Pancol,Katherine - Les yeux jaunes des crocodiles
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On revit Iris à la télévision. On l’entendit à la radio. « Je ne comprends pas cette effervescence, s’étonna-t-elle sur RTL, quand un homme de quarante ans sort avec une jeunesse de vingt ans, il ne fait pas les gros titres des journaux ! Je suis pour l’égalité hommes-femmes sur tous les plans. »
Les ventes du livre reprirent de plus belle. Les femmes recopiaient ses secrets de beauté, et les hommes la regardaient en rentrant le ventre. On proposa à Iris d’animer une émission la nuit sur une radio FM. Elle refusa : elle voulait se consacrer entièrement à la littérature.
Loin de cette agitation parisienne, assis sur les marches de la véranda, Antoine réfléchissait : il n’avait pas pu prendre les filles pour les vacances de février. À Noël non plus, elles n’étaient pas venues. Joséphine lui avait demandé l’autorisation de les emmener à Moustique chez une amie. Les filles se faisaient une joie d’aller là-bas. Il avait dit oui. Noël avait été triste et bâclé. Ils n’avaient pas trouvé de dinde sur le marché de Malindi. Ils avaient mangé du wapiti qu’ils avaient mâché en silence. Mylène lui avait offert une montre de plongée. Il n’avait pas de cadeau pour elle. Elle n’avait rien dit. Ils s’étaient couchés tôt.
Il était mal en point depuis quelque temps. Bambi avait été dévoré par un vieux crocodile pugnace un jour qu’il se traînait, insouciant, sur le bord d’un étang. Cela avait complètement déstabilisé Pong et Ming. Ils les servaient en traînant leurs savates, avaient l’œil creux et larmoyant, ne mangeaient plus et s’étendaient sur des nattes pour se reposer à la moindre difficulté. Il devait reconnaître que lui-même avait été affecté par la mort de Bambi. Il avait fini par s’attacher à cet animal pataud et gluant qui le regardait d’un œil vitreux, attaché au pied de la table de la cuisine. C’était un lien entre les autres crocodiles et lui. Un trait d’union aimable. Il l’observait et lui trouvait une lueur humaine au fond de l’œil. Parfois même, il lui souriait. Il retroussait ses mâchoires et esquissait un sourire. « Tu crois qu’il m’aime bien ? » avait-il demandé à Pong. Il avait été attendri par la réponse affirmative de Pong.
Seule Mylène résistait. Sa petite affaire prospérait. Son association avec mister Wei se précisait. « Laisse tomber ces sales bêtes et viens avec moi », soufflait-elle à Antoine, le soir, quand ils se glissaient sous la moustiquaire. Un autre départ après un autre échec, pensait Antoine, dépité, je ne fais que ça : collectionner les échecs. Et puis, ce serait plier bagage devant les crocodiles et, il ne savait pas pourquoi, il refusait cette solution. Il voulait, face à ces sales bêtes, partir la tête haute. Il voulait avoir le dernier mot.
Il passait de plus en plus de temps en tête à tête avec eux. Le soir, surtout. Parce que, dans la journée, il s’éreintait à travailler. Mais le soir, après le dîner, il abandonnait Mylène à ses carnets de commande, à ses cahiers de comptes et partait longer les rives des crocodiles.
Partir en Chine ne le tentait pas. Se battre à nouveau, et pour quoi ? Il n’avait plus la force de se battre.
« Mais je travaillerai, tu n’auras pas grand-chose à faire… Tu t’occuperas des comptes. »
Elle ne veut pas partir seule, songeait-il. Je suis devenu un homme de compagnie, pour ne pas dire un gigolo.
Il doutait de tout. Il n’avait plus d’énergie. Il rejoignait les éleveurs au Crocodile Café, à Mombasa, et glissait le coude le long du comptoir en déblatérant sur les Noirs, sur les Blancs, sur les Jaunes, sur le climat, sur l’état des routes, sur la bouffe. Il s’était remis à boire. Je suis comme une pile à plat, se disait-il en fixant dans le noir de la nuit les yeux jaunes des crocodiles. Il pouvait lire une lueur d’ironie dans leurs yeux. On t’a bien eu, mon vieux. Regarde ce que tu es devenu : une loque humaine. Tu bois en cachette, tu n’as plus envie de baiser ta femme, tu manges du wapiti à Noël. On te massacrerait rien qu’en levant une patte ! Il leur lançait des pierres : elles ricochaient sur leur carapace luisante et grasse. Leurs paupières ne bougeaient pas, et la petite lueur jaune brûlait toujours dans l’orifice de leurs yeux, fendus comme un sourire mielleux.
Sales bêtes, sales bêtes, je vais tous vous zigouiller ! maugréait-il en cherchant comment les anéantir.
Que la vie était douce, avant. À Courbevoie.
Joséphine lui manquait. Les filles lui manquaient. Le chambranle de la porte de la cuisine venait se rappeler à son épaule, parfois, quand il s’appuyait à la porte de son bureau. Il se frottait doucement contre le bois et repartait à Courbevoie. Courbevoie, Cour-be-voie. Les syllabes résonnaient, magiques. Elles le faisaient voyager comme autrefois Ouagadougou, Zanzibar, Cap-Vert ou Esperanza. Retourner à Courbevoie. Après tout, cela ne fait que deux ans que je suis parti…
Un soir, il appela Joséphine.
Il tomba sur un répondeur qui lui demanda de laisser un message. Il regarda sa montre, surpris. Il était une heure du matin, heure française. Il réessaya le lendemain et entendit à nouveau la voix de Joséphine qui demandait qu’on laisse un message. Il raccrocha, sans laisser de message. Il appela alors dans la matinée, heure de Paris, et Joséphine décrocha. Après les banalités d’usage, il demanda s’il pouvait parler aux filles. Jo lui répondit qu’elles étaient parties en vacances.
— Tu sais, on en avait parlé. Les vacances sont tard, cette année, elles ont commencé fin février. Elles sont allées chez mon amie, à Moustique…
— Tu les as laissées partir seules ?
— Elles sont avec Shirley et Gary…
— C’est qui cette amie ?
— Tu la connais pas.
Soudain, une question lui vint à l’esprit :
— Mais tu n’étais pas là cette nuit, Jo ? Ni la nuit d’avant ! J’ai appelé et personne n’a répondu…
Il y eut un silence à l’autre bout du fil.
— Tu as quelqu’un ?
— Oui.
— Tu es amoureuse ?
— Oui.
— C’est bien.
Il y eut encore un silence. Un long silence. Puis Antoine se reprit.
— Cela devait finir par arriver…
— Je ne l’ai pas cherché. Je ne me croyais plus capable d’intéresser quelqu’un.
— Et pourtant… Tu es formidable, Jo.
— Tu ne me le disais pas souvent…
— « On reconnaît le bonheur au bruit qu’il fait en partant. » Qui a dit ça, Jo ?
— Je ne sais pas. Ça va, toi ?
— Je suis débordé de travail, mais ça va… Je vais finir de rembourser l’emprunt de la banque et je te verserai une pension pour les filles. Les affaires vont beaucoup mieux, tu sais. J’ai repris du poil de la bête !
— Je suis contente pour toi.
— Prends bien soin de toi, Jo…
— Toi aussi, Antoine. Je dirai aux filles de t’appeler quand elles rentreront.
Il raccrocha. S’épongea le front. Ouvrit une bouteille de whisky qui se trouvait sur une étagère et la finit dans la nuit.
Le 6 mai, vers six heures du matin, Josiane sentit une première contraction. Elle se rappela les cours de préparation à l’accouchement et entreprit de chronométrer le temps entre les contractions. À sept heures du matin, elle réveilla Marcel.
— Marcel… Je crois que ça y est ! Il arrive, Junior.
Marcel se redressa tel un boxeur sonné, bredouilla « il arrive, il arrive, tu es sûre, Choupette, mon Dieu ! Il arrive… ». Se prit les pieds dans la descente de lit, se releva, étendit les bras pour chercher ses lunettes, renversa le verre d’eau sur la table de nuit, jura, se rassit, jura encore et se tourna vers elle, désemparé.
— Marcel, ne t’énerve pas. Tout est prêt. Je vais m’habiller, me préparer, tu prends la valise, là, près de l’armoire, tu sors la voiture et je descends…
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