Andreas Eschbach - Station solaire

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Un scaphandre n’est rien d’autre qu’une grosse baudruche de forme complexe et confortablement aménagée. Un simple accroc, et l’air s’en échapperait instantanément. La mort surviendrait en l’espace de quelques secondes. L’asphyxie n’en serait pas la cause, non. Je ne vivrais pas assez longtemps pour me mettre à étouffer : la dépressurisation aurait déjà eu raison de moi.

Le sang se mettrait à bouillir dans mes veines, il jaillirait à flots dans mes poumons, mes globes oculaires éclateraient. Ma seule consolation, c’était que j’aurais succombé à une embolie cérébrale foudroyante bien avant que ce carnage survienne. Gagné par le désespoir, j’avais les yeux rivés sur la Terre.

Nous n’étions pas assez loin : nous nous rapprochions tout juste de la mer Rouge, La Mecque n’était même pas en vue. Il fallait que je tienne encore au moins cinq minutes. Cinq minutes qui seraient du même coup, je le compris, le souffle court, les dernières et les plus longues de toute mon existence.

J’essayai d’attirer Khalid à l’écart de la plate-forme, mais il me coupa la route. Brutalement, il apparut au-dessus de ma tête et m’asséna un violent coup de couteau sur le casque. Mais les casques de fabrication japonaise sont eux aussi réputés pour leur solidité : le métal glissa et ne laissa rien d’autre qu’une large éraflure dans laquelle vint se réfracter la lumière des étoiles qui contemplaient la scène avec indifférence.

Je réussis à m’esquiver, et le coup suivant n’atteignit qu’une traverse. Malheureusement, la lame étant également d’excellente qualité, elle ne se brisa pas. Haletant, je me mis à couvert derrière un étrésillon en tôle et vis Khalid se rapprocher à nouveau. Le temps aurait dû jouer dans mon camp mais, à en juger par la lenteur infinie avec laquelle les secondes s’égrenaient, il semblait avoir conclu un pacte avec l’ennemi. J’observai les mouvements du pirate, ce qui me permit d’estimer l’endroit où il pensait me voir attaquer. Alors, d’un bond, je me précipitai de l’autre côté.

Brusquement, un obstacle surgi du néant me stoppa net dans mon élan. Je devais avoir percuté un élément très fin, presque invisible dans l’obscurité, un câble tendeur ou quelque chose de ce genre. Je vacillai sous le choc, cherchant dans ma détresse un appui auquel me raccrocher. Mais Khalid était déjà là, l’arme étincelante brandie au-dessus de la tête. Estomaqué, figé par la surprise, je vis ma propre image se refléter dans la visière sombre de son casque.

Mû par une réaction de défense, je tendis les jambes et les lui enfonçai dans la poitrine, ce qui était totalement idiot de ma part : qu’il perce le scaphandre à la cuisse ou à la poitrine, au bout du compte le résultat serait le même. Incapable de détacher mon regard de cette silhouette sans visage, je retins ma respiration – second réflexe idiot –, pleinement conscient que seul un infime mouvement de la lame me séparait encore de la mort.

Mais Khalid, lui, ne paraissait pas en avoir pris conscience, soit qu’il n’ait eu aucune notion des principes physiques en vigueur dans l’espace – ce que je ne pouvais concevoir –, soit qu’il débordât d’une rage si véhémente, si féroce qu’elle déterminait chacun de ses actes en occultant tout savoir raisonnable. Quelle qu’en fût la raison, il s’acharnait à vouloir me planter son couteau directement dans le cœur ou dans la gorge, comme si c’était là l’unique garantie d’efficacité. On reprit donc notre corps à corps, mais ce fut cette fois une pure épreuve de force, un combat dont l’issue serait fatale à l’un de nous. Je tenais sa main fermement enserrée dans la mienne et tentai de la repousser en puisant désespérément en moi les quelques forces qui me restaient, tandis qu’il essayait pour sa part de me porter l’estocade avec toute la vigueur dont il était capable. Une puissance semblait-il inépuisable, celle d’un géant, d’une machine sanguinaire et sans âme. Cramponné des deux mains à son poignet, je hurlais de douleur : mon bras droit me donnait l’impression d’être littéralement déchiqueté, broyé. Mais autant vouloir résister à mains nues contre la poussée d’une presse hydraulique… Le couteau s’abaissait inexorablement, centimètre après centimètre, pointé fixement sur sa cible, au milieu de ma poitrine.

Voilà, c’était la fin. J’ignorais si j’avais tenu assez longtemps. Je n’eus pas une pensée pour La Mecque, pas même pour Neil. Mon esprit était entièrement vide. Je ne voyais que ce casque penché au-dessus de moi, d’un éclat miroitant, d’une noirceur impénétrable, où je ne voyais que l’image de mon propre casque, d’un éclat tout aussi miroitant, d’une noirceur tout aussi impénétrable. Et cette puissante main gantée de sombre qui se rapprochait lentement, irrésistiblement. Dans cette main, le couteau. Une longue lame étincelante où brillaient les étoiles et la mer Rouge sur laquelle l’aube venait de se lever, en prologue à une journée qui sèmerait sur la Terre une pluie invisible de désolation. Le reflet étrangement déformé du soleil levant glissait sur le tranchant de l’arme en une bande claire et étroite, de plus en plus vive et ténue à mesure que l’on se rapprochait de la pointe. À l’instant précis où la pique acérée s’enfoncerait dans mon scaphandre, la lumière tout entière s’y serait concentrée.

Rompant les gémissements et les cris, j’entendis soudain dans mes écouteurs la voix de Khalid. Une voix rauque, hors d’haleine, tremblante de rage.

— Djihad…

Et il frappa.

Dans un ultime soubresaut, je réussis de justesse à dévier le coup pointé sur mon cœur. Mais ce ne fut pas suffisant. Le métal s’enfonça dans mon épaule droite avec un craquement horrible, semblable à celui d’un tissu qu’on lacère.

Une douleur inouïe me traversa le corps comme une décharge électrique, un raz de marée brûlant, incandescent, impossible à maîtriser. Tout mon être n’était plus que souffrance, hurlement, révolte sauvage et autodestructrice. C’est alors que le bruit s’abattit sur moi.

Ce ne fut d’abord qu’un sifflement sonore et caverneux, un chuintement de fuite de gaz sous haute pression. Puis l’alarme du scaphandre se déclencha automatiquement, un signal strident, assourdissant, d’une régularité qui prenait aux tripes. Une vraie sirène de porte-avions. Je vacillai sous le choc et lâchai prise. Mon bras droit, gourd et meurtri, heurta une résistance et j’eus le réflexe de m’y agripper. Comme si cela pouvait me sauver.

Et ce feulement qui n’en finissait pas…

Des voiles rougeâtres se mirent à danser devant mes yeux et je crus voir Khalid flotter librement dans le vide. Je clignai des paupières, ce qui dissipa l’espace d’un instant le brouillard qui ondulait sous mon nez : pas de doute, c’était bien lui. Culbute après culbute, il s’éloignait lentement en direction de la gigantesque voilure d’un gris d’acier.

Je pressai ma main gauche sur la plaie, sur le trou béant dans la veste, mais cela ne servit à rien. Je voyais l’air s’échapper, propulsé dans le vide insatiable sous la forme d’une nappe brumeuse, légère et éclatante. J’assistais à la scène tandis que mes pensées tournaient péniblement en rond comme des baleines échouées sur le sable, à demi mortes. Khalid. J’ignore comment je m’y étais pris, mais j’avais réussi à balancer Khalid dans l’espace. Peut-être avait-il commis une imprudence. Peut-être au dernier moment mon corps éreinté avait-il puisé en soi une énergie insoupçonnée. En tout cas, il dérivait bel et bien dans le vide avec son couteau.

Le signal d’alerte continuait de résonner, toujours soutenu par le même grésillement froid et angoissant. Alors seulement je compris que ce sifflement ne provenait pas de la fuite d’air – elle, je ne l’aurais pas entendue – mais de l’afflux d’oxygène enclenché par le système de survie dans l’espoir de compenser la dépressurisation. En vain, bien sûr, puisque ces bouffées gazeuses s’échappaient elles aussi dans le néant. À l’intérieur du casque, juste au-dessus de mes yeux, cinq voyants lumineux rouge vif matérialisaient la jauge des réserves en oxygène. Le premier d’entre eux se mit à clignoter furieusement.

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