrique : des Arabes. Deux. Des Africains du Nord, quoi, ou des Maghrébins, c’est selon. Le blondinet se demandait toujours comment les dénommer pour ne pas faire raciste. C’était très important avec les opinions qui étaient les siennes de ne pas faire raciste. Il était Frontalement National et ne s’en cachait pas. Mais justement, il ne voulait pas s’entendre dire qu’il l’était parce que raciste. Non, non, comme on le lui avait jadis appris en grammaire, il ne s’agissait pas là d’un rapport de cause, mais de conséquence. Il était Frontalement National, le blondinet, en sorte qu’il avait eu à réfléchir objectivement sur les dangers de l’immigration sauvage ; et il avait conclu, en tout bon sens, qu’il fallait les virer vite fait, tous ces crouilles, rapport à la pureté du cheptel français d’abord, au chômage ensuite, et à la sécurité enfin. (Quand on a autant de bonnes raisons d’avoir une opinion saine, on ne doit pas la laisser salir par des accusations de racisme.)

Bref, la vieille, la plaque en forme d’Afrique, les deux Arabes sur le trottoir d’en face, le Petit avec son chien épileptique, et le blondinet qui gamberge… Il s’appelait Vanini, il était inspecteur de police et c’était surtout les problèmes de Sécurité qui le travaillaient, lui. D’où sa présence ici et celle des autres inspecteurs en civil disséminés dans Belleville. D’où la paire de menottes chromées bringuebalant sur sa fesse droite. D’où son arme de service, serrée dans son holster, sous son aisselle. D’où le poing américain dans sa poche et la bombe paralysante dans sa manche, apport personnel à l’arsenal réglementaire. Utiliser d’abord celle-ci pour pouvoir cogner tranquillement avec celui-là, un truc à lui, qui avait fait ses preuves. Parce qu’il y avait tout de même le problème de l’Insécurité ! Les quatre vieilles dames égorgées à Belleville en moins d’un mois ne s’étaient pas ouvertes toutes seules en deux !

Violence…

Eh ! oui, violence…

Le blondinet Vanini coula un regard pensif vers les Arabes. On ne pouvait tout de même pas les laisser saigner nos vieilles comme des chèvres, non ? Soudain le blondinet éprouva une vraie émotion de sauveteur ; il y avait les deux Arabes, sur le trottoir d’en face, qui causaient, mine de rien, dans leur sabir à eux, et lui, l’inspecteur Vanini, sur ce trottoir-ci, tout blond de la tête, avec au cœur ce sentiment délicieux qui vous réchauffe juste au moment où on va plonger dans la Seine vers la main qui s’agite. Atteindre la vieille avant eux. Force de dissuasion. Aussitôt mise en application. Voilà le jeune inspecteur qui pose un pied sur l’Afrique. (Si on lui avait dit qu’il ferait un jour un pareil voyage…) Il progresse à grands pas assurés vers la vieille. Il ne glisse pas sur le verglas, lui. Il a aux pieds ses brodequins à crampons, ceux-là mêmes qu’il ne quitte plus depuis sa Préparation Militaire Supérieure. Le voici donc qui marche sur la glace au secours du troisième ou quatrième âge, sans perdre les Arabes de l’œil, là-bas, en face. Bonté. Tout en lui, maintenant, n’est que bonté. Car les frêles épaules de la vieille dame lui rappellent tout à coup celles de sa grand-mère à lui, Vanini, qu’il a tant aimée. Aimée après sa mort, hélas ! Oui, les vieux meurent souvent trop vite ; ils n’attendent pas l’arrivée de notre amour. Vanini en avait beaucoup voulu à sa grand-mère de ne pas lui avoir laissé le temps de l’aimer vivante. Mais enfin, aimer un mort, c’est tout de même mieux que de ne pas aimer du tout. C’est du moins ce que pensait Vanini, en s’approchant de cette petite vieille qui vacillait. Même son cabas était émouvant. Et son appareil auditif… La grand-mère de Vanini aussi avait été sourde durant les derrières années de sa vie, et elle faisait le même geste que cette vieille dame, maintenant : régler sans arrêt l’intensité de son appareil en tournant la petite molette entre l’oreille et les rares cheveux de cette partie du vieux crâne. Ce geste familier de l’index, oui, c’était tout à fait la grand-mère de Vanini. Le blondinet, maintenant, ressemblait à de l’amour fondu. Il en aurait presque oublié les Arabes. Il préparait déjà sa phrase : « Permettez-moi de vous aider, grand-mère », qu’il prononcerait avec une douceur petit-filiale, presque un murmure, pour que cette brusque irruption du son dans l’amplificateur auditif ne fit pas sursauter la vieille dame. Il n’était plus qu’à un grand pas d’elle, à présent, tout amour, et c’est alors qu’elle se retourna. D’une pièce. Bras tendu vers lui. Comme le désignant du doigt. Sauf qu’en lieu et place de l’index, la vieille dame brandissait un P.38 d’époque, celui des Allemands, une arme qui a traversé le siècle sans se démoder d’un poil, une antiquité toujours moderne, un outil traditionnellement tueur, à l’orifice hypnotique.

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