Pancol,Katherine - Les yeux jaunes des crocodiles

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— Tu sais, Jo, en un sens, elle a raison… cet argent va être étalé sur cinq ans, en vertu de la loi Lang pour les écrivains, et je pense que je ne m’en apercevrai pas. Je paie tellement d’impôts et ça m’est tellement égal !

— Mais, moi, je ne veux pas.

Il réfléchit et dit :

— C’est bien d’avoir cette pensée et sache que je te respecte pour cela. Mais… Jo… L’alternative, c’est quoi ? Que tu déclares les droits d’auteur ? En ton nom propre ? Qu’on te signe un chèque, qu’on le verse sur ton compte ? Alors tout le monde saura que c’est toi, l’auteur du livre, et crois-moi, Jo, Iris ne survivra pas à une humiliation publique. Elle pourrait même faire une grosse, grosse bêtise.

— Tu le crois vraiment ?

Il hocha la tête.

— Tu ne veux pas ça, Jo ?

— Non. Je ne veux pas ça, c’est certain…

Elle entendait le bruit du stylo qui heurtait la laque du bureau, toc, toc, toc.

— J’aimerais bien l’aider… Mais c’est au-dessus de mes forces. Même si c’est ma sœur…

Elle regarda Philippe droit dans les yeux et répéta « c’est ma sœur ».

— Je lui suis reconnaissante : sans elle, je n’aurais jamais écrit. Cela m’a changée, je ne suis plus la même. J’ai envie de recommencer. Je sais que le prochain marchera moins bien qu’ Une si humble reine parce que je ne ferai pas tout ce qu’Iris a fait pour lancer le livre, mais je m’en fiche… J’écrirai pour moi, pour mon plaisir. Si ça marche, tant mieux, si ça marche pas, tant pis.

— Tu es une bosseuse, Jo. Qui a dit que le génie, c’est quatre-vingt-dix pour cent de transpiration et dix pour cent de talent ?

Le stylo martela la table, changeant de rythme, épousant la colère intérieure de Philippe.

— Iris refuse de travailler, Iris refuse de transpirer… Iris refuse de voir la réalité en face… Qu’il s’agisse du livre, de son enfant ou de son mari !

Il lui raconta leur voyage à New York, la confrontation avec Gabor Minar et le silence obstiné d’Iris depuis qu’ils étaient rentrés.

— C’est une autre histoire, ça ne te concerne pas, mais je pense que ce n’est pas le moment de dire au monde entier que c’est toi qui as écrit. Je ne sais pas si tu es au courant, mais une trentaine de pays étrangers ont acheté les droits du livre, on parle d’une adaptation au cinéma par un metteur en scène très connu, j’ignore son nom parce que, tant que ce n’est pas signé, l’éditeur ne veut rien dire… Tu imagines les proportions du scandale ?

Joséphine hocha la tête, embarrassée.

— Il ne faut même pas qu’elle sache que je sais, continua Philippe. Elle a pris goût au succès, elle ne supporterait pas la honte d’un désaveu public. Elle vit comme une somnambule en ce moment, il ne faut surtout pas la réveiller. Le livre est sa dernière illusion. Elle pourra toujours prétendre après qu’elle était la femme d’un seul livre. Elle ne serait pas la seule et, au moins, en disant ça, elle s’en tirera avec les honneurs. On la félicitera même de sa lucidité !

Le stylo ne frappait plus le dessus du bureau. Philippe était arrivé à une conclusion, Joséphine s’inclina.

— Alors, ajouta-t-elle après avoir réfléchi, laisse-moi au moins te faire un immense cadeau. Emmène-moi un jour dans une salle de ventes où se trouve un tableau ou un objet que tu convoites et je te l’offrirai…

— Ce sera avec plaisir. Tu aimes les œuvres d’art ?

— Je suis plus calée en histoire et en littérature. Mais j’apprendrai…

Il lui sourit, elle fit le tour du bureau et se pencha vers lui pour l’embrasser et le remercier.

Il tourna la tête vers elle, sa bouche rencontra la sienne. Ils échangèrent un furtif baiser puis se déprirent aussitôt. Joséphine lui caressa les cheveux d’un geste très doux, très tendre. Il lui attrapa le poignet et posa ses lèvres sur la saignée des veines en murmurant « je serai toujours là, Jo, toujours là pour toi, ne l’oublie pas ».

Elle murmura « je sais, je le sais bien… ».

Mon Dieu, se dit-elle dans la rue, la vie va devenir très compliquée s’il m’arrive des choses comme ça. Et moi qui croyais être arrivée à un équilibre ! La vie s’est remise à valser…

Elle se sentit soudain très heureuse et héla un taxi pour rentrer chez elle.

La séance de photos se terminait. Iris était assise sur un cube blanc au milieu d’un long rouleau de papier blanc qui remontait et tapissait le mur en briques du studio. Elle portait une veste de tailleur rose pâle, très décolletée, avec de larges revers en satin, qui enveloppait son torse filiforme. La veste était boutonnée par trois gros boutons en forme de roses, épaulée mais cintrée de smocks à la taille. Un bonnet de satin rose large comme une galette des rois cachait ses cheveux courts et faisait ressortir ses grands yeux bleus, les ombrant d’un mauve délicat qui fit défaillir la journaliste de plaisir.

— Vous êtes magnifique, Iris ! Je me demande si on ne pourrait pas faire une couverture.

Iris sourit d’un air modeste.

— Vous exagérez !

— Je suis sérieuse. N’est-ce pas, Paolo ? demanda-t-elle au photographe.

Il dressa le pouce en signe d’assentiment et Iris rougit. Une maquilleuse vint la repoudrer car la chaleur des projecteurs la faisait transpirer et une légère sueur perlait sur son nez et ses pommettes.

— Et cette idée de porter cette veste Armani sur un jean déchiré et de grosses bottes d’égoutier, c’est génial !

— C’est ma nièce qui a eu cette idée. Présente-toi, Hortense !

Hortense sortit de l’ombre et vint parler à la rédactrice de mode.

— Ça vous intéresse la mode ?

— Beaucoup…

— Vous voulez venir voir d’autres prises de vues ?

— J’adorerais !

— Eh bien, laissez-moi votre portable et je vous appellerai…

— Je peux avoir le vôtre aussi au cas où vous perdriez le mien ?

La femme la regarda, surprise par son culot, et dit « pourquoi pas ? Vous irez loin, vous ! ».

— Allez, on fait une dernière pellicule et on arrête, je suis crevée. On a tout ce qu’il faut, c’est vraiment pour jouer la sécurité.

Le photographe termina sa pellicule mais, avant qu’il ne range ses appareils, Iris demanda s’il pouvait lui faire des photos avec Hortense.

Hortense vint se mettre à ses côtés et posa avec elle.

— Et Gary aussi ? demanda Hortense.

— Allez, Gary, viens…, s’écria la rédactrice. Mais c’est qu’il est beau, ce jeune homme ! Tu ne voudrais pas faire des photos par hasard ?

— Non, ça m’intéresse pas, je préférerais être photographe…

— Mettez-leur un peu de poudre sur le nez à tous les deux, demanda la rédactrice en faisant signe à la maquilleuse.

— C’est pour moi, ce n’est pas pour faire des photos de mode, indiqua Iris.

— Mais ils sont si mignons ! On ne sait jamais, s’il change d’avis.

Iris fit une série de photos avec Hortense, puis une autre avec Gary. La rédactrice insista pour en faire quelques-unes de charme, tous les deux enlacés, pour voir ce que ça pouvait donner, puis elle déclara la séance finie et remercia tout le monde.

— Vous n’oublierez pas de me les envoyer, lui rappela Iris avant d’aller se changer.

Ils se retrouvèrent tous les trois dans la grande loge d’Iris.

— Ouf ! C’est crevant de faire le mannequin, soupira Hortense. Qu’est-ce qu’on attend ! Tu te rends compte : ça fait cinq heures que tu es là. Cinq heures à sourire, à poser, à être immaculée. Je ne pourrais jamais faire ça, moi !

— Moi non plus, affirma Gary. Et puis la poudre, beurk !

— Moi, j’adore ça ! On te dorlote, on te fait belle, belle, belle…, s’écria Iris en s’étirant. En tous les cas, bravo pour ton shopping, ma chérie, c’était sublime.

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