Andreas Eschbach - Station solaire

Здесь есть возможность читать онлайн «Andreas Eschbach - Station solaire» весь текст электронной книги совершенно бесплатно (целиком полную версию без сокращений). В некоторых случаях можно слушать аудио, скачать через торрент в формате fb2 и присутствует краткое содержание. Жанр: Старинная литература, fra. Описание произведения, (предисловие) а так же отзывы посетителей доступны на портале библиотеки ЛибКат.

Station solaire: краткое содержание, описание и аннотация

Предлагаем к чтению аннотацию, описание, краткое содержание или предисловие (зависит от того, что написал сам автор книги «Station solaire»). Если вы не нашли необходимую информацию о книге — напишите в комментариях, мы постараемся отыскать её.

Station solaire — читать онлайн бесплатно полную книгу (весь текст) целиком

Ниже представлен текст книги, разбитый по страницам. Система сохранения места последней прочитанной страницы, позволяет с удобством читать онлайн бесплатно книгу «Station solaire», без необходимости каждый раз заново искать на чём Вы остановились. Поставьте закладку, и сможете в любой момент перейти на страницу, на которой закончили чтение.

Тёмная тема
Сбросить

Интервал:

Закладка:

Сделать

— Écoutez, Khalid, ça suffit maintenant. Vous n’en réchapperez pas. D’ici quelques heures, vous comparaîtrez devant votre créateur et plus tôt vous vous y préparerez, mieux ça vaudra pour vous.

À ces mots, j’interrompis la transmission et le laissai se débattre dans l’enfer de sa conscience.

Le silence s’était abattu sur le pont. Je regardai autour de moi et tentai de lire sur leurs visages les émotions des uns et des autres. La mimique de Jayakar trahissait l’horreur et l’épouvante. À l’évidence, il essayait de se mettre à la place de cet homme coincé dans un scaphandre dérivant à très haute altitude au-dessus du globe, seul, coupé du reste du monde, confronté à sa fin proche et inéluctable. Pour un individu doté d’une imagination vive – ce qui était sans conteste le cas du cybernéticien –, voilà qui donnait matière à cauchemars pour plusieurs semaines.

Moriyama, lui, se contenta de me retourner mon regard. Puis il m’approuva d’un hochement de tête lent, empreint de dignité. Le commandant avait repris tous ses droits, dont celui de vie et de mort sur chaque individu à bord. C’est lui qui devrait répondre de la disparition de Sven, ce qu’il n’aurait sans doute aucun mal à faire. Pour ce qui était de Khalid, je n’avais pas menti : nous n’avions vraiment plus aucune chance de le ramener à temps, ni de lui procurer des réserves d’oxygène, ni de lui porter secours d’aucune manière. Et je dois reconnaître que j’éprouvais une certaine satisfaction à l’idée que les choses se terminent ainsi, comme si un juge suprême avait finalement décidé de livrer la vie de ce criminel aux lois de la mécanique céleste.

Le regard du commandant glissa calmement vers son second, assis aux pupitres de contrôle, juste à côté de Sakai.

— Tanaka, dit-il en désignant du menton le complice des pirates, détachez-le.

Tanaka leva les yeux, sidéré, et fixa Moriyama. L’espace d’un instant, j’eus l’impression de les voir échanger des arguments de façon invisible. Puis le moins gradé des deux hocha légèrement la tête, se pencha vers Sakai et lui ôta ses liens.

Ce dernier tressaillit en sentant les cordes tomber à terre et il regarda autour de lui comme quelqu’un qui émerge tout juste du sommeil. Mais le commandant l’ignora superbement. Il avait déjà pris place devant son clavier pour entrer dans le système de l’ordinateur.

— Nous devons réfléchir à ce que nous allons faire maintenant, lança-t-il incidemment. La station est pleine de cadavres…

Jayakar et moi échangeâmes un regard à la fois stupéfait et épouvanté. Pendant ce temps, Sakai se massait les poignets d’un air absent. Il paraissait étrangement apathique, comme frappé de torpeur. Tanaka se comportait lui aussi comme s’il n’avait pas été là, mettant toute son ardeur à ranger les cordes en les roulant sur elles-mêmes. Quant à Yoshiko, elle ne semblait absolument pas se préoccuper de ce qui se passait.

— Hai, lança Tanaka après quelques instants.

Sakai chercha à croiser le regard de Moriyama, puis celui de son second, mais dans l’un comme l’autre cas il n’y parvint pas. Sa paupière droite était secouée de tremblements. Il hocha la tête, poussa un léger grognement et se mit à avancer lentement vers le sas.

Jayakar voulut lui barrer le chemin, mais le commandant lui fit signe d’un geste de la main de ne pas le retenir. Nous observions tous la scène – Jay et moi avec une fébrilité extrême, les Japonais et Kim, en revanche, avec une impassibilité mystérieuse. Alors, nous vîmes les panneaux coulissants s’écarter devant Sakai, ainsi qu’ils l’avaient toujours fait, avant de se refermer derrière lui.

C’est à cet instant seulement que j’aperçus les données affichées sur l’écran de Moriyama. Il s’agissait de deux journaux de bord que le système informatique de la station tenait automatiquement. Le premier concernait la gestion des scaphandres – pour chacune des pièces, dates d’emprunt, de restitution, d’approvisionnement en oxygène, de révision générale – et le second la liste détaillée des passages aux écoutilles.

Mon cerveau était encore engourdi, cotonneux, mais j’eus cependant le sombre pressentiment de ce qui était en train de se jouer. Chacun d’entre nous avait les yeux rivés sur l’écran. Les secondes s’écoulèrent. Aucune modification dans le pointage des scaphandres. Pas d’emprunt, pas de retour.

Mais, cinq minutes après que le Japonais eut quitté le pont supérieur, le second document enregistrait un mouvement d’écoutille supplémentaire.

ÉPILOGUE

LES LARGES PORTES à battants de la salle où la commission d’enquête siégeait depuis des mois se refermèrent derrière moi pour la dernière fois, et je me sentis soulagé d’un grand poids. Agir n’est pas suffisant ; encore faut-il, après coup, pouvoir prouver que votre conduite vous a été dictée par une absolue nécessité. Et c’est ce que je venais de faire. Au fil des audiences – il y en eut tellement que j’aurais été incapable, à la fin, d’en donner le nombre exact – on m’avait interrogé, contredit, sommé de ressasser avec force détails les événements relatifs à la prise d’assaut et à la reconquête de Nippon en m’appuyant sur une maquette des lieux. J’avais répondu à toutes les questions, tiré au clair tous les points litigieux. On en avait pris acte. Il était désormais établi que j’avais fait ce qui s’imposait, au moment où cela s’imposait : rien de plus, rien de moins. Je palpai machinalement le document officiel, dûment tamponné et signé, qui me disculpait définitivement, puis je m’abandonnai au silence paisible qui régnait dans les couloirs déserts du siège de l’Aérospatiale.

C’est avec le sentiment d’avoir retrouvé ma liberté et mon intégrité que je descendis le large escalier de marbre qui menait dans le hall. N’ayant pas prévu que la séance s’achèverait si tôt, je n’avais pas la moindre idée de la façon dont j’allais occuper le reste de la journée.

En traversant le vestibule, je tombai à ma grande surprise sur Tanaka, qui parut sincèrement heureux de me voir et me salua chaleureusement.

Nous échangeâmes quelques politesses et je le félicitai pour sa promotion au grade de commandant. Je lui demandai s’il était exact qu’il devait prochainement retourner à bord de la station.

— Hai, confirma-t-il fièrement. C’est moi qui en assurerai le commandement durant le prochain trimestre.

Je lui adressai un sourire amical. Au fond, cet homme m’était plutôt sympathique.

— Toutes mes félicitations.

Il inclina la tête avec une fausse modestie toute japonaise et ajouta :

— Et vous, quels sont vos projets, Léonard ? Jusqu’à présent, je n’ai trouvé votre nom sur aucune liste…

— Je vais commencer par prendre des vacances, lançai-je. Et après… J’ai reçu de Seattle une proposition que je compte étudier sérieusement.

— Ano ne, fit-il, consterné. Vous envisagez donc de nous quitter, d’abandonner complètement l’astronautique ?

— Pas forcément. La conquête spatiale connaît en ce moment un regain d’intérêt aux États-Unis, du moins dans certains domaines. C’est ce qui explique qu’ils cherchent à recruter tous ceux qui y connaissent encore un peu quelque chose.

Tanaka acquiesça pensivement.

— Je vous souhaite de prendre la bonne décision.

— C’est ce que je souhaite aussi. Merci.

Nous étions sur le point de prendre congé lorsqu’il se souvint brusquement de quelque chose.

— À propos, Kim a vainement essayé de vous joindre pour vous inviter à son pot de départ. Il vient d’être nommé à Séoul. Appelez-le, à l’occasion.

Читать дальше
Тёмная тема
Сбросить

Интервал:

Закладка:

Сделать

Похожие книги на «Station solaire»

Представляем Вашему вниманию похожие книги на «Station solaire» списком для выбора. Мы отобрали схожую по названию и смыслу литературу в надежде предоставить читателям больше вариантов отыскать новые, интересные, ещё непрочитанные произведения.


Отзывы о книге «Station solaire»

Обсуждение, отзывы о книге «Station solaire» и просто собственные мнения читателей. Оставьте ваши комментарии, напишите, что Вы думаете о произведении, его смысле или главных героях. Укажите что конкретно понравилось, а что нет, и почему Вы так считаете.

x