Andreas Eschbach - Station solaire
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J’ouvris la bouche mais ma langue semblait avoir énormément gonflé. De surcroît, elle était complètement sèche, et les sons que je fus capable de prononcer, un poisson suffoquant sur la berge les aurait produits aussi bien sinon mieux.
— Reste calme, Leonard- san , dit-elle tendrement. Tout va bien.
— Le pont supérieur ? croassai-je péniblement. Est-ce que… ?
— C’est terminé.
— On l’a repris ?
— Oui, Leonard- san .
— On a rétabli la liaison radio ?
— Oui. La navette arrivera dans deux jours avec un médecin et des policiers…
Je fermai les yeux un court instant, soulagé. Mais mon ange veillait avec ardeur à ce que je ne sois pas tenté de m’assoupir. Son antiseptique brûlait comme du feu, un vrai supplice.
Je repris peu à peu conscience du monde extérieur. Nous flottions à l’extrémité inférieure du tunnel nodal et le scaphandre que portait Yoshiko était maculé de sang. De mon sang, probablement. Je courbai la tête autant que me le permit ma nuque endolorie, et j’aperçus ma combinaison : elle était également gorgée de ce liquide visqueux. Une vision abominable, qui m’aurait paru tout aussi abominable s’il s’était agi de quelqu’un d’autre.
Puis je vis ma main droite, et je dus la fixer un bon moment avant de comprendre que l’horrible chose violacée sur le côté était mon index. Si j’ambitionnais de me mettre un jour au piano, j’avais loupé le coche.
Yoshiko avait suivi mon regard et la tristesse se dessina sur son visage. Une tristesse ravissante.
— Oh, Léonard…
Je la caressai des yeux en pensant aux heures que nous avions passées ensemble dans la lingerie. Pourquoi fallait-il toujours que je tombe amoureux de femmes étrangères à ma culture ? Et comment diable pouvais-je me faire l’impression d’être réduit à l’état de chair à saucisse et continuer malgré tout de penser au sexe ?
— Et pour le reste, j’ai l’air de quoi ?
— Ton épaule et ton bras droits sont plutôt mal en point, mais sinon…
Elle détailla chacune des parties de mon anatomie et ce n’est que lorsqu’elle croisa de nouveau mon regard qu’elle comprit l’allusion scabreuse contenue dans ma question. Un sourire plein de coquetterie glissa furtivement sur son adorable minois, puis elle baissa timidement les yeux, comme pour préserver sa réputation de petite Japonaise décente et bien élevée.
— Il faut que je te fasse un bandage.
Je serrai stoïquement les dents durant l’opération. Lors de notre formation, nous avions dû suivre un cours de secourisme mais, après les mannequins utilisés pour les exercices pratiques, j’étais sans doute le premier être vivant sur lequel Yoshiko testait son art. Je ne pouvais certes pas juger de ses compétences en astronomie mais, en admettant que sa véritable vocation ait été ailleurs, ce n’était certainement pas dans la médecine.
Lorsqu’elle eut enfin terminé, je repris mon souffle et lui demandai :
— Je suis héroïque, tu ne trouves pas ?
En tout cas, après ma performance de cobaye, j’avais gagné mes galons.
Elle approuva de ses grands yeux sombres.
— Oh si, absolument.
— Et le héros ne mérite pas un petit bisou ?
Elle sourit, d’un sourire cette fois plein de promesses, et se pencha sur moi pour m’offrir un long, un incroyable baiser. Pourquoi m’étais-je fait du souci ? Avec un baiser pareil, elle m’aurait ressuscité du royaume des morts s’il avait fallu.
Quelqu’un toussota ostensiblement. Il en fallait plus pour nous interrompre. Second toussotement, plus ostensible encore. On leva les yeux à contrecœur.
C’était Jayakar.
— Navré de perturber le traitement, ricana-t-il, embarrassé. Le commandant m’a chargé de vous demander comment vous alliez.
Je ne pus m’empêcher d’éclater de rire, ce qui se traduisit par une sorte de quinte de toux qui secoua toute ma carcasse.
— À votre avis, je vais comment ?
— Eh bien, lança-t-il avec une ironie contenue, je dirais que vous êtes en voie de guérison.
— Oui, acquiesçai-je en esquissant un sourire douloureux. D’ailleurs je n’ai pas vraiment le choix.
— Corne on, Carr, rétorqua Jay en clignant de l’œil, n’exagérez pas de manière éhontée, juste pour vous attirer les faveurs de votre dame de cœur… Ce ne sont pas quelques malheureuses égratignures qui pourraient terrasser un gaillard comme vous…
Je me rappelle que j’étais sur le point de répondre à ces impertinences par un trait d’esprit bien senti et savamment envoyé, mais je ne me souviens plus lequel. Juste au moment où j’allais riposter, des coups se mirent à retentir dans le tunnel – des coups puissants et métalliques qui firent immédiatement naître en moi une vision d’horreur : Khalid était dehors, en train de marteler la coque de l’appareil avec un objet lourd. Je fus submergé par une peur sauvage, belliqueuse, qui balaya sur son passage ma subtile repartie.
Jay avait vu la lueur de panique dans mon regard. L’ayant parfaitement interprétée, il me rassura aussitôt :
— C’est Spiderman. Quand on ne lui dit pas expressément d’être discret, il est plutôt bruyant, hein ? Kim l’a envoyé réparer le trou dans la voilure.
Tout me revint en mémoire. Le duel. Le sifflement suraigu de ma propre respiration dans le casque embué. Mes exploits d’équilibriste au bord de l’abîme. L’image de Khalid crevant l’étendue éclatante et gorgée de lumière des capteurs solaires, et sombrant dans les ténèbres pour rejoindre un monde meilleur.
— Il ignorait donc réellement à quel point la pellicule était mince, dis-je doucement.
Mon premier réflexe fut d’accompagner mes dires d’un hochement de tête incrédule, mais un élancement me paralysa l’épaule et étouffa dans l’œuf cette initiative.
— Il croyait pouvoir se poser sur la voilure et l’escalader pour revenir me régler mon compte définitivement.
Quelqu’un, dans un article de journal, avait établi une comparaison entre le film solaire et l’or en feuille – aussi fin, aussi onéreux. Ce n’était pas tout à fait exact : au final, le film revenait bien plus cher.
— Il aurait pu attraper un des câbles dont le robot se sert pour se déplacer, remarqua Jay. Les choses auraient pris une autre tournure.
— Mais il ne l’a pas fait. (Je dévisageai le cybernéticien.) Et les autres malfrats, qu’est-ce qu’ils sont devenus ?
Jay haussa les épaules.
— Le dénommé Sven est mort. Quant à Sakai, il est dans la salle de contrôle, ficelé comme un cadeau de Noël, et il n’y a pas moyen d’en tirer quoi que ce soit.
— Mort ? Comment ça, mort ?
— Pendant que vous étiez dehors, on a balancé de l’azote sur le pont. Comme nous n’avions pas d’arme, par prudence, on a attendu un bon moment avant de le prendre d’assaut. Et le Scandinave manquait apparemment un peu de souffle…
Je hochai très, très prudemment la tête d’un air songeur. Je pensai à Iwabuchi, à Oba, et le sort des pirates ne m’arracha pas une larme. Y compris celui de cet individu taciturne dont nous ne connaissions guère que le prénom et qui, durant tout le temps qu’avait duré l’opération, avait travaillé dans son coin sans se faire remarquer. Il me suffisait de savoir qu’il avait été dans le coup et que, si Khalid l’avait choisi, lui, ce n’était certainement pas par hasard.
— Vous pourriez me rendre un grand service tous les deux, dis-je d’une voix que je voulais encourageante. Emmenez-moi là-bas.
— Pour quoi faire ? protesta Yoshiko. On n’a pas besoin de toi. Tu peux te reposer…
— J’ai encore un compte à régler, insistai-je.
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