Andreas Eschbach - Station solaire
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Ils n’osèrent pas me contredire. Peut-être étaient-ils simplement curieux. Quoi qu’il en soit, ils m’aidèrent à remonter le tunnel en faisant en sorte que je n’aie pas à recourir à mon bras droit. Pour le reste, ça allait. L’apesanteur a dû être inventée pour les malades et les blessés.
Lorsque je franchis la porte de la salle des commandes, Moriyama vint à ma rencontre. Il me dévisagea longuement. Son expression trahissait un dilemme désespéré entre la réserve que lui dictait le formalisme asiatique et les sentiments qui l’agitaient. Spontanément, sa première réaction aurait été de me prendre dans ses bras et de me serrer contre lui. Seule la vue de mes plaies et de mes pansements l’en dissuada. Et, honnêtement, mon bandage à l’épaule était tellement mal ficelé qu’on devait m’imaginer encore plus salement amoché que je ne l’étais en réalité. Le commandant se limita donc à un petit discours élogieux – prononcé en japonais et débité si vite que je n’en compris pas la moitié – et à une chaleureuse poignée de main – gauche, s’entend.
J’aperçus Sakai, ligoté aux pieds et aux mains et sanglé sur un siège dans le fond de la pièce. Il avait l’air pitoyable. Les yeux perdus dans le vide, l’ex-opérateur radio de la station paraissait plus mort que vif.
C’était désormais Kim qui occupait sa place devant les instruments de contrôle. Je me demandai s’il était déjà au courant de la façon dont j’avais salopé son labo. Manifestement pas. En tout cas, son regard fut prévenant et dépourvu de toute malice.
— Nous avons Khalid sur écran radar, déclara-t-il. Mais ne réagit pas aux appels radio. Vous savez ce qu’il a ?
— Il est mort.
— Ah bon, répondit le métallurgiste en tâchant vainement de cacher son anxiété. Ça explique beaucoup.
Je montrai du doigt son micro et ses écouteurs.
— Passez-le-moi, ordonnai-je.
Kim cligna des yeux, totalement déboussolé.
— Je croyais que mort ?
— Il l’est, ajoutai-je d’un ton lugubre. Mais il ne le sait pas encore.
Kim me regardait fixement. Il ne pipait pas un mot de ce que je lui racontais et en attribuait sans doute une nouvelle fois la cause à ses difficultés linguistiques. Je pris le casque qu’il me tendait d’une main indécise, le plaçai sur ma tête, tirai le micro devant mes lèvres et branchai les haut-parleurs. Puis je sélectionnai la fréquence des scaphandres.
— Khalid ?
Un craquement nettement perceptible se fit entendre lorsqu’il brancha son émetteur.
— Carr, dit-il simplement. (Il avait l’air parfaitement calme. Sa respiration était légèrement sifflante mais régulière.) Je m’éloigne de plus en plus de la station.
— C’est exact.
Il eut quelques secondes d’hésitation, puis il parut se faire violence, poussa un soupir irrité et lança :
— Okay, Carr, vous avez gagné. Vous avez eu votre triomphe, vous m’avez bien laissé mariner – okay. Maintenant ramenez-moi à bord, s’il vous plaît.
J’avais les yeux rivés sur l’écran rond et sombre du radar, et sur le minuscule point vert qui s’y affichait. Du Khalid tout craché. Toujours aussi fier. Ça lui arrachait la gueule de s’avouer vaincu, mais il l’avait fait. Il pensait sans doute que cela me flatterait.
— Je n’ai pas gagné, Khalid, rétorquai-je, furibond. J’ignore en quoi je pourrais avoir gagné quoi que ce soit. Mais ce que je sais, c’est que vous, vous avez perdu.
— Oui, je le sais aussi. (Sa voix tremblait d’une rage contenue. Il avait l’air de croire que j’attendais de lui qu’il continue de ramper à mes pieds.) Et je me rends, Carr. J’agite le drapeau blanc, je vous implore à genoux, tout ce que vous voudrez. Mais venez me chercher, s’il vous plaît. Je promets de ne pas opposer la moindre résistance.
— Vous ne comprenez toujours pas, Khalid, dis-je lentement, presque posément. Nous ne pouvons pas aller vous chercher.
Il se mit à respirer difficilement, et on eut l’impression d’entendre les pensées fuser dans sa tête.
— C’est faux ! s’écria-t-il enfin, d’une voix où perçait plus la méfiance que l’épouvante. C’est encore une de vos ruses, Carr.
— Je n’ai plus besoin de ruser.
— Vous n’avez pas le droit de me laisser mourir, Carr. Vous n’avez pas le droit de faire justice vous-même. Je me suis rendu : vous devez me remettre entre les mains des autorités compétentes…
Je sentis une vague de dégoût monter en moi. Il avait beau jouer les bravaches en essayant de rester maître de la situation, dans le fond il pleurnichait pour qu’on l’épargne. Et ses appels au droit et à la justice étaient à vomir si on songeait à l’absence totale de scrupules avec laquelle il avait bafoué l’ensemble de ces principes quand il était encore en position de force.
— Vous avez suffisamment d’oxygène pour tenir cinq heures, rétorquai-je froidement. Après, vous mourrez, Khalid. Et aucun dieu, aucun prophète n’y changeront quoi que ce soit.
— Vous ne pouvez pas faire ça, Carr. Il faut que vous me rameniez à bord…
— Expliquez-moi comment.
— Il y a cette plate-forme de montage, celle avec laquelle vous avez essayé d’enrayer nos manœuvres d’approche. Je sais qu’elle est téléguidable et que son rayon d’action est très large. Vous pouvez l’utiliser pour venir me sauver.
— Les réservoirs de cette plate-forme sont encore plus secs que ne le seraient les sables du désert autour de La Mecque si vous aviez déclenché votre offensive, répliquai-je avec une satisfaction féroce. Nous avons épuisé tout le carburant en essayant de repousser votre capsule de sa trajectoire.
Il chercha fébrilement une alternative.
— Notre capsule ! Notre capsule a plus de carburant qu’il n’en faut ! Avec ça, vous pourriez m’atteindre en un rien de temps.
— Encore faudrait-il que vous n’ayez pas démonté toutes les unités de commande, lui rappelai-je.
Je lui fis grâce de ce que m’inspirait l’idée d’entreprendre une opération de sauvetage à bord d’un tas de ferraille pareil.
— Mais le carburant ! Vous pourriez le pomper et le transvaser dans les réservoirs de la plate-forme…
— La plate-forme se trouve en ce moment à environ cinq kilomètres d’ici. Pour l’heure, question mobilité, elle ne vaut pas un clou.
Pause. Il n’était pas décidé à renoncer si facilement.
— Il existe bien des sortes de propulseurs pour les scaphandres…
— Ça existe, oui. La prochaine navette doit nous en livrer.
— La navette ! s’écria-t-il. La navette, elle est maniable, elle ! Elle arrive quand ?
— Au moins cinquante heures après votre mort.
— Il faut qu’elle parte plus tôt !
— Actuellement, aucun appareil n’est opérationnel. Vos équipes de sabotage ont fait du bon boulot, Khalid.
C’était la fin, il en était de plus en plus conscient. Toute sa morgue avait disparu et la panique s’était emparée de lui.
— La station, alors ! Pour pouvoir suivre le soleil… et compenser les pertes par frottement… c’est qu’elle est manœuvrable ! Faites-la pivoter, Carr, et après…
Je pensai à Oba. À la joie qu’elle avait manifestée à l’idée de retrouver le grand amour de sa vie. Et à la façon dont il l’avait laissée entre les griffes de son boucher psychopathe pour qu’il la tue et la viole comme un barbare.
Je pensai à Iwabuchi qui avait dû mourir pour avoir été un des ingénieurs les plus talentueux au monde. Je pensai au professeur Yamamoto qui avait œuvré sa vie durant afin de léguer à l’humanité la clé de l’univers. Et je pensai à Neil, mon fils, qu’il avait voulu assassiner avec des millions d’autres. Machinalement, ma main gauche se posa sur la poche où se trouvait toujours son fax. Alors une rancœur sombre, implacable, envahit mon cœur et je le coupai dans son élan :
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