Pancol,Katherine - Les yeux jaunes des crocodiles

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— Il t’a aimée à la folie, Hortense. J’en suis témoin. Parfois même j’ai été jalouse de ce lien entre vous deux. Je me sentais rejetée sur le côté, avec Zoé. Il n’a jamais regardé Zoé comme il t’a regardée, toi.

— Il ne se supportait plus à la fin. Il buvait, il se laissait aller, il croyait que je ne le voyais pas, mais je voyais tout ! Il ne supportait plus ce qu’il était devenu : un échec ambulant. Déjà, cet été, il avait des moments où il était pitoyable. Alors ça vaut mieux comme ça !

Elle se tenait toute droite, au bord du lit. Joséphine restait à distance, la laissant évacuer son chagrin comme elle le pouvait, avec les mots qu’elle voulait bien mettre sur sa peine.

Soudain elle se retourna et fit face à sa mère.

— Mais c’est hors de question, hors de question, tu entends bien, qu’on revive ce qu’on a connu quand il était au chômage. Je ne veux plus connaître ça, plus jamais ! Il te donnait de l’argent ?

— Oh, tu sais…

— Il te donnait de l’argent ou pas ?

— Non.

— Donc on peut vivre sans lui ?

— Oui.

À condition qu’elle empoche l’argent du livre, songea Hortense en regardant sa mère. Ce n’est pas sûr qu’elle le fasse, qu’elle revendique, qu’elle réclame.

— On ne va pas redevenir pauvres ?

— Non, ma chérie, on ne va pas redevenir pauvres, je te le promets. Je me sens la force de me battre pour vous deux. J’ai toujours eu cette force-là. Jamais pour moi mais pour vous, oui.

Hortense lui lança un regard plein de doutes.

— Il ne faut pas que Zoé sache, c’est sûr. Il ne faut pas que Zoé sache… Zoé n’est pas comme moi. Il faudra lui dire les choses en douceur. Mais ça, je te laisse faire, c’est ton rayon…

Elle demeura un long moment, emmurée dans son chagrin et sa colère.

Joséphine attendit et dit :

— On lui dira petit à petit, ça prendra le temps qu’il faudra, elle apprendra à vivre sans lui.

— On vivait déjà sans lui, conclut Hortense en se levant. Bon, c’est pas tout ça mais j’ai mon bac à réviser, moi.

Joséphine quitta la chambre sans rien dire et revint à la cuisine où Mylène, Gary et Zoé l’attendaient.

— Mylène… elle peut rester dîner avec nous ? Dis oui, maman, dis oui…

— Je crois que je vais rentrer à l’hôtel, chérie, dit Mylène en déposant un baiser sur les cheveux de Zoé, on est tous très fatigués. Demain, j’ai une dure journée…

Elle remercia Joséphine, elle embrassa Zoé. Elle paraissait bouleversée. Elle les regarda une dernière fois, se disant : Si ça se trouve je ne les verrai plus jamais, plus jamais.

Début juin, Hortense et Gary passèrent les épreuves du bac.

Joséphine s’était levée tôt pour leur préparer leur petit-déjeuner. Elle demanda à Hortense si elle voulait qu’elle les accompagne et Hortense lui répondit que non, ça lui saperait le moral.

Hortense revint, le premier jour, satisfaite, le deuxième jour aussi, et la semaine passa sans qu’elle tremble ni s’angoisse. Gary était plus flegmatique mais ne semblait pas se faire de souci. Il allait falloir attendre le 4 juillet pour connaître les résultats.

Shirley ne vint pas tenir compagnie à son fils. Elle avait décidé de s’installer à Londres et cherchait un appartement. Elle appelait tous les soirs. Gary partit la rejoindre dès que les épreuves furent terminées.

Zoé passait dans la classe supérieure avec le tableau d’honneur. Alexandre aussi. Philippe les emmena tous les deux faire du cheval à Évian. Il croisa Joséphine le jour du départ sur le quai de la gare, et l’émotion qu’elle lut sur son visage la bouleversa. Il lui prit la main et lui demanda « ça va ? ». Elle comprit : tu es toujours amoureuse ? et répondit oui. Il lui baisa la main et murmura : « Forget me not ! »

Elle eut une terrible envie de l’embrasser.

Zoé n’avait plus demandé de nouvelles de son père.

Hortense avait rappelé la journaliste de Gala et obtenu un stage de trois semaines comme accessoiriste lors des prises de vues. Elle partait travailler tous les matins, pestant contre les transports en commun qui lui prenaient tout son temps, répétant « mais quand va-t-on déménager, maintenant que Shirley n’est plus là, qu’est-ce qu’on attend pour s’installer à Paris ? ». Joséphine y pensait de plus en plus. Elle commença à visiter des appartements du côté de Neuilly pour que Zoé ne perde pas tous ses amis. Hortense avait déclaré que Neuilly lui allait très bien. « Il y a des arbres, un métro et des autobus, des gens bien habillés et bien élevés, je n’aurai plus l’impression de vivre dans une réserve, de toute façon je vais partir, dès que j’aurai mon bac, j’irai faire ma vie loin d’ici. »

Elle ne parlait plus de son père. Chaque fois que Joséphine demandait « ça va, ma chérie, tu es sûre que ça va ? Tu ne veux pas en parler ? », elle haussait les épaules, exaspérée, et ajoutait « on s’est tout dit, non ? ». Elle avait demandé à ce qu’on ressorte la télé de la cave, maintenant que les examens étaient passés. Elle voulait regarder les magazines de mode sur les chaînes câblées. Joséphine prit l’abonnement que lui demandait Hortense, ravie de voir sa fille se changer les idées.

C’est là, un dimanche de mi-juin, alors qu’elle était seule chez elle, qu’Hortense était sortie, qu’elle attendait qu’elle rentre, que Joséphine alluma la télévision. Hortense lui avait dit : « Regarde la Trois, ce soir, il se peut que tu m’aperçoives… Ne me loupe pas, ça ne durera pas longtemps. »

Il devait être onze heures et demie du soir et elle dressait l’oreille à chaque bruit dans l’escalier. Elle lui avait donné de l’argent pour prendre un taxi, mais c’était plus fort qu’elle, elle n’aimait pas la savoir seule, le soir. Seule dans le taxi, seule dans la banlieue, seule dans la cage d’escalier. Quand Gary l’accompagnait, c’était différent. Rien que pour ça, songea-t-elle, c’est bien qu’on déménage. Neuilly est calme, si calme. Je me ferai moins de souci quand elle sortira le soir…

Elle regardait, distraite, l’écran, appuyant sur la télécommande pour changer de chaîne, revenant sur la Trois pour y guetter Hortense. Luca avait proposé : « Je peux venir vous tenir compagnie si vous voulez, je me tiendrai bien ! » Mais elle ne voulait pas que sa fille la voie en compagnie d’un homme qui était son amant. Elle n’arrivait pas encore à mêler ses deux vies. La vie avec Luca et celle avec ses filles.

Elle changea de chaîne, et crut apercevoir Hortense. Elle se redressa. C’était Hortense. L’interview venait à peine de commencer. Sa fille crevait l’écran. Elle était belle, naturelle. Elle semblait très à l’aise. On l’avait maquillée, coiffée et elle paraissait plus âgée, plus mûre. Joséphine poussa un cri d’admiration. Elle ressemblait à Ava Gardner. L’animateur la présenta, dit son âge, expliqua qu’elle venait de passer son bac…

— Ça s’est bien passé ?

— Je crois. Oui, dit Hortense, les yeux brillants.

— Et vous voulez faire quoi ensuite ?

Nous y voilà, pensa Joséphine. Elle va dire son envie de faire de la mode, évoquer ses études l’année prochaine en Angleterre, demander si un couturier ne serait pas intéressé par son talent. Elle a tellement plus d’audace que moi. Elle est si efficace, si précise. Elle sait exactement ce qu’elle veut et ne s’embarrasse pas de faux-semblants. Elle écouta sa fille parler, en effet, de son désir de se lancer dans le monde si fermé de la mode. Elle prit soin de souligner qu’elle partait, en octobre, étudier à Londres, mais que si un couturier de la place de Paris voulait bien la prendre en stage en juillet, août, septembre, elle serait enchantée.

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